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Puel à Leicester, c’est Noël avant l’heure

Surnommé « Santa Claude » depuis qu’il a pris les rênes de Leicester, Claude Puel a bien négocié son retour en Premier League avec cinq victoires, trois nuls et deux défaites. Il a su secouer là où il le fallait les Foxes, désormais huitièmes. Magicien, Claude ? Non, pragmatique.

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« Oooh on est heureux que vous ayez viré Puel ! » À la 33e minute de jeu, alors que leur équipe mène de deux buts sur la pelouse de Southampton lors de la 17e journée de Premier League, les supporters de Leicester se font taquins. Viré par les Saints l'été dernier malgré une huitième place en Championnat et une première finale de League Cup depuis 1979, Claude Puel a accepté le challenge proposé par le club des Midlands de l’Est. Et a su relever la tête de Foxes qui avaient le museau bien bas depuis le début de saison. Pourtant, ce n’était pas vraiment gagné d’avance. À son arrivée, le nom de Puel n’était pas encore sur toutes les lèvres au King Power Stadium, le manager français constituant encore une énigme au Royaume-Uni. « Claude Puel ? Vraiment ?  » , s’interrogeait Gary Lineker sur Twitter le 25 octobre, au moment de l’intronisation du technicien. Allez, on le connaît le Gary, c’est un taquin lui aussi. On ne lui en veut pas, du reste, surtout que son club de cœur va mieux depuis qu’il a pris l’accent français. Beaucoup mieux.

Premier Champions League


« C’était une grande opportunité pour moi de revenir en Premier League. J’ai beaucoup apprécié ma première saison ici, l’atmosphère qu’il peut y avoir, les joueurs, les médias... Il y a une couverture qui est fantastique. On a l’impression de jouer des matchs de Ligue des champions tous les week-ends. » La Ligue des champions, le champion d’Angleterre surprise en 2016 ne la joue que sur console cette saison, la faute à une 12e place moins fortuite l’année passée. Et il a donc fallu se recentrer sur l’essentiel. La régularité. « Pour moi, Leicester est un grand club. Encore jeune à son niveau, puisqu'il est monté en Premier League, puis a été champion avant de découvrir la C1. Maintenant, il faut installer une certaine régularité de résultats et maintenir le club à un très bon niveau. » Arrivé en remplacement de Craig Shakespeare, poussé dans les orties pour mauvais résultats - les Foxes étaient alors 14es avec seulement deux victoires en neuf matchs -, Claude Puel a posé les bases lors de son premier point presse.


Fallait-il encore trouver les bonnes solutions ensuite. L’ancien entraîneur de Monaco, Lille, Lyon et Nice, pas doux rêveur (coucou Habib Beye), mais plutôt fin bâtisseur, a d’abord identifié les points forts de son effectif et misé sur un système adéquat. Exit le 4-4-2 bien connu de Leicester fait de contre-attaque, bonjour le 4-2-3-1 favorisant la possession et la pression. « Il ne faut pas trop les perturber [les joueurs], ne pas trop changer leurs habitudes de préparation. J’ai déjà voulu commencer à insister sur le jeu au sol, les relances propres. On a travaillé le système, mais on ne peut pas tout révolutionner. »

Sauver le soldat Riyad


Lucide, le coach de 56 ans a responsabilisé certains de ses soldats, comme le défenseur central Wes Morgan, conforté en tant que capitaine, ou encore la petite pépite des Foxes, Demarai Gray. Le virevoltant ailier anglais de 21 ans, pas toujours utilisé sous Shakespeare, a été des dix matchs de l’ère Puel. Il en a profité pour marquer ses trois buts de la saison, contre Everton, Burnley et Newcastle, en sept titularisations. Face aux Toffees d’Everton, lors de la 10e journée de Premier League et après plus de 70% de possession de balle dans les dix premières minutes de jeu, c’est justement Gray qui élimine à lui seul trois plots bleus avant d’offrir, ensuite, l’avant-dernière passe sur sa droite. À qui ? À Riyad Mahrez, passeur décisif pour Jamie Vardy. Car pour oser définitivement réveiller Leicester l’endormi, il fallait évidemment sauver le soldat Riyad, un peu disparu des radars depuis un an et demi.



D’où l’importance du passage en 4-2-3-1, avec lequel Claude Puel a remporté cinq victoires, pour trois nuls et deux défaites depuis fin octobre. « C’est intéressant de voir Riyad dans ce nouveau rôle, il a tellement de qualités que si l’on arrive à le trouver plus souvent, il peut faire la différence à lui tout seul. Il est capable de tourner très vite sur le contrôle et d’alimenter Jamie Vardy, avec qui il peut avoir une relation très intéressante. Ce rôle de 10 permet de le voir plus souvent en zone offensive, et d’avoir moins d’efforts défensifs à faire que sur son côté droit. » Un nouveau système avant tout pensé pour mettre dans les conditions les plus confortables le meilleur joueur du championnat anglais en 2016, capitaine technique de son équipe. Avec cinq buts et quatre passes décisives en Premier League, dont trois pions lors des cinq dernières rencontres, la mission de Santa Claude semble réussie. De quoi rappeler l'histoire d'un certain Hatem Ben Arfa, que le technicien français avait placé au cœur de son projet de jeu avec Nice avant de débarquer en Premier League. Avec la réussite que l’on connaît.

Par Romain Daveau
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