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PSV cartonne : l'effet Hiddink ?

En allant battre Vitesse Arnhem chez lui (2-1), le PSV a signé la grosse surprise de cette 28e journée. Avec 7 victoires d'affilée, série en cours, les Rood-Witten renaissent. Le petit coup de pouce de tonton Guus n'y est certainement pas pour rien…

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Les Oranje via le PSV ?

Phillip Cocu n'y arrivait pas. Quand on lui avait confié l'équipe première du PSV à l'été dernier, il inaugurait sa fonction pleine et entière d'entraîneur. Auparavant, il avait accumulé un peu d'expérience : adjoint en sélection de Bert van Marwijk (2008-2012) et coach intérimaire du PSV en fin de saison 2012 (avec une Coupe des Pays-Bas). Après les échecs de ses prédécesseurs, Fred Rutten et Dick Advocaat (2012-2013), la direction du club décida d'imiter le modèle Ajax en se donnant le temps de rebâtir pour le futur. Deux idées fortes : faire appel à de jeunes joueurs formés ou non au club (Maher, Bakkali, Hendrix, Brenet, Rekik, ou Bruma) et enrichir son staff technique d'anciens grands joueurs, d'où la nomination de Cocu (42 ans) assisté d'autres vieilles gloires comme Ernst Faber (assistant), Ruud Hesp (coach des gardiens), Bouldjewin Zenden, André Ooijer, en attendant pour plus tard Van Nistelrooy et Van Bommel, tous deux en formation d'entraîneur. Le deal était clair et empreint de patience : Cocu nommé pour quatre ans avait en charge la transition vers l'excellence et le retour au titre national perdu depuis 2008, avec la confiance absolue de ses dirigeants. Mais après un début tonitruant, un PSV trop juvénile (à peine 21 ans de moyenne d'âge en début de saison) lâcha la C3, la Coupe des Pays-Bas et le championnat où il marnait il y a peu encore à une infâme 7e place… La jeunesse, les blessures (surtout celle de Wijnaldum, toujours out depuis 6 mois), le manque d'automatismes, la disposition tactique anarchique en match, le manque de charisme de Cocu et la gestion calamiteuse du cas Toivonen ont plombé la première partie de saison des Rood-Witten. Les supporters furieux ne manquèrent pas de houspiller la direction et les joueurs jusqu'au centre d'entraînement. Cocu semblait assis sur un siège éjectable. Mais ses dirigeants ont tenu bon.

Après le désastre du 2 février dernier au RKC Walwijk (0-2 chez un relégable), le club rendit public le retour de Guus Hiddink en tant que conseiller de Phillip Cocu. Ce dernier révéla qu'il était en fait souvent en contact avec son ancien mentor à qui il demandait déjà avis et conseils. Rien d'infamant, en fait, pour un novice qui demande l'aide du taulier historique de la maison PSV (coach en 1987-1990 avec la C1 1988, puis 2002-2006). Sacré Guus ! En attente d'une proposition intéressante quelconque après son départ de l'Anji Makhatchkala à l'été 2013, le vieux routier international avait jeté son dévolu sur la sélection oranje. Puisque Van Gaal avait annoncé son retrait pour l'après-Mondial 2014, Guus avait fait savoir via son agent qu'il était candidat au poste… Ce gros malin de Hiddink s'y prit fort habilement en rompant un peu avec son image de très bon coach, certes, mais de mercenaire aimant beaucoup l'argent et vivant de fait beaucoup à l'étranger. Il se fit alors plus visible au pays, en fréquentant parfois les stades d'Eredivisie et en se montrant toujours très disponible pour les médias néerlandais. Il se rapprocha du PSV et accepta donc de collaborer avec le club pour une fonction ponctuelle de conseiller de Cocu, se déplaçant en personne au club au moins une fois par semaine. Ce retour au PSV avait sûrement quelque chose de vraiment sincère pour cet homme attaché au club. En tout cas, ce ré-ancrage général avec le foot national a dû favoriser un peu sa nomination devenue quasi certaine au poste de sélectionneur après le Mondial 2014. D'autant plus que les résultats du PSV ont connu une incontestable embellie…

Park, Depay et la castagne…

Pour être juste, la série en cours de 7 victoires d'affilée a débuté juste après le désastre du RKC. Une petite victoire à Cambuur (2-1) avait précédé l'annonce du PSV de faire appel à Hiddink. Une annonce faite juste avant le sommet contre le FC Twente (dauphin en forme du leader Ajax) au Philips Stadion. Effet Hiddink immédiat ? Le PSV gagna 3-2 et enfonça Twente pour la course au titre. Cinq matchs plus tard, le PSV a encore rendu service à son ennemi d'Amsterdam en allant gagner ce weekend, samedi soir, à Vitesse Arnhem (2-1). Si l'Ajax était sacré champion bien avant la fin du championnat, il le devrait pour une grande partie à Eindhoven, tombeur de ses deux poursuivants… Comment expliquer le retour en force des Rood-Witten ? Parmi plusieurs facteurs, le chantier essentiel a concerné le milieu de terrain, trop souvent à la rue et cause de toute la désorganisation tactique de l'équipe. Alors exit Toivonen dès le mois de janvier ! Vendu à Rennes, il était devenu un poids mort sur le terrain et source de complications contractuelles hors du terrain. Exit Adam Maher, aussi ! Décevant, inconstant, pris en photo avec une caille qui n'était pas sa légitime, il n'a pas tenu les promesses placées en lui du temps où il irradiait l'an passé à l'AZ. Titulaire à Walwijk (0-2), il est depuis abonné au banc d'où il sort parfois en fin de match… Même chez les Oranje, celui qui avait manifesté la possibilité de suppléer Sneijder après quelques apparitions en sélection A est retourné chez les Espoirs. Même s'il porte quand même le brassard de capitaine. Il ne faut pas oublier qu'Adam n'a que 20 ans. Privé de Wijnaldum (une perte énorme pour le PSV), délesté de Toivonen et préservé de l'inconstant Maher, le milieu à trois s'est articulé autour de Schaars, de l'infatigable Suédois Hiljemark (21 ans) et surtout de l'inusable Park-Ji Sung.

À 33 ans, le Sud-Coréen prêté pour la saison par les QPR avait mis du temps à se fondre dans le collectif brinquebalant de son ancien club (2002-2005). Joueur emblématique du grand PSV d'Hiddink des années 2000, il a surmonté la méforme et les petites blessures avant de devenir un pion essentiel du miedfield d'Eindhoven. Toujours en mouvement, mais en sachant économiser ses efforts, il gratte des ballons, inspire ses coéquipiers dans le replacement à la perte. Park joue juste, simple, propre. Une sobriété apaisée et humble qu'il communique à toute son équipe, Schaars et Hiljemark en premier. L'homme du match à Arnhem, c'était lui : gros travail de l'ombre devant et dans l'axe et quasiment aucun ballon perdu. Résultat : un PSV intraitable dans le cœur du jeu, forçant Vitesse à se débrouiller sur les côtés, et surtout une possession plus longue là où autrefois le PSV perdait le ballon beaucoup trop vite. Même s'il n'est pas entièrement guéri, ce PSV ressemble enfin à quelque chose. Grâce à son milieu bien en place, la défense ne prend plus la vague (Rekik et Bruma ont tout ramassé de la tête face à Havenaar, samedi) et l'attaque est mieux servie. Devant, Cocu a aussi tranché depuis une dizaine de matchs : l'excellent Memphis Depay à gauche (20 ans, 10 buts, un des chouchous de Van Gaal), Jürgen Locadia en 9 (20 ans, débarrassé de la concurrence de Matavž, il en est aussi à 10 buts) et à droite, Narsingh et Ruiz jouent en alternance (le Costaricien est prêté pour 6 mois par Fulham). L'équipe est en place et Phillip Cocu est totalement déstressé sur le banc. Il est d'ailleurs plus réactif sur le banc, parle plus avec ses joueurs durant les petits arrêts de jeu. Enfin, l'influence Hiddink s'est sans doute aussi manifestée dans la « saine agressivité » retrouvée des Boeren (surnom des joueurs du PSV, les « paysans » , les « bourrins » ) : 9 cartons jaunes des deux côtés, dont quatre pour les joueurs du PSV devenus ces temps-ci un peu trop « gentils » … Ce PSV bosse dur sur le terrain, sans frime. Comme du temps de Guus. Les 7 victoires d'affilée ont placé le PSV à la 5e place, mais avec 50 points, soit à deux petites unités de retard de Twente et Vitesse (52 points), seconds derrière le leader Ajax (59). Petite parenthèse : Ajax a encore fait match très nul à Breda (0-0, Siem de Jong blessé dès la 8e). À croire que les Ajacides ne veulent pas le titre ! En plus, Frank de Boer s'est fait les croisés… lors d'un match de gala avec des anciens ! Quelques semaines d'indisponibilité pour le coach d'Amsterdam… Voilà. On ne rêve pas : à 6 journées de la fin, le PSV complètement largué pour l'Europe il y a peu encore pourrait se qualifier pour la C1 (tour préliminaire) en doublant sur le fil ces tortues de Vitesse et de Twente ! Incroyable. Si le PSV est champion (soyons fous), Guus Hiddink aura droit à sa statue. Comme en Corée du Sud…

Par Chérif Ghemmour
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Fredinhovic95 Niveau : Ligue 2
C'était la semaine des gags en Eredivisie!Le 1er but du PSV est du a une boulette du gardien de Vitesse.Meme chose le gardien de Cambuur,Nienhuis qui en est a sa 2eme erreur en 2 matchs consécutifs!Sinon Renato Ibarra a filé un méchant coup de coude à Depay,il a du sortir le pauvre
Depay ira dans une grosse écurie l'an prochain, espérons qu'il choisisse la bonne:
Liverpool!
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