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PSG-Toulouse 2006, peur sur la ville

Il y a pile dix ans devait se dérouler un Paris-Toulouse au Parc des Princes. Sauf que la préfecture a décidé de l’annuler pour raisons de sécurité. Une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

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« Le préfet de police a constaté que les conditions de déroulement normal d'un match n'étaient pas réunies et a demandé à la Ligue de football professionnel le report de la rencontre. » C’est en ces mots que la préfecture de Paris annonce l’annulation pour raisons de sécurité du match PSG-Toulouse, devant se dérouler le 3 décembre 2006. Une première depuis soixante-deux ans. À l’époque, en juin 1944, en plein débarquement des forces alliées, ce sont les bombardements qui obligent les instances à annuler des matchs de foot. En 2006, c’est l’attitude du kop de Boulogne qui inquiète. Pourtant, le dispositif prévu pour ce match promettait d’être colossal, avec la mobilisation de 2500 policiers, soit 500 de plus que pour un bouillant PSG-OM. Mais les « très hauts risques de trouble à l’ordre public » ont eu raison de la tenue du match.

Dix jours après Tel-Aviv


Il faut dire que depuis quelques jours, l’atmosphère est tendue. Le 23 novembre, un supporter parisien, Julien Quemener, est tué par balles par un policier lors d’incidents survenus après la défaite du PSG contre l’Hapoël Tel-Aviv en Coupe de l’UEFA (2-4). Entre autres mesures, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, annonce la fermeture de la tribune « Boulogne rouge » jusqu’à nouvel ordre. Et ce que craignent les autorités avant ce PSG-Toulouse, c’est que le kop de Boulogne demande aux membres de la tribune visée de rester à l’extérieur du stade et d’attendre le renfort de la tribune Auteuil. Dans ce cas de figure, et vu le contexte, des affrontements avec les policiers n’étaient pas à exclure. C’est ce risque qui décide le préfet de Paris, Pierre Mutz, à annuler la rencontre. Et tous les représentants des forces de l’ordre sont bien contents. Michel Lepoix, responsable pour la sécurité du football au ministère de l'Intérieur, parle d'une « sage décision, toutes les conditions n'étant effectivement pas réunies pour que ce match puisse avoir lieu » . Pascal Cherki, adjoint aux sports à la mairie de Paris, évoque lui « une décision raisonnable » . Et Jean-François Lamour en rajoute une couche en déclarant que « les pouvoirs publics ont pris leurs responsabilités. On a un arsenal législatif : interdictions de stade, dissolution des clubs de supporters violents... Maintenant, que chacun prenne ses responsabilités dans le champ de jeu et pas seulement en dehors du stade » . Même le maire UMP de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, est satisfait, car « le sport n'aurait pas gagné si l'on avait vu des images de violence le soir à la télévision » .

Un défilé quand même


Pourtant, cette décision est lourde de sens. Elle montre un État qui plie face à la violence de quelques énergumènes assoiffés de haine. « Avec la Ligue et le PSG, on souhaitait jouer. Est-ce une bonne décision d'annuler ce match ? Je ne sais pas. Ce que je peux juger en tant que citoyen français, c'est que si on n'est pas capable de faire respecter un certain nombre de choses et si un certain nombre de supporters qu'on connaît depuis longtemps font suffisamment peur à un État pour annuler une telle manifestation, c'est manifestement s'interroger sur le rôle de l'État à réguler la vie de la cité. C'est une réaction de citoyen qui est un peu écœuré qu'on en soit arrivé là. Peut-être qu'on aurait pu le jouer à huis clos ce match-là. Ce n'est pas une bonne chose pour le pays de voir la rue dicter sa loi, et encore moins une minorité s'imposer à une majorité » , déclare alors Olivier Sadran, le président du Téfécé. Un sentiment largement partagé par la majorité des supporters parisiens, forcément. Du coup, pour affirmer sa volonté de rendre hommage à Julien Quemener, le kop de Boulogne organisera quand même une marche silencieuse, à 11h, entre la tribune Boulogne et Porte d’Auteuil, là où la balle a frappé.

Par Kevin Charnay
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