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PSG : Six défenseurs pour jouer Reims, et alors ?

Ancelotti a une nouvelle fois fait froncer les sourcils de la France du football. Pour recevoir le promu Reims au Parc, l’Italien a osé aligner six défenseurs : Armand, Sakho, Alex, Van der Wiel, Thiago Silva et Maxwell. Ils ont été nombreux à y voir un manque de respect déplacé vis-à-vis de la toute-puissante notion de spectacle. Et alors ?

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Ce weekend, Mourinho a fait jouer Essien arrière gauche pour combler la blessure de Marcelo. Mascherano et Song ont joué centraux pour remplacer Puyol et Piqué. Dans un autre registre, Stramaccioni a fait jouer à droite le latéral gauche Joel Obi pour contrer El Papu Gómez. Bref, les grandes équipes se sont adaptées à des circonstances particulières pour aller décrocher les trois points. À Paris, Thiago Silva et Maxwell ont joué au milieu. Où est le mal ?

« Fare di necessità virtù »

En italien, l’expression « fare di necessità virtù » signifie s’adapter habilement aux circonstances, sortir brillamment d’une situation difficile. Pour Ancelotti, ce match contre Reims était justement une situation compliquée. D’abord, match de reprise après la trêve oblige, certains joueurs devaient être ménagés, d’autres étaient blessés ou suspendus. Ensuite, Reims pointait à une surprenante 4e place et forme la 2e meilleure défense du championnat. À égalité avec Bordeaux, qui avait arraché le nul au Parc. Pas si simple, donc. Pour son milieu de terrain, Carlo aurait pu choisir Pastore et Sissoko. Il préférera la forme de Thiago Silva et Maxwell.

Et samedi après-midi, ce choix dérange. Que reproche-t-on à Ancelotti (en dehors d’avoir un budget illimité et de ne pas réussir à faire jouer le PSG comme le Barça) ? Trois choses distinctes. D’une, une soi-disant frilosité et un manque de courage. De deux, la folie de faire jouer deux défenseurs au milieu de terrain. De trois, le fait de changer. Personne n’est au courant, personne ne sait, personne n’est content. Au départ, certains croient voir un 4-4-2 en béton avec Van der Wiel et Maxwell en milieux latéraux. D’autres préfèrent imaginer une défense à trois façon Serie A avec Armand et Van der Wiel en latéraux. Mais Ancelotti conserve bien le même 4-3-3, remplaçant Verratti par Thiago Silva, et Chantôme par Maxwell. Avec un tel effectif, faire jouer des défenseurs au milieu de terrain, à domicile, face à un promu, c’est vraiment un scandale ?

Thiago Silva en 6, Maxwell en relayeur, et Paris joue son jeu

Thiago Silva en 6, vraiment ? On est en janvier 2011 quand Allegri perd Gattuso sur une nouvelle blessure. Face à Cesena en championnat, puis à la Samp en Coppa Italia, le Mister choisit Thiago Silva pour jouer devant la défense et en fait l’artisan de deux victoires convaincantes. Voir le capitaine du Brésil réaliser un brillant travail de milieu récupérateur n’a donc rien d’une surprise. À l’aise à la conservation de balle, très précis dans ses ouvertures et on ne peut plus discipliné dans son placement, samedi le phénomène a joué 6 comme s’il l’avait fait toute sa vie : 88% de passes réussies, 4 interceptions, 4 fautes subies et seulement 1 commise. Et Maxwell ? Au mercato précédant la saison 2007-08, l’Inter de Roberto Mancini fait signer Christian Chivu. Maxwell monte d’un cran et joue toute une saison milieu gauche. Après tout, le Brésilien reste plus technique que Sissoko et Chantôme, et le poste de relayeur au PSG n’est pas si éloigné de celui du latéral (n’est-ce pas, Blaise Matuidi). Alors, des choix irresponsables ?

Certes, la première mi-temps aura été une période d’adaptation, peu fluide, voire mal gérée, où Reims frôlera même l’ouverture du score sur pénalty. Et l’entrée de Ménez a eu sa part d’influence sur le changement de rythme offensif en deuxième mi-temps. Mais le plus frappant est de voir qu’une fois de plus, Verratti ou pas, Motta ou pas, Paris a fini par jouer son jeu. Quand on change les hommes et que le résultat est le même, voire meilleur, il est temps de parler de collectif. Le bilan : 23 tirs, record d’Ancelotti en Ligue 1. Une possession de 59%. Un pourcentage de passes réussies de 88%. Avec six défenseurs, oui. De la fluidité, du jeu, des occasions, face à une équipe très solide. En fait, à chaque match compliqué du PSG, on semble apprendre à nouveau que remporter un championnat de 38 journées passe par gagner des matchs difficiles et peu divertissants.

Une question d’interprétation

Samedi au Bernabéu, Mourinho a aligné autant de « numéros 10 » (Kaká, Özil, Modrić) que de défenseurs (Ramos, Pepe, Varane). Selon la logique qui dirait que le nombre de défenseurs d’une équipe serait proportionnel à ses intentions offensives, ce match aurait dû faire du Portugais l’entraîneur le plus offensif et le plus courageux au monde. Le niveau de spectacle offert n’est donc pas proportionnel au nombre de joueurs à vocation défensive d’une composition ? Samedi, certains commentaires n’étaient pas loin de suivre cette logique. Soit la Ligue 1 n’est pas habituée à voir de grands joueurs s’adapter, soit elle n’est pas prête à voir un grand entraîneur prendre des décisions fortes.

Au fond, qu’a-t-on reproché à Ancelotti ? D’être frileux ? Carletto a conservé le même système de jeu et la même interprétation à chaque poste. D’être fou au point de faire jouer des joueurs polyvalents dans une position qu’ils connaissent déjà ? Un coup trop suffisant, un coup trop sérieux et défensif, ce PSG rassemble les critiques. En Italie, Mourinho avait fustigé la presse en qualifiant les analyses du jeu de son équipe de « prostitution intellectuelle » . Ancelotti pourrait parfaitement reprendre la même expression. Il ne le fera pas. Et continuera à expliquer ses choix tactiques poliment et calmement, comme un professeur donnant des cours de langue à des dyslexiques.


Par Markus Kaufmann


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