France - Coupe de la Ligue - 1/8e de finale - PSG/OM
Par Romain Canuti et Mathieu Faure
PSG-OM, une histoire de coupes
Un PSG-OM en coupe. C'est à chaque fois le sourire chez ceux qui tirent les boules. Plus que la rivalité et le derby français, ce qui plait, c'est le côté "spécialiste de coupe".
Rothen, Pauleta et Papus, vainqueurs de la Coupe de la Ligue 2008
Palmarès : Huit Coupes de France, trois Coupes de la Ligue.
1982. Naissance d'une histoire d'amour entre le PSG et les Coupes. Hasard ou pas, le premier trophée du PSG est une Coupe de France. Au terme d'une finale à rebondissements contre l'AS Saint-Étienne de Michel Platini, les Franciliens enlèvent le premier titre de leur histoire. Francis Borelli, le regretté Président du PSG, s'en ira bouffer la pelouse pour fêter la chose. Quand on y regarde de plus près, le PSG n'est pas un club taillé pour les championnats (deux petites victoires). Être infaillible, ou presque, pendant trente-huit journées, c'est trop pour le club de la capitale qui aime, annuellement, se payer des trous d'air. La fameuse crise de novembre. Le PSG a surtout brillé dans les coupes. Quoi de plus normal pour un club fondé par des mecs du show business. Que ce soit sur le plan national ou continental : cinq demi-finales de Coupe d'Europe de suite entre 1993 et 1997. Les matches à élimination directe, c'est son truc au PSG. Pour réussir en coupe, il faut du caractère, aimer se faire mal, savoir se transcender et adorer souffrir. Le PSG, en somme. Cette équipe incapable de régner par nature. Les plus belles histoires du club ont eu lieu en coupe, que ce soit le PSG-Real de 1993 ou le PSG-Barça de 1995 en passant par Bucarest (1997) ou la finale du Stade de France 2006 (PSG-OM). D'ailleurs, l'affluence record du club date de 1982. Un certain PSG-Waterschei (qui ?) en Coupe d'Europe : 49 575 spectateurs. L'entité même du club parisien s'est forgée à travers des épopées. La mythique VHS Euro PSG 92/93 en est l'exemple parfait. Lyon n'a pas réussi à fédérer du temps de sa splendeur car la machine était trop parfaite. Le PSG, imparfait par essence, ne laisse pas indifférent et a toujours su sauver une saison moisie par une victoire en Coupe. Un classique.
Le PSG pose après la première Coupe de la Ligue, celle de 1995

Palmarès : Dix Coupes de France, trois Coupes de la Ligue.
Dire que Marseille est le club préféré de l’Hexagone juste parce que Bernard Tapie a su toucher ceux qui ne savaient pas trop comment aimer ce sport serait réducteur. L'amour du public français pour l'OM, ça va plus loin que ça. Marseille, c’est le bien et le mal. Le vainqueur froid, l’impitoyable machine de guerre, mais aussi le loser magnifique, la fillette qui pleure toutes les larmes de son corps. Forcément, ce genre de dramaturgie, ça se prête particulièrement au format où tout peut se jouer en un match. Sans remonter à l’époque du noir & blanc, il y a la finale contre Monaco en 89, bien évidemment, avec la bise de Papin à François Mitterrand. Les échecs de 2006 et 2007, où les Olympiens avaient peur de gagner face aux équipes accessibles qu’étaient alors le PSG et Sochaux. Et puis il y a la Coupe de la Ligue. La compétition que tout le monde détestait sur le Vieux Port. Surtout en 2005. Marseille finit alors 5e du championnat et devra se fader l’Intertoto. Pas Strasbourg qui a gagné ses 5 matchs sur France Télévisions avec en point d’orgue une finale contre Caen. Caen. Du coup, avec l’arrivée de Deschamps le pragmatique, cette coupe va compter. Et Marseille va apprendre à l’aimer. Car depuis trois ans, l’OM ne se contente pas de la gagner. Les Marseillais donnent un vrai relief à la finale avec un héros tout particulier. C’est Valbuena en 2010, qui entre et qui délivre, comme un symbole. C’est Taïwo en 2011, qui marque et qui force un peu trop sur la blague, comme un symbole. En 2012, c’est Brandao, qui marque le but en or alors que plus personne croit en lui, comme un symbole.
Papin et Tapie dans la douche après la victoire en coupe de France 89

Par Romain Canuti et Mathieu Faure
S'il ne devait en rester que 100... (6e)

















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- des crétins armés qui foncent sur ma bagnole prêt à me la défoncer et qui voient mon écharpe du PSG au dernier moment et me laissent passer !
- un putain* de tifos marseillais (un drap qui a recouvert toute la tribune derrière le but) qui m'a laissé sans voix, surtout après avoir vu celui parisien (des cartons rouges et bleus soulevés par les supporters, minimaliste et moche)
- un fou rire juste après qu'un pote m'ai dit : "normal qu'à Marseille le tifo soit superbe, ils ont que ça à foutre là-bas" !
- la frappe de Dhorasoo (le seul but du joueur sous les couleurs parisiennes de mémoire).
- le match de malade de Yépès.
- Pauleta en vrai !
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"100% fait main : l'authenticité ultra ne s'achète pas."
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C'était tellement bon que je compatirais presque (tout est dans le presque) avec les mars, tant ca m'aurait dégouté de la paumer celle-là.
ca résume toute cette rivalité.
on jouait quasiment chez nous, ils avaient pourtant les 2/3 du stade, on s'embrouillait à mort entre nous à l'époque, l'équipe était nulle, ils étaient en haut du classement etc etc etc...
et pourtant on a gagné. c'est ça le psg, le sens du paradoxe, on fait rien dans la facilité et c'est ça qui est bon!
ok ok je me suis laissé aller...arf.
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Amok, c'etait ca le Psg, etre raillé, moqué, en crise, et sortir sur un match, ce grain de folie, ce côté unique, porté par u, stade en fusion.
On va même plus connaître cette fierté du seul (mais vraiment pas beaucoup) contre tous.
Je me demande même si on va gagner autant de coupes qu avant... Un titre national, n a pas la même saveur qu un match couperet, ou chaque attaque adverse te me en stress total.
Ah misère d un ancien, imcmpris, schyzophrène, perdu.
Mon PSG, je t aimais tellement, un jour tu reviendras ? Un jour tu redeviendras celui que j ai connu ?
Un jour ON reviendra ?
Horrible
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@dhuison, c'est bien fini malheureusement, cela étant on a kiffé, on était jeunes, on se baladait avec nos maillots ou tee shirts et on était vannés, tancés, embrouillés dans notre propre ville mais à la fin...pu.tain on était fiers. au moins, on l'a vécu, personne ne pourra nous le retirer.
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Février 2002, j'étais au ski à Vars (station de Marseillais) avec mes amis.
Malade déjà à l'idée de rater un match au Parc
On regardait le match fébrilement, sur une petite TV de studio de ski, en essayant de reprendre les chants comme pour créer un continuum entre notre vaisseau et la Savoie (la yaute comme disait notre cher Viola)
Après le match, tout brave, du haut de nos 20 ans, on est allé faire les malins sur le balcon, puis dans une boite vide, ou on s'est fait vidé !
Ah, Paris SG...
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C'est une des choses qui peut expliquer (avec l'existence d'Aulas hum!) la relative faible popularité d'une équipe comme l'OL. Très peu de matchs référence en coupe, même comparé à des équipes comme Monaco ou Sainté (que celui qui n'a jamais entendu parlé des poteaux carrés se fasse connaître...).
Donc quand je vois que le critère actuel des clubs pour la réussite d'une saison est le championnat et le fait que les coupes nationales et pire européennes servent à faire jouer les remplaçants ou les jeunes du centre de formation, je pense que c'est une vision à court terme pour l'attachement des gens à un club ! Car outre le fait d'habiter dans la ville, qu'est-ce qui fait aimer un club ? N'est-ce pas le fait qu'il nous ait fait vibrer dans notre prime jeunesse ? Au stade ou sur le décodeur canal pirate de l'époque ? (big up le PSG-Réal de 93, j'en pleure encore...)
En un mot, vive les coupes !!! Même la Moustache !!!
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