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PSG : Le syndrome du match d’après

Réaliser un exploit n’est pas sans risque. Pour le PSG, rôde celui d’avoir encore la tête dans les étoiles au moment de faire son retour aux affaires domestiques. Car en cas de faux pas ce dimanche face à Toulouse, l’état de grâce post-Barça en serait forcément égratigné.

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Mardi 14 février 2017, 23h15. Cela faisait à peine quelques minutes que le Paris Saint-Germain tenait une performance majeure européenne. Celle du genre qui mérite le label « exploit » . Et déjà des dissonances se faisaient entendre en coulisses. Contrastant avec les effusions de joie et les déclarations enjouées des joueurs, d’autres faisaient preuve d’un pragmatisme froid ou, au choix, d’une remarquable lucidité. « Le plus important, c'est dimanche contre Toulouse. Quand tu vois que Monaco gagne tout, ce match, c'est comme une finale » , baragouinait Patrick Kluivert, le directeur du football du PSG. « La satisfaction de l'entraîneur est très éphémère, déclarait Emery en conférence de presse. Dimanche, il y a un autre match de championnat. Je vis les moments avec beaucoup d'intensité, j'essaie de les savourer, mais avec de l'équilibre. » Des annonces qui sonnent comme des claquements de doigts pour réveiller ceux qui risqueraient de rester bloqués dans leurs rêves. « Cette euphorie, tu es obligé de la vivre à fond, reconnaît Sidney Govou en repensant à cette soirée de 2010 à Bernabéu, où l’OL avait sorti le Real Madrid. Mais quand un match de championnat arrive derrière, tu sais que le quotidien doit reprendre ses droits. L’Europe c’est une parenthèse. » Une attitude certes professionnelle, mais pour autant naturelle ? Peut-on balayer d’un simple revers de la main le match référence après lequel le PSG courait depuis plusieurs saisons ?


Ce n’est pas l’avis d’Édouard Cissé, qui a emprunté cet ascenseur émotionnel avec Monaco en 2004, après avoir éliminé le Real époque Galactiques des huitièmes de C1. « En interne, Didier Deschamps nous demandait d’abord de savourer, confie-t-il. Quand tu gagnes 4-0 contre le Barça de cette manière le mardi soir, tu as tout sauf envie de te projeter au dimanche. Les mecs ne sont pas des robots, quoi ! Donc quand Kluivert dit mardi que le plus important c’est Toulouse, c’est un élément de langage. » Une communication du même registre que les traditionnels « on prend les matchs les uns après les autres » ou « faut continuer de travailler » . « En réalité, tu mets 48 heures pour te remettre de tes émotions, comptabilise Cissé. Ils ont eu la chance d’avoir cinq jours entre ces deux matchs. J’espère qu’il ont passé leur mercredi à buller, à reparler du match, en plus il faisait super beau à Paris. » D’après le compte Twitter du club, c’est bien ce qu’ont fait Kurzawa, Cavani et les autres, le sourire aux lèvres pendant le décrassage et les yeux rivés sur le replay de leur match déjà historique.


Éviter le blues post-exploit


« Le piège de l’exploit, c’est le relâchement, d’être suffisant, avertit Sidney Govou. Il ne faut pas le banaliser, mais plutôt que de se reposer là-dessus, il faut enchaîner et garder cette dynamique. Le haut niveau, c’est ça : répéter les performances, être compétiteur et jouer n’importe quel match avec la même envie de gagner. » D’où toute la difficulté de se replonger quelques jours plus tard dans le train-train quotidien de la Ligue 1. En 2010, c’était un derby qui était proposé aux Lyonnais quelques jours après avoir obtenu le scalp des Merengues. « Pas besoin de motivation supplémentaire dans ces cas-là. » À l’inverse, les Monégasques étaient encore sur leur nuage au moment de revenir à la réalité du championnat. Édouard Cissé : « Je me souviens d’un match à Lens. Les gens dans le stade nous applaudissaient pour nous féliciter. Et derrière, on fait un vieux 0-0. Psychologiquement et physiquement, on était pas prêt à endurer ça de la même manière que les Parisiens. Notre parcours ressemble plus à celui d’un petit club en Coupe de France, alors que le PSG est programmé pour gagner le Ligue des champions. » Un relâchement qui coûtera à l’ASM son fauteuil de leader et une dégringolade au classement. Paris, avec un effectif conçu pour tout emporter sur son passage, a suffisamment l’expérience pour savoir faire la part des choses. La preuve, l’an dernier, après avoir sorti Chelsea : Ibrahimović et compagnie étaient allés le plus sérieusement du monde coller neuf pions à Troyes. D’autant plus que la position du PSG ne lui permet pas de s’octroyer un week-end sabbatique. Avec quatre longueurs de retard sur Monaco, laisser filer des points à ce moment de la saison compromettrait les objectifs nationaux.


Il faut donc actionner les bons leviers pour remobiliser les troupes. « C’est surtout le travail du coach, moins celui des joueurs » , affirme Govou. « Le lendemain, l’influx nerveux est toujours là, il faut donc que l’entraîneur remette tout de suite les points sur les i, corrobore Jean Petit, adjoint de Didier Deschamps en 2004. En plus de la récupération physique, il faut empêcher que les joueurs ne s’enflamment. » Trouver les bons mots, récupérer des forces, gérer les ego pour éviter que certains ne chopent le melon et, d’après Govou, que « ceux qui n’ont pas participé à l’exploit n’aient pas l’impression d’être la cinquième roue du carrosse. » Voilà en quoi a consisté le travail d’Unai Emery et de son staff ces derniers jours pour préparer au mieux les échéances à venir. Car il s’agit là de respect envers soi, les supporters, la compétition et les adversaires. Car comme le dit Pascal Dupraz à 20 Minutes : « Si le PSG gagne, tout le monde trouvera ça normal, sauf moi. Si on fait un résultat, on dira que c’est Paris qui avait la tête ailleurs. »



Par Mathieu Rollinger Propos d'Édouard Cissé, Sidney Gouvou et Jean Petit recueillis par MR
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