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  2. // Quart de finale retour -Barcelone/PSG (1-1)

PSG : le retour de la France qui perd

La France du foot a toujours été championne du monde du « presque » . Dernière illustration en date : la glorieuse élimination de Paris face au Barça, hier soir. Deux matchs nuls (2-2 et 1-1) qui font presque une victoire… Même avec le seul Jallet dans son onze, le PSG reste un club bien français.

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PSG presque qualifié…

21 minutes au paradis… C’est la courte période pendant laquelle Paris était qualifié pour les demies, entre le but de Pastore (1-0, 50e) et celui de Pedro (1-1, 71e). C’est inexact. D’abord quand Messi est entré à la 62e, la partie avait déjà basculé avec un PSG apeuré par l’irruption de l’Argentin et constamment sur le reculoir jusqu’à la fin du match. Le rêve n’a donc duré que 12 minutes à tout casser. Et encore… Même si la présence de Messi s’est montrée déterminante, ce n’est pas exactement l’égalisation de Pedro qui a ruiné les espoirs parisiens mais plutôt leur incapacité à marquer d’autres buts aux Catalans. Avec un nombre d’occasions dangereuses supérieur après l’heure de jeu aux Blaugranas, Paris a quand même concédé le nul éliminatoire. Survient alors encore cette foutue illusion d’optique du foot français : Paris est passé tout près de la qualif ! C’est inexact là aussi… Paris était challenger et s’est fait logiquement éliminer comme un challenger. Un truc vieux comme le foot. Revoyez les grands matchs du passé. Ajax-Bayern (4-0, en C1 1973) : malgré le score final impitoyable, il y avait 0-0 à la mi-temps et ce sont les Munichois qui s’étaient montrés les plus dangereux en attaque. Idem à Séville 82, même à 3-1 les Bleus étaient paralysés à l’idée qu’ils étaient en train d’éliminer la RFA… Ajax 73, RFA 82, Barça 2013 : c’est le charisme des grandes équipes, l’aura surnaturelle qui les protège et qui renvoie leurs adversaires à leur condition de challengers tétanisés, donc de quasi perdants avant même d’avoir joué. Ibra et sa frappe trop molle, Lavezzi se prenant les pieds dans le tapis face à Valdes, Lucas Moura sur son coup de tête trop mou et Pastore qui rate le break sur sa reprise : c’est plus dans ces ratés incroyables mais classiques dans ce genre de confrontations favori/challenger que le PSG a manqué sa qualif.


PSG presque au top


Depuis hier soir, on tresse donc des lauriers à ce PSG « vainqueur moral  » : « la meilleure équipe a perdu » , a-t-on souvent entendu (cf. L’After de RMC). On célèbre un PSG invaincu après sa double confrontation avec « le meilleur club du monde » . C’est oublier qu’avant la manche retour au Nou Camp, Paris n’avait que 20 % de chances de se qualifier après le 2-2 du match aller et que L'Équipe titrait mercredi matin : « Croire au miracle » . Toujours ce statut de challenger qui s’est d’ailleurs manifesté sur le terrain à l’entrée de Messi : Paris a reculé et manqué de gaz, quasi asphyxié par le boulot défensif exténuant qu’impose le Barça. Les Catalans ont même retrouvé un second souffle harceleur étonnant dans le dernier quart d’heure, finissant plus fort que leurs adversaires parisiens. Et pourtant, ce n’était pas un grand Barça, bousculé par un PSG bien en place et aux sorties de balle précises et rapides. Mais même moyens, aiguillés par un Messi sur une jambe, ce sont les Blaugranas qui sont passés. A l’expérience et au charisme, deux qualités dont est pourvu ce PSG mais en moindre quantité. Avec Zlatan, Thiago Silva, Thiago Motta, Paris dispose de joueurs de classe mondiale incontestée. Ce qui n’est pas encore le cas des talentueux Sirigu, Lavezzi, Pastore, voire Verratti ou Matuidi. Si proche du très haut niveau, mais si loin à l’heure de se confronter au Top 4 européen…


PSG pas assez friqué !

Hier soir, le foot français est entré dans la mondialisation, la vraie. Un seul joueur français (Jallet) était titulaire. Même en ajoutant Gameiro, entré en fin de match, ou bien Matuidi, présent à l’aller, ce PSG version qatarienne ressemble en tous points aux équipes multinationales qui trustent les titres continentaux ou nationaux depuis plusieurs saisons. Il va bien falloir se faire raison : l’identité francilienne tant revendiquée par le club parisien a pris du plomb dans l’aile. Mais, visiblement, cela n’affecte ni les supporters du PSG, ni la France du foot qui a plébiscité le PSG dans un sondage de L'Équipe du 9 avril (61 % des Français en ont une bonne opinion). La prochaine étape inévitable de ce PSG mondialisé consistera à recruter encore des nouvelles stars pour étoffer un effectif largement compétitif en L1 mais insuffisant en C1. Mercredi soir, au Camp Nou, il n’aura échappé à personne que le banc dont disposait Ancelotti n’avait pas la profondeur de ses grands rivaux continentaux. Vilipendé jusqu’à présent en France pour ses moyens financiers colossaux, la double confrontation face au Barça est en train d’agir de façon très libérale-pédagogique. Une révolution culturelle dans le foot français qui va faire mieux accepter que l’argent et les stars qu’on achète sont indispensables aux futurs succès européens. Là aussi, « si proche, si loin » : le PSG a fait presque jeu égal avec le Barça avec ses moyens financiers élevés, mais tellement insuffisants au bout du compte. Reste qu’avec ses deux nuls de qualité ultra médiatisés face au Barça, le PSG a sans doute réussi à se montrer encore plus attractif pour l’avenir. Un PSG vainqueur de la Ligue des Champions d’ici cinq ans, selon le vœu initial des Qatariens ? Un rêve pour l’instant éloigné… mais qui se rapproche.

par Chérif Ghemmour
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