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PSG : éventuellement, on pourrait envisager de conclure ?

Éliminé en Ligue des champions sans combattre, le PSG n'a pas terminé sa saison pour autant. Avec une finale de Coupe de France et un titre de champion à conserver, les Parisiens ont là l'occasion unique de réaliser un grand chelem sur le territoire national. Ça serait vraiment con de s'en priver.

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Des quatre équipes éliminées en Ligue des champions cette semaine, le PSG doit être celle qui en garde le moins de regrets finalement. Quasiment éliminé après le match aller au Parc des Princes, le club de la capitale s'est présenté pour un vulgaire échauffement au Nou Camp. Aussi bien dans les attitudes et les discours de veille de match que sur le terrain, rien n'a été mis en place pour tenter de réaliser un exploit. Oui, le FC Barcelone était trop fort, mais les Parisiens ont donné le bâton bien trop facilement pour se faire bouter hors d'Europe. Finalement, le retour à la dure réalité de la Ligue 1 n'est pas si compliqué. L'an dernier, la déception de Chelsea avait plombé la fin de saison parisienne. Cette année, c'est différent. D'une parce que le deuil de la C1 a sans doute été fait entre la gifle du match aller et le déplacement à Nice. De deux parce que le championnat est loin d'être joué. Devancés par l'OL à la différence de buts (mais avec un match en moins), les Parisiens ont leur destin dans les guiboles. Un sans-faute et le titre est dans la poche. Dès mardi soir, les joueurs parisiens étaient d'ailleurs dans cette optique-là. Pas le temps pour les regrets comme on dit dans le 92. « Il y a de la déception, mais, par rapport aux années précédentes, il y a moins d'amertume parce que, cette fois, l'adversaire nous a été supérieur, avançait Blaise Matuidi en zone mixte avant de se pencher sur la réception de Lille et la fin de saison. Ce serait historique en France. Bien sûr qu'on a tous envie d'entrer dans l'histoire. On va tout faire pour. On a notre destin entre nos mains pour que ce soit une très belle saison. On ne va rien lâcher et se concentrer là-dessus. » On a longtemps reproché aux Parisiens de snober la Ligue 1 au profit de l'Europe. Là, c'est l'inverse. Les joueurs de Laurent Blanc n'avaient pas les armes pour prétendre à plus sur la scène européenne. Or, ils n'ont pas l'avance qu'ils avaient l'an dernier à la même époque en Ligue 1 pour se la couler douce en attendant les vacances. Surtout avec la suspension de Zlatan Ibrahimović pour encore deux matchs. Contre Lille, il faudra gagner. Peu importe la manière.

Un triplé historique, mais banalisé


Au calendrier donc, sept matchs. Six en Ligue 1 : Lille, Metz, Nantes, Guingamp, Montpellier et Reims. Un en Coupe de France : Auxerre, en finale. De ses sept matchs vont dépendre beaucoup de choses. La capacité de réaction de ce groupe, déjà. Mais aussi le choix d'un éventuel futur entraîneur au PSG. Et, chose nouvelle, il se pourrait que ce soit le coach et non les dirigeants qui dicte le tempo de ce changement. Il se murmure de plus en plus dans les coulisses du PSG que Laurent Blanc et son staff arrivent à saturation. Tout est trop compliqué au PSG. Tout le temps. Que ce soit dans les bons ou dans les mauvais moments. On pensait que la double confrontation face à Chelsea avait cimenté Laurent Blanc sur le banc de touche pour encore une saison. Et non. Même le triplé national ne garantirait pas son maintien au poste. Et en cas d'échec dans la conquête des deux titres nationaux encore à disputer, l'envie de changer quelque chose serait encore plus vive. Seulement voilà, comme en 2013, les pistes de rechange ne sont pas nombreuses et souvent difficilement réalisables (Klopp, Benítez, Conte). Alors changer pour changer, quel intérêt ? C'est surtout le groupe sportif qu'il faudra passer au scanner en fin de saison, moins le banc de touche. Mais ça coûte plus cher. L'ADN du club est sain et sauf. Le bordel n'est jamais loin. En tout cas, un départ de Blanc pourrait donner à cet éventuel triplé un drôle de goût. Même si le PSG possède 500 millions d'euros de budget et une flopée d'internationaux, gagner dans la même saison le titre de champion et les deux coupes serait une première en France. Une première que certains s'empresseraient pourtant de banaliser, du genre : « Ils n'ont fait que remplir leurs objectifs » . Certes. Si l'argent était l'assurance de gagner des titres à chaque fois, surtout en Coupe avec des matchs éliminatoires, l'OM de Bernard Tapie et l'OL des années 2000 déborderaient de doublés ou de triplés. Ce n'est pas le cas. Le PSG version Qatar ne l'a d'ailleurs jamais fait en trois saisons.

C'est donc une opportunité unique qui se dresse face au PSG. Dans les rangs parisiens, on ne prend pas cette fin de saison comme acquise et encore moins à la légère comme l'attestent les déclarations de Serge Aurier face à la caméra de PSG TV : « On souhaite offrir le championnat à nos supporters. Quelle que soit l'équipe en face, il faut être meilleur et avoir envie de tout gagner » . Car, une chose est sûre, si le PSG venait à manquer l'un des deux objectifs de sa fin de saison, il serait pointé du doigt. Alors qu'un sans-faute lui serait presque reproché... C'est con. Mais c'est comme ça.

Par Mathieu Faure
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Quel comble de s'appeler Blanc et d'être victime d'un délit de faciès permanent...
Balaise Matuidi Niveau : Loisir
"Si l'argent était l'assurance de gagner des titres à chaque fois, surtout en Coupe avec des matchs éliminatoires, l'OM de Bernard Tapie et l'OL des années 2000 déborderaient de doublés ou de triplés."

Merci de rétablir un peu la vérité. Si Paris réalise l'exploit historique de remporter le championnat et les 2 coupes nationales je vois pas comment on pourra dire qu'on aura fait une mauvaise saison et par extension que Blanc aura fait une mauvaise saison.

Je rappelle que Marseille s'est fait éliminer de la CDF par une équipe qui a un budget 60 fois inférieur, donc si le fric faisait gagner des coupes nationales ça se saurait.

De plus cette année on a obtenu notre premier véritable fait d'arme en LDC depuis le rachat du club. Si le triplé est réussit, Blanc doit être reconduit sinon c'est de l'incohérence de la part des dirigeants

Le seul staff qui faille recruter c'est un directeur sportif (Leonardo si possible)
Victimes faciles, acharnement, blahblahblahblah. Fuck, ras le bol de lire des tonnes d'analyses qui suivent le sens du vent, rien a battre des discours de connaisseurs qui n'y connaissent rien (le mec qui signe l'article sur VDW, juste....). On doit fondre sur le titre, gagner tous nos matchs et basta. On tirera les conclusions cet été, quand on réfléchira. Là faut arrêter les articles bidons qui ne disent rien, il n'y a rien a dire ! Il faut juste laisser s'exprimer les acteurs sur le terrain.Et je valide avec l'OM, des sardines enc*lées par des merlus, ça pue le poisson.
Note : -1
Soit on veut gagner la coupe de la ligue, soit on veut être performant en ligue des champions.

Ca ne me dérange pas que Paris ne réussisse qu'en compétitions domestiques mais il faut savoir assumer ce que l'on est.

Gouverner c'est prévoir, hors cette année, étrange impression de vivre au jour le jour. Presque incroyable avec de tels moyens.

LA CFA en coupes nationales ainsi que les remplaçants. Le championnat et la ligue des champions en absolue priorité. Faut savoir ce que l'on veut.

Si Paris perd le titre de champion, coupes nationales ou pas, c'est une catastrophe.

Ca commence par battre Lille ce Samedi. Rien n'est joué.

Le pire est que les dirigeants n'en tireront sans doute pas grand chose en leçon sportive. Alors qu'il est clair que c'est déjà la fin d'un cycle à Paris. Ils ont les moyens de pouvoir se remettre facilement en cause et d'innover. Wait and see.
Problema ? Niveau : DHR
Trop d'articles sur Paris tuent les bonnes questions...
dizzymusictv Niveau : CFA
Je suis plutôt d'accord, faut savoir ce qu'on veut. Je pense que nos "bonnes" prestations en 1/4 de C1 les deux saisons précédentes nous ont voilé les yeux.
C'est un peu comme un match aller 1-1 à domicile face à Mourinho. Au retour ça finit 0-0 et tu te dis merde c'est passé à peu de chose près, sauf qu'à chaque fois, le scénario est le même. Et au bout de 8 matchs, tu te rends compte qu'en fait y a pas de hasard, et qu'il s'agit d'une une stratégie savamment étudiée.

Le bon coté, c'est que je crois que l'élimination de cette année fera ouvrir les yeux quand même. Quand les aléas font que, ayant perdu la moitié de ta dream team, tu te retrouves avec une équipe qui jouerait à peine l'Europa League en L1, et qu'en plus ce foutu chauve de l'UEFA n'arrête pas de nous balancer ce qui se fait de mieux en foot au monde, avec qui plus est réception à l'aller, bon, il peut pas non plus faire de la magie ce bon vieux Lolo White.
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