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PSG-ASM 1999 : les princes de la ville

C’était il y a moins de vingt ans. Le 25 septembre 1999, l’AS Monaco de Claude Puel venait gifler le PSG au Parc des Princes (3-0), frappant un premier gros coup sur la route du septième et dernier titre de champion de France de son histoire. Un jour où Marco Simone avait également fait son retour à Paris, quelques mois après un départ flou. Très flou. Rétro.

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Ce stade, Marco Simone aurait aimé y finir sa carrière. Ce club, il en était tombé amoureux. La relation était fusionnelle, brûlante, sincère et tourmentée. Il avait la gueule et les épaules pour réussir à Paris, au PSG. Pour cet homme, tout était possible et tout avait été rendu possible. Partir de Milan était pour lui un choix logique après huit ans passés à se faire un nom, à gratter quatre capes internationales avec son pays, quatre titres de champion avec le grand AC Milan et même un statut de meilleur joueur de Serie A en 1995. De son aveu, Simone était alors arrivé à la « fin d’un cycle » . À l’été 97, il y avait eu le Bayern et le PSG. « J’ai décidé de rejoindre un pays qui avait une culture plus proche de la mienne, et j’ai voulu rejoindre tout simplement la plus belle ville du monde. Paris était un choix évident » , expliquera-t-il un jour dans les colonnes de France Football. Reste que Simone, c’était un tout : une star, un caractère, une belle gueule et des conditions.


Pour lui, Michel Denisot était prêt à tout, même à laisser le joueur habiter dans Paris, avenue Kléber, ce qu’il n’avait jamais permis à un autre joueur. Sans cette condition, l’Italien ne serait jamais venu à Paris. Mais il est venu, a fait partir Leonardo pour pouvoir être payé et est devenu en l’espace de deux saisons le symbole de la vision clinquante de l’époque : un nom, peu importe le prix, peu importent les conséquences pour les finances du club. Simone sur un terrain, c’était explosif, spontané, classe et artistique. C’était aussi un duo avec Florian Maurice, une certaine idée de l’individualisme et l’interminable été 98 avec Biétry et ses idées. Son histoire à Paris se terminera sur un tatouage Batman exhibé face à l’OM et un départ flou lors de l’été suivant. Depuis, l’homme a ce regret : « Charles Biétry a brisé mon rêve de finir ma carrière au PSG. »

La trahison d’Auteuil


« Marco avait un caractère fort, c’était soit on l’aimait, soit on ne l’aimait pas, replace Éric Rabésandratana, ancien coéquipier de Simone au PSG. À cet instant, son départ avait été une grande perte au niveau humain, mais aussi sportif, même si partir à Monaco apparaissait comme une progression. Sa position se comprenait, surtout avec la situation de l’époque. » Monaco, le Monaco de Puel, le Monaco de Campora. La saison précédente, l’ASM a bouclé l’exercice à la quatrième place et les promesses entrevues doivent désormais être concrétisées. Alors, le chéquier est sorti. Durant l’été 1999, Rafael Márquez, Marcelo Gallardo et donc Simone débarquent pour renforcer un effectif déjà costaud.


Le début de saison est enthousiasmant, sans plus, Monaco alternant les bonnes copies face à des petits et des résultats moyens face aux gros. Comme s'il fallait un match référence, une bascule. Alors, le 25 septembre 1999, les hommes de Puel ont rendez-vous au Parc des Princes pour jouer le leader parisien. Simone est alors attendu. Très attendu. Au point d’être reçu par une banderole tirée par le virage Auteuil : « Fric, mensonges et trahisons, ciao Marco ! » Rabésandratana : « Non, je ne m’attendais pas à une telle réaction, mais c’est le Parc. Les supporters avaient l’impression d’avoir été trahis, même s’il n’y avait pas vraiment eu de trahison. » Avant la rencontre, Marco Simone ne sort alors pas reconnaître une pelouse qu’il ne connaît que trop bien.

Léonard, Puel et les poteaux de rugby


Comprendre l’impact de cette rencontre et comment Simone appréhende l’événement, c’est aussi revenir quelques semaines auparavant. Car pendant la préparation, le match et l’après-match, l’Italien ne déraille pas, ne bronche pas, naturel et sûr de lui. « Ses premières semaines à Monaco s’étaient très bien passées, détaille Philippe Léonard, l’ancien défenseur belge de l’ASM. Pour nous, c’était une chance de récupérer un attaquant comme ça, surtout pour l’associer à David (Trezeguet, ndlr). En dehors du foot, j’allais souvent manger avec lui en ville et j’étais habitué à voir des buteurs hors norme dans ce club. On voyait qu’il avait vécu des choses énormes dans le foot et il nous amenait cette expérience nécessaire. Résultat, cette hostilité du Parc, j’ai eu l’impression que ça l’avait plus motivé qu’autre chose. » Sur le terrain, l’AS Monaco déroule et s’imposera finalement logiquement (3-0) après une première mi-temps plutôt parisienne. Les buteurs ? Trezeguet, Giuly et Philippe Léonard, justement.

Vidéo

« Plus que le retour de Marco, c’était finalement ça l’événement : Philippe avait marqué du droit » , rigole aujourd’hui Bruno Irles, également du déplacement au Parc. Avec du recul, Éric Rabésandratana parle d’un résultat « logique, mais dur face à une équipe qui était largement supérieure au niveau collectif » . Pour l’anecdote, Léonard n’aurait jamais dû jouer cette rencontre. Il raconte : « J’étais blessé et le matin du match, Claude Puel m’avait emmené sur un terrain derrière l’hôtel où on dormait. C’était un terrain de rugby. Claude m’avait alors montré les protections sur les poteaux. J’avais mal aux adducteurs. Il m’a demandé de mettre des coups de pied dans le coussin. Si ça tenait, je pouvais jouer le soir. C’est ce qu’il s’est passé et j’ai marqué alors que, naturellement, David ne laisse jamais passer le ballon entre ses jambes. J’y suis allé à l’instinct. » Succès fondateur puisque l’ASM remportera quelques mois plus tard son premier titre de champion de France depuis 1997 avec sept points d’avance sur le PSG. Son dernier en date. Paris était déjà là. Comme quoi, l’histoire.

Par Maxime Brigand Tous propos recueillis par MB.
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