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PSG/Angers, en souvenir de 1994

Le PSG et le SCO ne se sont plus affrontés au Parc des Princes depuis plus de vingt ans. C’était le 5 février 1994, Xavier Gravelaine jouait dans la capitale et Christophe Galtier tenait le côté droit de la défense angevine. Un match à sens unique.

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C’est la 25e journée de D1. Le 5 février. Ce jour-là, le Parlement de Bretagne a pris feu dans la nuit, et le PSG, leader du championnat, reçoit l’avant-dernier, Angers, au Parc des Princes. Un Parc pas tout a fait rempli. Il fait doux sur la capitale, et le PSG d’Artur Jorge possède quatre points d’avance sur son dauphin marseillais. Pas question de laisser des points traîner en route, d’autant que la campagne européenne va bientôt reprendre avec le Real Madrid en vue. Les Espagnols sont revanchards, ils n’ont rien oublié du printemps 1993, quand Antoine Kombouaré avait bouté hors d’Europa la bande à Zamorano. Dans les tronches parisiennes, cette double confrontation est déjà sur toutes les lèvres. Pour bien bosser, Joël Bats est déjà en Espagne pour espionner les Merengues. En attendant, il faut se coltiner le championnat de France. Porte de Saint-Cloud, Angers n’a plus connu les joies de la victoire depuis 1972. Normalement, c’est une formalité. Paris aligne pourtant une équipe remodelée avec feu Luc Borelli entre les barres, une défense 100% française (Sassus, Roche, Fournier, Colleter) et une folie offensive avec l’une des rares titularisations de Xavier Gravelaine en pointe. L’ancien Caennais sort d’une saison à vingt buts en D1 et veut franchir un palier dans la capitale. Pour l’instant, c’est un échec. Angers fait ce qu’il peut et bétonne. Christophe Galtier joue latéral droit dans une défense 3G (Galtier, Gehra, Guion). Angers, l’équipe Panini par excellence. Avec des gueules, des CV, des tronches de football dignes des années 90 et des moustachus. A priori, Angers va prendre une valise.

Guérin et le pansement


Sauf que la première mi-temps est une purge. Il ne se passe rien, ou presque. Pis, le PSG est ultra réaliste. Peu après le quart d’heure de jeu, David Ginola déborde côté droit, enrhume son adversaire direct et adresse un centre fuyant « trois fois rond sur FIFA » devant le but. Personne ne touche la gonfle, sauf Vincent Guérin qui ajuste Jean-Marie Aubry. Une occase, un tir, un but. En 45 minutes, le PSG est froid et réaliste. Le match est chiant. Le début de la seconde période n’est pas exceptionnel. Faux rythme. Ambiance froide. Paris a pété sa boîte de vitesse et ne parvient pas à passer la seconde. Puis vient l’heure de jeu et tout s’accélère. Raí envoie Gravelaine au but, mais le gaucher trouve le poteau. Maladroit. Malchanceux. Jorge décide de plier le match depuis son banc. George Weah, resté en réserve de la République, remplace Gravelaine, et la rencontre s’emballe. Le Libérien sert Ginola dans la profondeur, El Magnifico ajuste Aubry d’une frappe vicieuse entre le jogging du portier angevin et le poteau. 2-0. Le match est plié. Tellement plié que Guérin se déglingue le cuir chevelu dans un choc avec son coéquipier… Sassus, un autre parti trop tôt, comme Borelli. Le milieu de terrain va terminer le match avec un bandage autour du crâne. Façon suppositoire. Ou Sammy Traoré, c'est selon. Pas grave, le milieu s’offrira un doublé en toute fin de match après une première tentative ratée de Daniel Bravo. 3-0, sans briller. Sans forcer. Marseille est à cinq points, Bordeaux à dix, et le Real se profile. Paris déjà champion ? Presque. En tout cas, Artur Jorge est chaud : « On aurait dû être plus efficaces et plus constants. Mais nous avons terminé très fort et le bilan est correct, conclut le moustachu après le match. Nous ne sommes pas encore champions, mais nous sommes sur la bonne voie.  » Le PSG sera effectivement champion, et le Real sortira une deuxième fois de suite de la scène européenne en quarts de finale.


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Par Mathieu Faure
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