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PSG, 40 ans toujours puceau

Voilà, le Paris-SG nouveau est arrivé. Des enfants, des femmes, des amoureux du club, de la mixité, du mélange. Ou comment en une journée, les dirigeants du Paris-SG ont changé l'identité d'un club l'année de ses quarante ans. Pour le meilleur... ou pour le pire ?

Les nouvelles recrues du PSG ont de la gueule : Nicolas Anelka, Sinik, Thomas Hughes. Voilà pour les noms. Seulement les nouveaux joueurs du PSG payeront leur place au stade et rien d'autre. Les contours du nouveau public parisien sont tracés : riche et dépensier. Il s'agit, entre autres, des noms des signataires du manifeste "Tous PSG" (www.touspsg.fr). Le slogan est simple et larmoyant : "Nous voulons de l'amour autour du club". Grosso modo, les signataires s'engagent dans un soutien harmonieux autour du club. ("Nous voulons un Parc sans tension, sans violence, sans idéologie" ; "Nous ne voulons plus de supporters qui s'invectivent, s'insultent et se battent"). La cause est noble, belle, trop même...

Le club francilien préparait son coup depuis le 28 février et les violents affrontements entre la tribune Boulogne et le virage Auteuil. Des rixes qui ont laissé un bonhomme sur le carreau et deux tribunes sur le banc des accusés. Trop c'est trop. Deux morts en trois ans, le club se devait de réagir. Trois mois plus tard, Robin Leproux a balancé son plan "anti-violence". Le Parc des Princes version 2010/2011 n'aura plus rien à voir avec celui de ses 40 premières saisons. Car voilà, le PSG a décidé de tout plaquer. Fini les petits sauvageons craqueurs de torches. Le PSG tend à devenir un club familial. Les mesures dictées par le Président Robin Leproux en conférence de presse sont de nature à changer la physionomie complète de l'enceinte parisienne. Le Parc des Princes que l'on connaît s'est éteint au coup de sifflet final du dernier PSG-Montpellier.

C'est simple, le plan s'organise sur six axes :

- 1. Fin des abonnements


- 2. Distribution aléatoire des places


- 3. Nouvelle politique tarifaire


- 4. Gratuité pour les femmes


- 5. Création d'espaces famille et invitation


- 6. Les déplacements encadrés

On ne va pas se mentir, les premières critiques ont été élogieuses. De Rama Yade qui souligne « un plan sans précédent et témoigne la volonté des dirigeants (du PSG) de lutter contre la violence, d'enrayer le cycle de la haine et d'encourager la mixité et le retour d'un public familial » , à la Licra qui se « félicite également du fait que la direction du PSG ait su préserver dans ce plan le caractère populaire du football en maintenant une politique tarifaire accessible au plus grand nombre » , en passant par Bertrand Delanoé, lequel estime que « ce plan est fondé sur des principes sains et a l'intelligence et le courage de rendre les tribunes Auteuil et Boulogne aux amoureux du football » . Voilà, les fleurs sont lancées. Robin Leproux est devenu LE président qui a tout changé au club. Une épreuve de force qui renforce son influence au sein de l'Institution PSG. Le postulat est simple : le Parc des Princes a été vidé de ses associations. Toutes, sans exception. Les deux virages mélangés, enfin. Sur le papier, le plan est limpide, efficace tant sur la communication que dans les intentions. On ne voulait plus de voyous au Parc, c'est chose faite. Ils se retrouvent dehors. En gros, à portée de la justice en cas de dérapage. Quoi qu'il en soit, ce n'est plus l'affaire du club.

Quelle ambiance ?


De populaire, le Parc des Princes n'aura plus grand chose. Un public mixé, un peu à la loterie. Eh oui, en achetant une place pour l'un des deux virages, le client (car c'est de ça dont il s'agit) ne saura pas à l'avance où il passera son match. Mystère et suspense. C'est là où le bat blesse. En invitant femmes, enfants et jeunes licenciés de l'Ile-de-France, le club ne s'est-il pas coupé de sa base ? Le PSG n'a-t-il pas tout simplement signé la fin de son identité populaire ? En œuvrant pour un public de famille, les dirigeants franciliens ont fait le choix de ne pas choisir. En gros, pour 200 bordéliques (toutes tribunes confondues), le club a décidé de pénaliser 12.000 abonnés... Certains abonnés depuis plus de 20 ans. Comme quoi la fidélité.
Plus préoccupant, la future ambiance d'une telle configuration (aucune association, aucun soutien organisé) reste incertaine. D'ailleurs le président Leproux ne cache pas ses craintes : « C'est la grande question. Avec un tel plan, cela risque d'arriver, dans un premier temps. C'est le prix à payer. Si on ne fait pas ça, le club va en mourir, d'autres gens vont mourir. Ce travail risque d'entraîner une baisse de l'ambiance mais ce que je souhaite, c'est que la transition se fasse le plus vite possible. La carte d'abonné a vocation à revivre, une fois que le Parc des Princes sera pacifié, une fois qu'on aura exclu tous ceux qui ont de mauvaises intentions et qui nuisent au PSG » . Voilà, on y est. Les mesures sont "transitoires". Il faut comprendre que l'aspect financier reprendra vite le dessus. Car à l'heure actuelle, avec les nouvelles mesures, un couple avec enfant pourra assister à un PSG-Marseille en virage pour... 18 euros à trois (place gratuite pour Madame et fixée à 6€ pour le chérubin de moins de 16 ans). A ce tarif, difficile de tenir la comparaison avec les autres clubs de Ligue 1.

Show me the money


Alors que le PSG accuse encore 22 millions d'euros de déficit en cette fin d'exercice, le plan des dirigeants coûtera de l'argent et en ramènera surtout beaucoup moins. Le risque est grand, très grand. Sans une équipe compétitive, pas de public. Pas de public, pas de rentrées d'argent. Pas de rentrées d'argent, pas de revenus. Pas de revenus, pas de revenus. Le plan "anti-violence" est donc doublement risqué : d'une, la réaction des fans franciliens est incertaine (désamour ? Augmentation de la fréquentation ? Public aphone ? Incidents en marge des matches à domicile ou à l'extérieur). De deux, il peut creuser un peu plus le gouffre financier du club en cas de plantage sportif. Or, la seule certitude actuelle concerne l'équipe. Elle ne vaut pas un clou. Alors forcément, un investissement massif cet été est nécessaire. Comme cadeau d'anniversaire, on a connu mieux...

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