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  2. // 20 ans de la victoire finale du PSG

PSG 1996, que sont-ils devenus ?

Il y a 20 ans, le PSG battait le Rapid de Vienne en finale de la Coupe des vainqueurs de coupe à Bruxelles, 1-0. Une finale moyenne qui consacrait pourtant le club de la capitale pour sa première finale européenne. Que reste-t-il de cette équipe ?

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Titulaires

Bernard Lama

Titulaire indiscutable, le gardien de 33 ans sort la parade qu’il faut en fin de match sur une tête de Trifon Ivanov. Le gardien international qui portait le jogging H24 quittera le PSG une première fois en 1998, pour West Ham, avant de revenir après six mois en Angleterre. Dans la capitale, il rempile pour deux saisons avant de terminer honorablement à Rennes, à 38 piges. Depuis, l’homme s’est lancé brièvement dans la carrière de sélectionneur (au Kenya, pour deux mois), avant de se rapprocher de sa terre natale, la Guyane, dont il est le manager général. L’homme est aussi très engagé au sein de son association Diambars ( « champion » , en wolof) avec Jimmy Adjovi-Bocco et Patrick Vieira. Le « chat » n’a pas encore utilisé toutes ses vies.

Alain Roche

Le défenseur central terminera avec des cheveux décolorés, à l’Élysée, le jour de la garden party parisienne suivant le titre. Le défenseur central termine l’année 1996 à l’Euro avec les Bleus avant de tirer au PSG jusqu’au départ de Michel Denisot, en 1998. À 31 ans, il tente l’aventure à l’étranger, à Valence, avant de revenir dans son club formateur des Girondins de Bordeaux en 2000. Deux ans plus tard, une fois les crampons raccrochés, Roche s'essaie d’abord à la télévision puisqu’il officie sur TF1 durant le Mondial 2002. Le terrain lui manque et il retourne au PSG en 2003 où il intègre la cellule recrutement du club. Poste qu’il quittera avec l’arrivée des Qataris. On lui a souvent mis sur le dos le recrutement d'Éverton et Souza, mais l’ancien stoppeur s’est aussi réussi dans l’exercice : Hoarau, Nenê, Sessègnon, Giuly, Makelele. En doublure de Leonardo sous QSI, il quitte le club pour commenter les matchs sur Orange, D17 ou Eurosport.

Paul Le Guen

La patate de Pencran a 32 ans lors de la finale. Le milieu de terrain joue défenseur sur la fin. Sa vista et son placement font la différence. Comme toute une génération, il quitte le PSG en 1998 et devient immédiatement entraîneur à Rennes, tout d’abord où il exerce pendant 3 ans, avant de prendre une année sabbatique. En 2002, il succède à Jacques Santini à l’OL et braque trois titres de champion, avant de s’exiler aux Rangers, en Écosse. L’expérience tourne court, le Breton revient finalement filer un coup de main au PSG, alors au bord de la crise, et va vivre deux saisons en enfer dans la capitale : un supporter décédé, la menace de la relégation, Michel Moulin et une embrouille avec Alain Roche. Il quitte Paris lessivé, en 2009, et accepte le poste de sélectionneur du Cameroun. Mauvaise idée. Dans le dur, il se laisse tenter par le poste que lui offre la sélection du sultanat d’Oman, d’où il est remercié en novembre dernier. Il est actuellement sur le marché. Son CV est refait à neuf. Il vient de débarquer à L’Équipe 21 en tant que consultant pour l’Euro. En attendant un banc.

Bruno N’Gotty

C’est le héros de la finale. « Nounours » , unique buteur du match avec un coup franc axial, aura marqué l’histoire du PSG d’une lourde sacoche du droit. N’Gotty a 26 ans, en pleine force de l’âge, et l’avenir devant lui. Il sera fautif, un an plus tard, en provoquant le seul penalty du match en finale de la C2. 1998 aura aussi de l’emprise sur lui puisqu’il prendra la route de son périple européen : AC Milan, Venise, Marseille, Bolton, Birmingham, Leicester - quand c’était nul -, Hereford avant de signer, courant 2011, en faveur du club amateur de l'AS Lattes, en Division d'Honneur Languedoc-Roussillon. En 2013, il passe par Belleville-St-Jean-d'Ardières, en DH Rhône-Alpes. Sur place, N’Gotty prend en main l’équipe première.

Laurent Fournier

Quand il transpirait, Laurent Fournier avait systématiquement cet épi naturel sur l’arrière du crâne qui se démarquait des cheveux humides, plaqués, sur le devant de sa trogne. Ça, et ses yeux globuleux. Sinon, le milieu de terrain à tout faire du PSG avait déjà perdu une finale de C1 avec l’OM en 1991 et n’a pas souhaité doubler la mise. Avant 1998, date aussi de son départ du club, il sera l’homme du « fax » de Bucarest. Celui dont la suspension oubliée va permettre au PSG de réaliser un exploit historique contre le Steaua en match retour de barrages en 1997. « Lolo » termine à Bastia, là où il débutera aussi sur le banc de touche. Le début d’un apprentissage en douceur : Pacy-sur-Eure, la réserve du PSG, avant d’arriver sur le banc parisien. Pas assez bon pour Pierre Blayau, il est licencié en 2005 et va mettre deux ans avant de rebondir, à Nîmes. Le début d’un parcours prometteur, mais aussi chaotique : Créteil, Strasbourg, Auxerre, Red Star. Depuis 2013, il n’entraîne plus et intervient parfois à la télévision, mais aussi au sein des entreprises, notamment via «  Le Sens du Jeu  » , qui propose des ateliers animés par des entraîneurs pro à l'intention des entreprises. Récemment, il s’est positionné pour entraîner les filles du PSG.

Daniel Bravo

Le petit Prince a toujours été beau. En 1996, à 33 ans, il officie au milieu de terrain, lui l’ancien ailier, et côtoie les gens de Paname depuis 1989. Après sept saisons au PSG, il part sur un titre européen et s’envole pour Parme, la hype du moment. Mais la France lui manque trop, et Bravo revient en 1997, à Lyon, avant de prendre la route du soleil : Marseille, Nice. En 2000, il arrête définitivement, et sa belle gueule et son accent migrent à la télévision. TPS Star d’abord, puis Canal Plus. Son élégance est indémodable. Le FILF vrai.

Vincent Guérin

Comme beaucoup de Parisiens de cette génération dorée, Vincent Guérin quittera la capitale en 1998 pour l’Écosse et Heart of Midlothian. Une dernière pige au Red Star, en amateur, et le milieu de terrain box to box des années 90 change de vie. Il s’essaie brièvement au banc de touche (réserve du PSG entre 2005 et 2007), mais, avant, il avait déjà repris le chemin des études avec une formation en journalisme. Dans la foulée, il va traîner sa voix de canard chez Canal +, W9, France 2 ou Direct 8. Plus tard, l’ancien international monte sa propre société : « Vincent Guérin Sports » , une agence de communication qui bosse aussi dans l'événementiel et met des billes dans Pronostip, un site de paris sportifs. 1996 reste son apothéose.

Patrick Colleter

Le natif de Brest a joué sa finale sur le côté gauche du 3-5-2 parisien. Teigneux et amoureux des matchs à enjeux, le gaucher quittera le PSG dans la foulée de la finale après cinq ans de bons et loyaux services. Direction Bordeaux avant de jouer à Marseille, Southampton et Cannes. En 2001, il arrête le football à 36 ans. Il se teste sur un banc de touche en Gironde, dans le club amateur de Saint-Médard-en-Jallès pendant deux saisons avant de rejoindre son ancien coéquipier du PSG, Ricardo, sur le banc des Girondins en tant qu’adjoint. Il suivra le Brésilien à Monaco entre 2007 et 2009. S’ensuit alors une longue période en dehors du football avant de devenir adjoint au Red Star d’un autre ancien Parisien, Laurent Fournier. Depuis, l’homme à l’accent exerce de temps en temps sur beIN Sports en tant que consultant.

Raí

De la finale, il n’aura joué que 11 minutes. Le temps de se faire la cheville sur un tacle autrichien. Pas grave, le Brésilien reste un génie. Un numéro 10 comme le PSG en a peu compté. Lui aussi tirera sa révérence en 1998, à 33 ans. Le seul étranger des titulaires du 8 mai 1996 aura marqué le PSG comme un prince. En 98, il ressent le besoin de rentrer au pays, à São Paulo, son club de cœur. En 2000, il dit stop au football et se met immédiatement au service des autres. Avec son ami Leonardo, il met sur pied la fondation Gol de letra, qui a pour but de développer l’éducation et la formation des enfants de quartiers défavorisés. Sa fondation est toujours en activité. En 2006, il devient ambassadeur du PSG en Amérique du Sud pendant une saison. L’homme a tellement marqué la France qu’il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2013 et sera ambassadeur de France Télévisions pour les prochains JO de Rio, cet été. Que des numéros 10 dans ma team.

Patrice Loko

Après un début de saison compliqué (il termine en GAV pour exhibitionnisme), Loko revient bien et termine dans le onze pour la finale de Bruxelles. Remuant, Loko file à l’Euro 96 avant de faire une saison 96/97 de très bonne facture. En janvier 1999, il quitte pourtant Paris pour Lorient avant de prendre le chemin de Montpellier, Troyes et Ajaccio. Il s’arrête à 34 ans, mais reste dans le milieu du sport. Il se met à la création d’entreprise (événementiel), mais aussi à la restauration en investissant dans un bar lounge à Vannes (La Bodeguita), revendue depuis.

Youri Djorkaeff

L’autre champion du monde 1998 avec Bernard Lama - mais lui, il a vraiment joué. Il ne passe qu’une saison dans la capitale, mais quelle saison ! Héros du Riazor en demi-finale, le Snake joue en pointe à Bruxelles. Il gagne un trophée et quitte la capitale pour l’Inter Milan où, pendant trois ans, il fera équipe avec Zamorano, Ronaldo ou Roberto Baggio. À 31 ans, il file à Kaiserlautern avant de goûter à la Premier League (Bolton, Blackburn). Comme un grand, il termine en MLS, à New York, où il vit toujours. Comme beaucoup d’anciens, il devient consultant télé (Orange, TF1), mais s’essaie aussi à la télé-réalité en devenant juré de Masterchef le temps d’un épisode tourné à NY. À côté, il s’investit dans son premier club de l’Union générale arménienne de Décines, où il met quelques billes tout en mettant sur pied sa fondation pour les enfants. À côté de ça, il a aidé à la création d’un complexe de foot à 5 sur les hauteurs de Nice. Quand il revient sur la Côte d’Azur, il y taquine le cuir.

Le banc de touche

Francis Llacer

Le fils spirituel de Luis Fernandez a joué le dernier quart d’heure de la finale. Quand il fallait sortir les muscles. Formé au club, Cisco aura tout connu au PSG sans jamais vraiment s’y installer. Champion d’Europe, il file malgré tout en prêt à Strasbourg en 1996 avant d’aller se balader à Saint-Étienne et Montpellier. Malgré tout, il finira dans la capitale en 2003. Proche de Luis, il tente l’aventure du Betar Jérusalem, comme adjoint, en 2005. En vain. Finalement, il change de monde en s’occupant d’un centre équestre dans le 77 avant de se lancer dans un projet beaucoup plus grand dans le Nord - Horse Land - malgré des soucis juridiques et un redressement judiciaire à la clé.

Julio César Dely Valdés

Il entre tôt à la suite de la blessure de Raí. Le Panaméen à la dent en or termine sa première année au PSG avec un titre européen. Il quittera la capitale en 1997 pour le Real Oviedo. La suite ? Málaga, Nacional et un retour au pays au Depor Arabe Unido. À la retraite, Dely Valdés reste dans le milieu en prenant la tête de l’équipe nationale, mais aussi en tant qu’adjoint à Málaga entre 2008 et 2010. L’an dernier, il a pris en main la destinée du club du Salvador C.D. Aguila. Au PSG, il était au bon endroit, au bon moment. En buteur.

Pascal Nouma

L’attaquant n’est pas entré en cours de match. En fin de saison, il quitte le PSG pour Strasbourg. Derrière, il joue à Lens, Beşiktaş, Marseille, Al-Khor et Livingston. C’est surtout son après-carrière qui détonne, puisqu’il joue les comédiens dans le Star Wars turc, avant d’enchaîner avec le Danse avec les Stars local, mais aussi The Voice. En Turquie, Nouma est une légende vivante. Un postulat que son licenciement du Beşiktaş en 2003, pour avoir simulé une masturbation à la suite d’un but, n’a pas ébranlé.

Oumar Dieng

Le latéral droit n’a pas joué la finale non plus. Il quittera également le club en fin de saison, direction la Sampdoria. Après plusieurs piges en Turquie et en Grèce, il s’arrête définitivement en 2007, à Kavala. En septembre dernier, il a pris en main les jeunes pousses du club de Romainville après avoir validé un Master 2 de management du sport à la Sorbonne. Il est resté très proche de Bernard Lama.

Richard Dutruel

Le gardien remplaçant aura eu la chance de jouer dans les barres du FC Barcelone. C’était en 2000, quatre ans après son départ du PSG, son club formateur. Vigo, Alavès, Strasbourg, le Savoyard aura voyagé avant de se poser au pied de ses montagnes où il prendra en main des responsabilités au sein de l’ETG entre 2010 et 2011. En 2008, il est même élu conseiller municipal à Publier, dans son coin. Comme beaucoup d’anciens footballeurs, le portier est diplômé du CDES de Limoges.

Luis Fernandez

L’homme à la sucette. Le fou. Le coach qui n’a jamais accepté la présence de Yannick Noah en tant que préparateur mental de cette finale. Malgré la victoire de Bruxelles, Luis Fernandez quitte le PSG et file à Bilbao où il finira 2e de Liga. Derrière, il va revenir au PSG, mettre Ronaldinho sur le banc, avant de partir en voyage : Espanyol, Al-Rayyan, Betar Jérusalem, Bétis, Reims, l’équipe d’Israël, mais aussi la Guinée. Depuis, celui qui officie sur RMC et beIN Sports avec des périphrases cherche un banc à la hauteur de sa folie.


Par Mathieu Faure

Dans cet article

Je ne me rappelais même plus que Luis avait fini 2eme de Liga avec Bilbao. Etait-il vraiment un bon entraineur à l'époque ? Bénéficiait-il de conditions très favorables ? Est-il un bon entraineur juste rouillé ces 10 dernières années ?
Altopécore Niveau : Ligue 1
Note : 1
Message posté par Cheric Zghemmfour
Lorsque je vois que cette victoire du PSG en 96 est évoquée, je répète toujours la même chose : cette compétition n'avait aucune légitimité, elle n'aurait jamais dû voir le jour.C'est enfantin de faire affronter les vainqueurs de leurs coupes nationales respectives, ça n'a aucune utilité.Tout juste cette mascarade avait sa place dans un tournoi amical d'avant saison, et encore.Elle a été arrêtée, et c'est bien mieux ainsi.


C'est tout autant enfantin de faire affronter les champions des différents pays européens et ça n'a pas plus d'utilité. Et c'est tout autant enfantin de faire affronter les 2e ou 3e ou 4e des championnats et n'a toujours pas plus d'utilité. Pis en fait, c'est pas très compliqué le principe d'une coupe du monde entre nations, ça sert pas à grand chose non plus d'ailleurs.

Bref, à ce compte là, rien n'est vraiment légitime, je trouve l'argument pas très convaincant. Néanmoins, c'était clairement la coupe d'Europe la moins relevée et sans doute celle qui faisait le moins recettes.
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Note : -1
Message posté par paul.la.poulpe
DOnc tu nous ponds dans le meme post que cette compet' n'avait aucun intéret mais que Paris a acheté des matchs pour l'avoir? Et ça te semble logique?


Les masses ne sont pas censées savoir que cette coupe est sans légitimité.Eux,tout ce qu'ils voient, c'est que leur club a gagné un trophée.
Note : 1
Message posté par Altopécore
C'est tout autant enfantin de faire affronter les champions des différents pays européens et ça n'a pas plus d'utilité. Et c'est tout autant enfantin de faire affronter les 2e ou 3e ou 4e des championnats et n'a toujours pas plus d'utilité. Pis en fait, c'est pas très compliqué le principe d'une coupe du monde entre nations, ça sert pas à grand chose non plus d'ailleurs.

Bref, à ce compte là, rien n'est vraiment légitime, je trouve l'argument pas très convaincant. Néanmoins, c'était clairement la coupe d'Europe la moins relevée et sans doute celle qui faisait le moins recettes.


Tu crois vraiment que la Coupe UEFA de l'epoque etait plus prestigieuse que la C2 de l'epoque ? Moi je crois pas , dailleur c'est pas pour rien que le vainqueur de la C2 recontrait le vainqueur de la C1 pour une super coupe d'europe , chose que ne permettait pas au vainqueur de la C3...

STOP de réecrire l'histoire , cette C2 etait pas une coupe d'europe en bois. Si vous suiviez pas le foot a l'epoque on y est pour rien...

Aujourd'hui il n'y en que pour la C1 , mais a l'epoque c'etait moin evivent, meme si c'etait la "Grande coupe d'europe"
Cette coupe n'avait pas grand intérêt, même les organisateurs ont fini par laisser tomber.
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ahah l'autre sardine aigrie qui nous fait encore étalage de toute sa paranoia et qui essaie par la même occasion de rabaisser le seul trophée européen du PSG.

Oui la C2 était la moins bandante des 3 coupes, oui le plateau était généralement moins relevé et le parcours légèrement moins long (un tour de moins) mais ça restait une très belle compétition bien plus sexy que les ligue des champions et Europa League d'aujourd'hui car uniquement basée sur des matchs couperets en aller retour, le vrai charme de la coupe d'Europe, à chaque marche tu posais tes couilles.

Puis cette cette cuvée 96 était plutôt bonne, définitivement ma plus grande fierté et ma plus grande joie en tant que supporter parisien.

Tout a commencé par un déplacement piégeux au fin fond de l'Europe à Molde ou un certain Solksjaer faisait ses premier pas.
Puis ce récital dans ce temple du football qu'est le Celtic Park, la plus belle partition qu'il m'ait été donnée de voir réalisée par 11 parisiens en quasiment 30 ans.
Un jeu d'une fluidité et d'une précision folle, récitait comme dans un rêve, qui fera se faire lever au coup de sifflet final tout Celtic Park pour une standing ovation, moment rare et incroyablement émouvant, c'était le début d'une grande histoire mais personne ne le savait encore.

Puis ce match face au Parme de Stoichkov, le grand Parme du milieu des années 90 qui raflait tout sur son passage en coupe d'Europe, petite défaite 1-0 à Ennio Tardini et match retour légendaire, j'y étais, j'ai connu notre équipe parisienne championne d'Europe 8).
Paris prend les parmesans à la gorge des le début du match et marque très rapidement par l'intermédiaire de Raï sur pénalty.
Mais comme on le sait à l'époque avec les italiens, il ne leur faut pas deux occasions pour nous en mettre un et sur une action anodine c'est ce qui arrive.
Terrible coup de poignard, 1-1 il faut désormais en mettre 2 pour se qualifier, à l'époque une équipe française ne s'en relevait pas face à un club italien, notre chat noir.
Maud dans une ambiance indescriptible, volcanique et fusionnelle nos ouailles y parviendront.
Loko d'un superbe pointu dans la lucarne et Raï sur un second pénalty avec tout le calme et la lucidité qu'on lui connait, jamais il ne ratera un pénalty avec le PSG, sauf un ! lors de son dernier match en finale de la coupe de France face à Lens fou, gloire éternelle à notre plus beau numéro 10.

En demi La Corogne du grand Bebeto, autre grand club des années 90 qui parviendra par exemple à être champion d'Espagne devant les indétrônable Barcelone et Real, ce coup de canon parfait de Djorka au Riazor dans les dernières minutes, coup de patte magique dont lui seul avait le secret.
Quelle seule et unique saison sous nos couleurs, ce lob contre Nantes, cette volée contre Auxerre !!!

Enfin cette finale, Dely Valdés un début de saison tonitruant puis la perte de confiance totale, il ne mettait plus un pied devant l'autre et s'il a été méritant en finale il ne fera rien d'autre que de croquer comme depuis quelques mois, tout comme Loko d'ailleurs autre joueur malade cette saison là après son arrivée tumultueuse à Paris.

Faut dire que Paris connaîtra l'une de ses premières et fameuses crises cette saison là, leader du championnat à la trêve avec plus de 10 points d'avance sur Auxerre, ils se feront rattraper et griller la politesse par Guy Roux.
Le groupe était en crise d'où la présence de Noah, on reprochait à Luis d'être trop proche de ses joueurs, trop potes et de ne pas mettre la distance nécessaire en rapport a son poste et cruciale pour gérer les conflits.

Malgré tout on soulèvera ce magnifique trophée, le chant de Noah retentira à tout jamais dans les travées du parc même si depuis le plan Leproux on ne l'entend plus comme beaucoup d'autres, notre histoire est en train de se perdre.

Cette finale c'est aussi la volée de Djorka façon van Basten juste au dessus de la barre, de nombreux ratés qui nous amèneront à des dernières minutes interminables, heureusement Guérin aux trois poumons était la pour nous soulager.

J'ai toujours la K7 du match que j'avais enregistré à l'époque comme tous les grands matchs du PSG, elle est aujourd'hui bien usée après un nombre incalculable de visionnage.

On est aujourd'hui le seul club en France encore capable de gagner les trois coupes européennes. Ligue des champions, coupe des coupes et Europa League ...
danseavecmamie Niveau : DHR
Comme dit souza, c'était la vraie coupe d'Europe avec des matches au couteau.
Avec les poules maintenant tu peux te qualifier avec un match nul et deux défaites. Ou est le prestige?

Ne pas oublier aussi que le psg a été demi finaliste de la ligue des champions en 95 quand ces dernières années il ne dépasse pas les quarts avec une équipe soit disant plus forte.
Note : 1
Belle hommage, qui mérite des images :

https://www.youtube.com/watch?v=Ho-_q1T5hmw

J'ai bizarrement assez peu de souvenirs de ce trophée là, je me souviens l'avoir fêté, mais les matchs en eux-même m'ont moins marqué, sauf peut-être l'aller-retour contre Parme.

Beaucoup de souvenirs détaillés pour la campagne de ldc 94-95. Et beaucoup sur la coupe des coupes 96-97. Et ce fameux, exceptionnel PSG-Liverpool en demi aller. C'est mon Celtic-PSG, une démonstration, une ambiance de folie en tribune avec un accueil parfait pour les supp liverpooliens qui applaudissent les virages parisiens en fin de match malgré la baffe prise sur le terrain.

Et cette finale frustrante contre le Barca avec les occases manquées en 1ere mi-temps de Loko, ce tacle stupide de Ngotty et le péno de Roro.
Oublié de mettre les images.

résumé :

https://www.youtube.com/watch?v=KOQVwnq64D8

match complet :

https://www.youtube.com/watch?v=6TGb8gQ6pyY

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