1. //
  2. // 12e journée

Promus : Objectif 17ème place

Pour les promus, il n'y a qu'un seul objectif. Survire. Evian-Thonon-Gaillard, Dijon et Ajaccio ont un seul chiffre en tête : 40 points. Il n’y a qu’une chose à faire. Laisser trois équipes derrière soi. Comme sur Koh-Lanta, ce sera long et pénible. Savoyards, bourguignons et corses espèrent bien échapper à l’ascenseur qui les renverrait batailler en Ligue 2.

0 1
A Koh-Lanta, il y a des stéréotypes à respecter. Chaque année, les même têtes, les mêmes profils s’affrontent, s’aiment et se trahissent. Pas vraiment originale, la Ligue 1 abreuve chaque année le public des mêmes morphotypes de promus. Il y a l’équipe qui recrute à tour de bras des trentenaires revanchards, celle qui monte et conserve son effectif ambitieux et enfin le club que l’on annonce déjà de retour à l’étage inférieur l’année prochaine.

Evian-Thonon-Gaillard a joué le thème de l’expérience tout l’été : Leroy, Govou, Poulsen, Sorlin ou encore Barbosa en seraient les garants. L’équipe de Casoni voudrait-elle s’inventer un passé ? Comme si le club néophyte au plus haut niveau voulait compenser son inexpérience par un mental à tout épreuve. En fait, Evian apparaît comme celui qui pense être fort psychologiquement mais qui se fait blouser aux portes de la finale. De quoi s’inquiéter ? Un peu. Le début de saison cahin-caha des joueurs de Croix de Savoie n’est pas fait pour rassurer. Le seul coup d’éclat reste le match nul à domicile face aux PSG des Qataris. Une attaque famélique, une défense moyenne, Evian semble avoir de plus en plus de mal à se faire aux exigences de la ligue 1. Le fait est qu’ils ne sont pas les seuls à avoir difficilement lancé leur saison.

Dijon, l'insolent

Car s’il y a un espoir pour les promus cette saison, c’est le niveau très faible de plusieurs clubs. Cinq équipes à une victoire ou moins après onze journées, c’est du jamais vu. Surtout en Ligue 1, championnat très homogène par excellence. La palme revenant à Brest, toujours à la recherche de sa première victoire. Ce qui laisse penser que cette saison les conditions de survies seront moins extrêmes que l’année dernière où les 44 points de Monaco n’avaient pas été suffisants pour obtenir le maintien.

Comme il faut toujours un petit insolent dans ce genre de situation, Dijon a décidé d’endosser ce rôle-là. Après un début catastrophique et une piquette reçue à domicile face à Rennes (1-5), le DFCO relève la tête et bombe le torse. Trois victoires contre Lorient, Brest et Evian, soit deux adversaires directs, et des matchs encourageants comme face à Lyon. Mais le gros coup, c’est en coupe de la Ligue que les joueurs de Carteron l’ont fait. Menés 2-0 par un Paris facile au bout d’une demi-heure de jeu, les coéquipiers de la révélation Benjamin Corgnet ont su faire payer aux joueurs de la capitale leur suffisance pour l’emporter 3-2. Il y a pire pour préparer la réception d’un OM convalescent ce samedi. Pour un nouvel exploit irrespectueux ?

Ochoa, la bonne pioche

Pour Ajaccio, c’est autre chose. Les corses ont bien du mal à se faire à ce nouvel environnement hostile. Sept petits points et 22 buts encaissés en 11 matchs. Il y a mieux pour débuter une saison. La course contre-la-montre a déjà débuté pour les coéquipiers de Guillermo Ochoa mais force est de constater que la défense insulaire a bien du mal à résister aux offensives adverses alors que les dix buts marqués (deuxième plus mauvaise attaque de L1 derrière Brest) inquiètent quant à la capacité des hommes de Pantaloni à inverser la tendance. Ajaccio doit se refaire une santé sous peine de voir ses adversaires directs s’échapper. Néanmoins, tout n’est pas noir du côté corse puisqu’avoir un bon gardien peut rapporter des points et ça semble être le cas du côté de François Coty. Guillermo Ochoa, le gardien international mexicain et son style atypique mais efficace font des merveilles en ce début de saison. Si le reste de l’équipe se met au diapason, comme à Marseille où il a longtemps retardé l’échéance, il se pourrait bien qu’Ajaccio soit un candidat plus que crédible à la survie.

L’année dernière, la onzième journée de Ligue 1 avait joué les augures. Monaco, Lens et Arles-Avignon se partageaient les places de relégables dans cet ordre. Soit le même qu’au soir de la 38ème journée. Entre Savoie et Bourgogne, on aimerait voir l’histoire se répéter. Plus au sud, on rêve de bousculer les pronostics. Chacun dans leur style, les promus 2011-2012 comptent bien s’installer dans l’élite française. Du côté de Brest, Nice, Valenciennes ou Nancy, on préférerait que ces nouveaux aventuriers de la survie n’aient pas les épaules assez solides pour résister aux 38 journées.



Christophe Gaudot
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Rio ne répond plus
0 1