1. // Groupe H
  2. // Chili/Suisse

Profils d'outsiders

Les deux leaders du groupe H s'affrontent avec une qualification quasi-certaine en cas de victoire. Entre une Suisse disciplinée et un Chili offensif, l'opposition de styles s'annonce passionnante.

Modififié
0 0
On n'attendait rien ou presque de la Suisse durant cette Coupe du monde. Diminuée par les absences, en plein doute après une campagne de préparation laborieuse, elle a pourtant créé LA sensation de la première journée en battant le favori espagnol. On n'attendait pas forcément grand-chose non plus du Chili. Arrivée en Afrique du Sud dans l'ombre des deux géants du football sud-américain, Brésil et Argentine, la formation dirigée par Marcelo Bielsa a pourtant fourni l'un des jeux les plus séduisants de la première semaine de compétition face au Honduras, dans la droite ligne d'une brillante campagne de qualification (deuxième, juste derrière le Brésil). Ces deux équipes –respectivement 24e et 18e au classement Fifa– ont de parfaits profils d'outsiders. Une deuxième victoire de rang assurerait pour l'une comme pour l'autre une quasi-qualification pour les 8e. Peuvent-elles même viser mieux ? Assurément.

Le coffre-fort suisse

De prime abord, la Suisse n'impressionne pas : une majorité de joueurs évoluant dans des clubs de seconde zone, pas vraiment de leaders techniques (Barnetta et Derdiyok mis à part, en attendant le retour de Behrami peut-être dès aujourd'hui) et un jeu rugueux pas très sexy. Oui, c'est vrai, ne comptez pas sur la Suisse pour proposer du football champagne et faire monter la moyenne de buts. Mais ça, la Suisse s'en fout. Sa force première, c'est la cohésion d'équipe. Ce bon vieux Ottmar Hitzfeld n'est pas né de la dernière pluie. Il a construit une équipe avec les moyens du bord et avec une certitude : la victoire de sa Nati ne peut passer que par une grande solidarité et une discipline tactique irréprochable. Pas question, donc, de se prendre pour ce que l'on n'est pas et de chercher à faire du jeu. Non, avec la Suisse c'est à l'adversaire de faire tourner le ballon, toute l'équipe travaille à la récupération et en contre, on utilise l'impact physique de Nkufo et Derdiyok pour faire la différence. Discipline, patience, sacrifice et réalisme, façon Inter de Mourinho contre le Barça. C'est en tout cas la recette appliquée avec succès face à l'Espagne. Vu comme ça a fonctionné, il n'y a pas de raison que ça change face au Chili. Le même onze pourrait ainsi être confirmé, avec Von Bergen remplaçant Senderos, blessé, et Fernandes confirmé titulaire au poste inhabituel de milieu gauche. A noter que Frei et Behrami, de retour de blessure, sont également opérationnels et susceptibles de jouer.


El loco Chile

Le Chili maintenant. Un profil d'outsider également, mais un profil diamétralement opposé. Sous la direction d'El Loco Bielsa, l'autre Roja (après celle de l'Espagne) pratique un toque offensif autrement plus séduisant. Disposés en 4-2-1-3 face au Honduras, les successeurs de Zamorano devraient cette fois retrouver le système tactique en 3-3-1-3. Dans les cages, le solide capitaine Claudio Bravo. En défense, le trio devrait être composé de Ponce, Medel et Jara (ce dernier prenant la place de titulaire au milieu défensif Millar). En sentinelle du milieu de terrain, Carmona sera chargé du travail de récupération, avec sur les côtés deux latéraux très offensifs : Isla à droite et Vidal à gauche. En meneur, on retrouvera évidemment Mati Fernandez placé en retrait d'un impressionnant trident offensif constitué de Sanchez à droite, Beausejour à gauche et le retour de blessure d'El Chupete Suazo au centre (Valdivia, titulaire lors du premier match, est incertain). Comme ils le font depuis leur beau parcours de qualification, les petits gabarits chiliens vont miser sur leur aisance technique et la vivacité de leur football pour tenter de débloquer le verrou suisse.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
On était au Pain de Sucre
0 0