1. // Groupe B
  2. // Grèce/Nigeria (2-1)

Première pour la Grèce !

L'Afrique a sans doute perdu son premier représentant avec cette défaite nigérianne, face à des Grecs tout aussi mauvais que lors du premier match contre la Corée, mais bien aidé par une l'expulsion de Kaita dès la 33ème minute.

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Après leur piètre prestation lors de la 1ère journée, on ne s'attendait pas à un match génial de la part des deux cancres du groupe B, en tout cas, à onze contre onze. Mais parfois, la vie est bien faite et la jeunesse est bien conne ou à remercier, c'est selon.

On allait en effet tout droit dans le mur, les deux équipes jouant au ralenti, multipliant les fausses passes, les mauvais choix et les fautes. La rencontre était terriblement hâchée, jouée sur un faux rythme. On commence à prendre espoir après l'ouverture du score de Kalu Uche (16ème). Le joueur d'Almeria frappe un coup franc de 40 mètres. Odemwingie, devant le portier grec, feinte la tête et voit le ballon caresser le petit filet. Mais cela ne libère pas pour autant des Nigérians bien trop faciles et des Grecs bien trop laborieux.

Alors la Grèce sort la méthode des anciens : et si on faisait péter un plomb à un jeune premier. La victime s'appelle Sani Kaita, milieu droit des Super Eagles. Juste avant une banale remise en touche, le latéral grec Tsoridis provoque vaguement le Nigérian qui répond par un coup de pompe sur la cuisse. Le kick est certes raté, Tsoridis en rajoute des tonnes, mais pour le mauvais geste et avec l'aval de son assistant, l'arbitre Oscar Ruiz décide d'expulser Kaita.

C'est bon, la partie est enfin lancée. Merci à la connerie du jeune Kaita et à la roublardise de Tsoridis, qui se relève illico sitôt le carton rouge sorti (33ème). La Grèce se rue enfin sur le but d'Enyeama. Salpingidis, après une belle combinaison Karagounis-Samaras butte sur Enyeama, une nouvelle fois décisif (40ème). Samaras, le Lorenzo Lamas du Celtic Glasgow, fraîchement entré en jeu après l'expulsion de Kaita, rate une minute plus tard l'égalisation, Haruna bien placé sur sa ligne repoussant la tentative de l'attaquant hellène. Ils le marqueront ou pas le premier but de leur Histoire en Coupe du Monde ? Oui, juste avant la mi-temps. Et l'histoire retiendra que ce dépucelage est l'oeuvre d'une affreuse frappe déviée de Salpingidis, bien servi par Katsouranis (44ème).

En deuxième période, les Grecs essaient naturellement d'inscrire ce deuxième but. Mais, force est de constater qu'ils s'y prennent comme des manches. Plutôt que de faire courir des Nigérians pas vraiment transcendants, ils se bornent à envoyer des cachous dans la surface d'Enyeama et de compter sur le crâne de Samaras ou les facultés de furet de Gekas. Aucune préparation de jeu, rien, que dalle. Les Nigérians, pas fous, se regroupent donc en bloc dans l'axe, laissant les ailes libres. Quitte à ne recevoir que des centres autant être en nombre à la réception, non ?
Enyeama sauve son camp sur toutes les têtes qui traînent (Kyrgiakos, 55ème et Samaras, 69ème) ou les boulettes de Yobo (60ème), Yakubu et Obasi manquent inexplicablement le hold-up, en se plantant comme des nazes devant Tzorvas (60ème). Bref, cette deuxième période est d'une incohérence complète. On n'est dès lors plus trop étonnés de voir la Grèce doubler la mise sur une toile de son habituel sauveur. Enyeama relâche une frappe grecque ramassée par Tsoridis, perdu dans la surface nigérianne (72ème).

Le dernier quart d'heure ne changera pas grand chose, si ce n'est de constater, que même à 10, la Grèce n'aura jamais réussi à enfoncer le Nigéria, pourtant à la peine physiquement (nouvelles blessures de Taïwo et Echiejilé dans la foulée, vive la Ligue 1 !) et sans création au milieu de terrain (reviens Jay-Jay !). Finalement, la sélection de pépé Rehhagel, aussi vilaine soit-elle, jouera sa qualification contre l'Argentine tandis que le Nigéria est presque éliminé. Une victoire contre les Sud-Coréens et l'espoir d'une défaite du crew de Diego contre la Grèce pourrait encore permettre aux Super Eagles de poursuivre ce Mondial sud-af. Mais honnêtement, on n'y croit pas trop. Lägerback doit déjà commencer à préparer son paquetage, quatre mois après son arrivée.

Ronan Boscher

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