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Première en jaune pour le Cav !

On l'annonçait vieillissant, impuissant face aux fusées allemandes Greipel et Kittel. Sur les plages du débarquement en Normandie, Mark Cavendish a remporté au sprint sa 27e victoire sur le Tour à l'occasion de cette première étape entre le Mont-Saint-Michel et Utah Beach. En costaud.

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Humiliés à l'Euro, vilipendés en Europe, les Anglais ont retrouvé un peu de crédit ce samedi. Ils peuvent remercier leur compatriote Mark Cavendish, vainqueur de ce premier sprint du Tour sur les plages du débarquement au terme d'une très longue dernière ligne droite. Un vainqueur presque surprise, car durant la saison 2016, Cavendish s'était imposé trois fois seulement jusque-là. Mais il a su se magnifier pour remporter ce « sprint le plus long » , tout près d'Omaha Beach, au terme d'une première journée qui avait démarré au pied du Mont-Saint-Michel. Et qui a respecté les codes scénaristiques de toute bonne étape de plat qui se respecte. Le temps pour les coureurs de renouer avec la calvitie naissante de Christian Prudhomme, les chemisettes France Télé et les interviews de Gérard Holtz, et l'habituelle échappée « pancarte publicitaire » se forme dès le départ. Parmi les cinq hommes sandwichs prêts à se faire avaler par le peloton à quelques kilomètres de l'arrivée, Anthony Delaplace, le régional de l'étape, et Alex Howes, président du club de lecture des cyclistes pros. Sans nul doute un fan de Don Quichotte et des causes perdues. Paul Voss, l'un de leurs compagnons, avale les bosses en tête et assure le maillot à pois dans les deux seules côtes de la journée, tandis que Les Lotto accordent généreusement 4 minutes 30 aux baroudeurs du jour. Pour entretenir l'insoutenable suspense et préparer la sieste, Thierry Adam envoie magnéto sur magnéto en attendant le fameux « coup de bordure » tant annoncé sur les routes venteuses des plages de Normandie.

Contador la joue Cendrillon


L'unique tentative en ce sens est à mettre à l'actif des coureurs de la Cannondale, qui débarquent subitement en première ligne du peloton. Une seule victime à déplorer parmi les grands leaders : Alberto Contador, qui part à la faute en plein virage, à 80 kilomètres de l'arrivée. Le Pistolero en est quitte pour une belle gamelle et une chaussure à changer, mais finira bien l'étape dans le peloton. Peu après le passage de Gouville, « capitale mondiale de l'huître de pleine mer » célébrée par France Télé, le sprint intermédiaire donne une première indication des forces en présence pour l'arrivée. Derrière les échappés, Greipel devance Kittel, Sagan et Coquard, qui retournent somnoler, bien au chaud dans le peloton. 50 kilomètres pépère, bercés par l'air de clavecin qui accompagne les visites en hélico des châteaux de la région d'Eric Fottorino. Le seul à ne pas ronfler, c'est Anthony Delaplace, qui en remet une couche en tête alors qu'il passe à 7 kilomètres de chez lui.

Hello Kittel


La France ouvre un œil à 25 kilomètres de l'arrivée et le garde braqué sur Bryan Coquard, meilleur espoir tricolore sur le sprint qui s'annonce. Devant, on les aurait presque oubliés, mais Alex Howes et Anthony Delaplace continuent leur petit numéro 30 secondes devant le peloton. Et s'écharpent pour le dossard rouge. Mais à 5 kilomètres de l'arrivée à Utah Beach, l'avant-garde franco-américaine faiblit, avalée par le gros des troupes. Les trains Lotto et Etixx des Allemands Kittel et Greipel sont à la manœuvre sur l'interminable ligne droite qui mène à la ligne d'arrivée. Dans leur sillage, plusieurs maillots esseulés tentent de s'accrocher : ceux de Bryan Coquard, toujours aussi habile pour frotter, mais aussi de Christophe Laporte, sprinter de substitution chez Cofidis en l'absence de Nacer Bouhanni. Mais aucun d'entre eux ne succédera à Jimmy Casper, dernier Français vainqueur d'un sprint massif sur le Tour il y a 10 ans. La faute au briscard Mark Cavendish, 31 ans, qui prend intelligemment la roue de Peter Sagan avant de le sauter à la pédale dans les derniers mètres. Sur la ligne, le « Cav » résiste au retour de Kittel et remporte la 27e victoire de sa carrière sur le Tour, tout près de Bernard Hinault et ses 28 bouquets. Mais surtout, il revêt le maillot jaune pour la première fois de sa carrière. Sur la ligne, la joie de l'Anglais est donc à la hauteur de sa performance. Gérard Holtz peut en témoigner, lui qui a droit à un câlin en zone mixte. Le dernier Tour de « Gégé » , qui délaissera la Grande Boucle l'année prochaine, commence bien. Par Barthélémy Gaillard
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elmanuuuuuuuuuuuu Niveau : District
Content pour lui.
Parker Lewis Niveau : DHR
Ça m'a fait plaisir pr lui. Certainement le plus grand sprinter de l'histoire. Je lui souhaite d'égaler et pourquoi pas de battre le record du père Bernie.
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