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Le journal de Zlatan

Pourquoi Zlatan préfère Milan à Paris

Côté parisien, on s’inquiète : selon la rumeur qui court, Zlatan serait malheureux à Paris. Petites fouines que nous sommes, nous sommes allés fouiller dans les pages interdites de son journal intime. Et on y a trouvé ça.

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Cher journal,

Comme je te l’ai dit hier, Milan me manque. Hier soir, dans ma chambre d’hôtel, après avoir prouvé à tous qu'une île ne peut pas battre Zlatan, j'ai dressé une liste des choses dont je suis nostalgique. Si mon spleen ne passe pas, je l’envoie à Silvio et Adriano par pigeon voyageur. Même si personne ne pigeonne Zlatan. Je te fais part de ces états d'âme.

- À Milan, quand Zlatan avait besoin de se défouler, il pouvait aller cogner sur Strasser, ou mettre des coups de pied circulaires dans la tête de Cassano. Ici, dès que je m’approche de quelqu’un, il baisse les yeux et il se cache derrière Carlo. Comme à l’école, quand tu te planques derrière le prof. Le gros prof.

- Zlatan a accepté Buffon. Zlatan a accepté Zanetti. Zlatan a accepté Puyol. Zlatan a accepté Ambrosini. Mais Zlatan ne peut pas accepter d’avoir Jallet comme capitaine. Pas un type qui est né à Cognac et qui était déjà chauve à 26 ans.

- À Milan, le stade de San Siro est tellement beau qu’il est surnommé La Scala. Dans les couloirs du stade, il y a des photos de joueurs que Zlatan respecte, comme Van Basten, Gullit ou Nordhal. À Paris, la Scala, c’est une ancienne discothèque qui a été remplacée par un truc qui s’appelle le VIP Room, dans laquelle trône une photo dédicacée de Pierre Ducrocq qui pose avec la Coupe de la Ligue 98. Putain !

- Non, mais c’est quoi cette blague avec le centre d’entraînement ? Le Camp des Loges ? Ça veut dire quoi, ça ? Comment veux-tu que les joueurs soient enthousiastes d’aller dans un camp ? Redonnez-moi mon Milanello. Redonnez-moi le cuistot. Redonnez-moi mon Milan Lab.

- À Milan, le derby a de la gueule. Je le sais, je l'ai joué avec les deux maillots. À Paris, le derby le plus proche en Ligue 1, c’est contre l’ESTAC de Troyes. L’endroit où Sylvain Armand et Ronan Le Chrome vont acheter leurs jeans Kaporal. En covoiturage, bordel.

- En Italie, à la fin des matchs, j’étais interviewé par Beppe Bergomi, Zvonimir Boban ou Arrigo Sacchi, des mecs qui ont un vrai CV, même si Arrigo est un tocard qui pense que je marque des buts seulement parce que j’ai des grands pieds. Ici, au bord de la pelouse, il y a un nabot blondinet qui vient me parler. Le son de sa voix n’arrive même pas jusqu’aux oreilles de Zlatan.

- J’ai l’impression que Paris ne sait même pas de quelle couleur est son maillot. Bleu ? Rouge ? Blanc ? Gris ? Des bandes ? Pas de bandes ? Je comprends rien, bordel ! À Milan, au moins, c’est clair. Rouge et noir. Point. La couleur du feu et celle de la peur. Zlatan aime la peur. La peur dans le regard de ses adversaires. Et de ses coéquipiers.

- À Milan, les tifosi ont des couilles. Les mecs balancent un scooter du haut des gradins, juste comme ça, pour rigoler. À Paris, « Scooter » , c’est le surnom du responsable du département supporters. J’attends de voir qui va oser le balancer du haut des gradins. Venez le chercher.

- On m’avait dit qu’il y avait des bons coiffeurs à Paris. Non, mais c’est quoi l’arnaque ? Zlatan a testé plusieurs quartiers, des coins parfois obscurs, mais personne ne peut rivaliser avec "Seba", le coiffeur de Milanello. C’est lui qui a fait la queue de cheval de Zlatan. Et c’est lui qui est à l’origine des coiffures d’El Shaarawy, Mexès, Boateng. Et Galliani. Sérieusement, quand est-ce que Verratti vient se faire une vraie coupe ici ? Il pourra même lui tailler les sourcils.

- Je commence à comprendre qu’il n’y a pas photo entre la Ligue 1 et la Serie A. La preuve : en Italie, Mutu était juste un putain de cocaïnomane qui était sur le banc de Cesena. Ici, c’est une star et les télés se déplacent pour lui. Bizarre, je n’ai pas encore vu les images de son premier but en Ligue 1.

- Deuxième preuve : quand Milan achète un jeune espoir de Ligue 1, il disparait en réserve, puis en troisième division. Par contre, quand Paris achète un jeune espoir de Serie A, il est titulaire, et il renvoie Bodmer à ses réunions Weight Watchers. Avec Amel Bent en égérie. La classe.

- Dois-je vraiment comparer Nasser al-Khelaïfi et Silvio Berlusconi ? Un mec qui dépense tout son pognon pour s’entourer de stars, et un autre qui n’a besoin d’acheter personne puisque le pays lui appartient déjà. Et puis merde, j’attends encore Nasser dans une soirée bunga-bunga.


- À Milan, l’emblème, c’est le diable, ça force le respect, t’es dans un truc de bonhommes. Au Parc des Princes, quand j’arrive sur la pelouse, qui vient me tapoter dans le dos ? Germain le Lynx… Putain, Germain le Lynx, quoi ! On dirait un mec sorti d’une soirée bizarre où des types déguisés en peluche se font des câlins.

- À Milan, tout est permis. J’attends de voir quel joueur, à Paris, va oser se taper la fille du boss.

Z.

NB : C'est quoi cette blague ? À Paris, l'agent immobilier m'a demandé si je gagnais au moins trois fois le montant du loyer. Il veut vraiment que je lui explique que je gagne plus en un mois que lui dans toute sa carrière ?

PS : Une photo nostalgie de moi au Milan AC, quand l'alcool coulait à flot après un succès à Rome. À Paris, lorsque l'on gagne un match, Leonardo ramène deux bouteilles de Badoit. Enfin, lui, il dit "Bèdoit".



Ceci est évidemment une fiction. Toute ressemblance avec des faits réels et avérés serait fortuite. Enfin, pas vraiment.


Eric Maggiori, avec Mathieu Faure
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