France - Ligue 1 - 17e journée - Valenciennes/PSG
Par Mathieu Faure
Pourquoi Thiago Motta est-il indispensable?
Hasard ou pas, le retour de Thiago Motta dans le XI du PSG a coïncidé avec le meilleur match des Franciliens contre, il est vrai, une faible équipe d’Évian Thonon samedi dernier (4-0). Carlo Ancelotti a passé son temps à déplorer l’absence pour blessure de son milieu de terrain. Aujourd'hui, on comprend mieux pourquoi l’ancien mec de l’Inter est à ce point indispensable au collectif francilien.
Thiago Motta et un mec habillé en rose dans son dos
Parce que sa première passe
On a beau chercher, aucun milieu de terrain du PSG ne possède la première passe de Thiago Motta. On serait gourmand, on pourrait même étendre ce postulat au championnat de France tout entier. Avec l’Italien, c’est la base du football en action : contrôle-passe. Souvent vers l’avant, dans le rythme, dans le bon tempo de ses attaquants. Contre Évian, c’est lui qui a donné le tempo. Bizarrement, on a eu l’impression que le jeu parisien allait beaucoup plus vite. La fluidité était là. Ça déroulait, tranquille, sans fioritures. Et quand le numéro 28 enclenche la première, ça fait mal. Comme sur cet amour de passe en profondeur pour Maxwell parti dans le dos du latéral droit savoyard. Finalement on a moins vu les milieux parisiens jouer latéralement, c’est ça, l’effet Motta. Un patron. Quand on a été élevé à l’école barcelonaise, surtout en tant que milieu de terrain, on comprend très vite l’importance de faire tourner la balle sans trop se fatiguer. Un mec de cette intelligence tactique est un vrai plus. Surtout en Ligue 1 où les milieux sont avant tout des destructeurs de jeu. Pour la première fois, Ancelotti a pu profiter de sa colonne vertébrale Thiago Silva - Thiago Motta - Zlatan Ibrahimović. On a maintenant envie de voir ce que ça peut donner sur la durée.
Parce que son vice
Lorsqu’il est arrivé en France, d’aucuns ont trop vite catalogué le milieu de terrain. Pour beaucoup, Motta était une petite pute de l’entrejeu. Un mec bon qu’à mettre des coups. Rarement de face comme les caïds. Toujours dans le dos. Des coudes enfoncés dans les côtes flottantes, des petites semelles dans les tibias en douce. Bref, une catin. C’était oublier l’intelligence du type. En France, qui d’autre incarne à ce point la faute tactique ? Celle commise à 40 mètres de son but qui coupe dans l’élan une attaque adverse. Oui, Motta possède aussi ça dans sa besace. Cette science de la faute. Le genre de joueur capable de mettre une bonne semelle et d’aller tailler une bavette avec l’arbitre dans la foulée pour garder son totem de l’immunité. Difficile de lui mettre à l’envers quand on possède son CV et son palmarès (deux Ligues des Champions, deux Ligas, un Scudetto). Finalement, l’homme aux Mizuno est un joueur assez rare dans notre championnat. Et puis un mec qui tire à ce point profit de ses défauts (sa lenteur notamment) a forcément un QI football au-dessus de la moyenne.
Parce que c’est la plaque tournante
Contre Évian Thonon, Thiago Motta a rendu une copie de petit cochon : 113 ballons joués et 92% de passes réussies (pour seulement neuf pertes de balle). Des stats « barcelonaises » auxquelles la Ligue 1 n’est pas habituée. Bien entendu, la faiblesse de l’opposition est à noter mais les faits sont là. Dans cette configuration à deux milieux - qui semble mieux convenir à Motta que le triangle - l’Italien a rayonné. L’accolade chaleureuse lâchée par Ancelotti à sa sortie est un signe. Le Mister était en manque de son gaucher. « C’est un joueur très important, explique d’ailleurs Carlo Ancelotti. Il nous a beaucoup manqué. Il a du caractère et de la qualité. » Toutes proportions gardées, Motta est au PSG ce que Xavi est au Barça : sa plaque tournante. En théorie, Motta devrait être associé à Matuidi dans ce schéma à deux sentinelles (dans un threesome, c’est Verratti qui devrait compléter l’attelage). L’un ratisse, l’autre accélère le jeu. Quoi qu’il en soit, si le PSG souhaite remplir son cahier des charges, il aura besoin d’un Thiago Motta au top. Et pas cet ersatz du début de saison qui passait son temps à faire tamponner ses ordonnances par son toubib.
Parce qu’il est décisif
Buteur pour son retour à la compétition sur une action qu’il a lui-même initiée, Thiago Motta est capable d’aller coller une petite prune quand le temps le permet. Très bon dans les airs (1m87 au garrot), le numéro 28 a peut-être le potentiel offensif le plus grand de la chiée de milieux de terrain que compte le PSG. L’an dernier, c’est lui qui entretient l’espoir du titre en perforant la défense lorientaise lors de la dernière journée (2-1). Si le PSG compte aller loin en Ligue des champions et en championnat (officiellement l’objectif principal du club), il aura besoin des 3/4 caramels que le gaucher pourrait marquer. Sans compter des actions déclenchées à partir de ses relances. Un accélérateur de particules. À déjà 30 piges, le lascar n’en a plus pour longtemps. Autant en profiter au maximum. On finira par le regretter. Si, si.
On a beau chercher, aucun milieu de terrain du PSG ne possède la première passe de Thiago Motta. On serait gourmand, on pourrait même étendre ce postulat au championnat de France tout entier. Avec l’Italien, c’est la base du football en action : contrôle-passe. Souvent vers l’avant, dans le rythme, dans le bon tempo de ses attaquants. Contre Évian, c’est lui qui a donné le tempo. Bizarrement, on a eu l’impression que le jeu parisien allait beaucoup plus vite. La fluidité était là. Ça déroulait, tranquille, sans fioritures. Et quand le numéro 28 enclenche la première, ça fait mal. Comme sur cet amour de passe en profondeur pour Maxwell parti dans le dos du latéral droit savoyard. Finalement on a moins vu les milieux parisiens jouer latéralement, c’est ça, l’effet Motta. Un patron. Quand on a été élevé à l’école barcelonaise, surtout en tant que milieu de terrain, on comprend très vite l’importance de faire tourner la balle sans trop se fatiguer. Un mec de cette intelligence tactique est un vrai plus. Surtout en Ligue 1 où les milieux sont avant tout des destructeurs de jeu. Pour la première fois, Ancelotti a pu profiter de sa colonne vertébrale Thiago Silva - Thiago Motta - Zlatan Ibrahimović. On a maintenant envie de voir ce que ça peut donner sur la durée.
Parce que son vice
Parce que c’est la plaque tournante
Contre Évian Thonon, Thiago Motta a rendu une copie de petit cochon : 113 ballons joués et 92% de passes réussies (pour seulement neuf pertes de balle). Des stats « barcelonaises » auxquelles la Ligue 1 n’est pas habituée. Bien entendu, la faiblesse de l’opposition est à noter mais les faits sont là. Dans cette configuration à deux milieux - qui semble mieux convenir à Motta que le triangle - l’Italien a rayonné. L’accolade chaleureuse lâchée par Ancelotti à sa sortie est un signe. Le Mister était en manque de son gaucher. « C’est un joueur très important, explique d’ailleurs Carlo Ancelotti. Il nous a beaucoup manqué. Il a du caractère et de la qualité. » Toutes proportions gardées, Motta est au PSG ce que Xavi est au Barça : sa plaque tournante. En théorie, Motta devrait être associé à Matuidi dans ce schéma à deux sentinelles (dans un threesome, c’est Verratti qui devrait compléter l’attelage). L’un ratisse, l’autre accélère le jeu. Quoi qu’il en soit, si le PSG souhaite remplir son cahier des charges, il aura besoin d’un Thiago Motta au top. Et pas cet ersatz du début de saison qui passait son temps à faire tamponner ses ordonnances par son toubib.
Parce qu’il est décisif
Buteur pour son retour à la compétition sur une action qu’il a lui-même initiée, Thiago Motta est capable d’aller coller une petite prune quand le temps le permet. Très bon dans les airs (1m87 au garrot), le numéro 28 a peut-être le potentiel offensif le plus grand de la chiée de milieux de terrain que compte le PSG. L’an dernier, c’est lui qui entretient l’espoir du titre en perforant la défense lorientaise lors de la dernière journée (2-1). Si le PSG compte aller loin en Ligue des champions et en championnat (officiellement l’objectif principal du club), il aura besoin des 3/4 caramels que le gaucher pourrait marquer. Sans compter des actions déclenchées à partir de ses relances. Un accélérateur de particules. À déjà 30 piges, le lascar n’en a plus pour longtemps. Autant en profiter au maximum. On finira par le regretter. Si, si.
Par Mathieu Faure
Top 10 : Quintuplés, voire un peu plus…

















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C'est vrai qu'on a tendance à sous-estimer ce joueur pourtant c'est le même profil qu'un Busquets et on sait comme ce joueur est important dans l'équipe catalane.
Le petit gros pourrait voir en lui un mentor tiens, dans un style forcément un peu différent vu la différence de gabarit mais bon ... avec la même finalité.
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Si il marque un triplé on dira : "Motta, le nouveau Messi"...
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De plus il est fiable, il en fait que tres rarement des erreurs. Verrati est et doit rester pour l'instant un remplacant de luxe.
Je pense que la match à Lyon va être révélateur du réel potentiel du PSG (comme l'a été le match contre Porto).
Esperons que Motta ne soit pas blessé!
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Il va être l'élément qui va lier la défense et l'attaque, permettre au jeu de se fluidifier.
Il peut assurément devenir un taulier de ce PSG et se faire respecter dans le vestiaire. (D'ailleurs, ce cher Balotelli n'a pas pu oublier ça : http://www.youtube.com/watch?v=og3-eomFFi0 )
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Je me souviens d'un but de Pastore l'an passé au Parc contre Sochaux(6-1) ou Motta et le Flaco ont juste transpercé les Lionceaux avec un triple une-deux en partant du rond central.Utile
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"Et pas cet ersatz du début de saison qui passait son temps à faire tamponner ses ordonnances par son toubib." Thiago Motta absent, ce n'est pas un ersatz, c'est bien lui. Très peu de saisons à plus de 20 matchs. Ce qui explique certainement que je ne le connais que très peu. :)
Mais bon, comme dit, il va falloir le voir contre de plus fortes oppositions. Et en plus, si il devient cette plaque tournante de l'entre jeu, il sera bien plus ciblé. (Je ne pense pas qu'il ait été spécialement ciblé contre ETG) ET déjà face à Lyon, il risque de se coltiner Malbranque et Gonalons. ET ces deux là sont des chiens. AU rayon des premières passes, le Gonalons n'est pas si mauvais et progresse encore, au rayon des coups de pute*, c'est déjà un vieux briscards.
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Pour info Néné serait sur les tablette de l'inter Milan ==>> http://psgdirect.net/
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J'espère sincèrement qu'il sera présent contre nous dimanche soir (j'ai vu qu'il était incertain contre valenciennes)... pitin ça va avoir de la gueule cette bataille du milieu de terrain. D'ailleurs je ne serais pas surpris de voir CA rajouter un bonhomme dans son milieu de terrain ... ce 4-4-2 c'est top pour dézinguer les équipes qui blindent derrière mais contre l'OL ça me parait assez couillu vu le repli défensif souvent inexistant des menez, lavezzi, pastore ou ibra. Et je ne vois pas CA prendre le risque de laisser Motta et Matuidi/Chantôme/Verrati (entourer le joueur qui va jouer) au milieu du trident Gonalons-Malbranque-Gourcuff.
Mais je reste convaincu que Paris va nous sortir un match de derrière les fagos en mode LDC. Hâte d'y être.
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Matuidi me plait aussi depuis le début de saison où il est à un niveau que je ne pensais pas.
Mais bah je ne suis pas supp du PSG ms en tant qu'amoureux du foot bah je me touchais devant Verrati.
Meme si c'est un problème de riche, on en fait quoi dans ce 4-4-2 ???
là où la mécanique était difficile en début de saison, il a qd meme grandement aidé à donner du jeu à Paris.
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Pardonnez-moi si je me trompe, mais ça voudrait dit qu'il est vraiment très grand en fait.
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Comparer Motta et Xavi ??! Motta n'aurait jamais pu jouer au Barca !!!
...il y est juste resté de 1999 à 2007 et à remporté :
la Ligue des Champions : 2006
la Liga en 2005 et 2006
Supercoupe d'Espagne : 2006
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Motta a été formé au barça ou plutot a fini sa formation au barça, tu sais quoi il a gagné une ligue des champions et 2 liga avec barcelone....
Oui déconnecte toi et retourne sur eurosport ou l'équipe ta le choix.
Sur ce bonne après midi quand même sans rancune
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Un grand moment de solitude sans doute !
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y'a 20 ans, ce genre de gars nous exaspérait car ils avaient tout compris au "game".
aujourd'hui, on a ce gars avec nous, ce qui est une vraie chance, comme l'auteur je pense qu'il est vraiment le joueur le plus important de notre équipe (avec l'autre thiago).
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Depuis son arrivée au Genoa, Motta est l'un des meilleurs milieux de terrains du monde, je le trouve vraiment trop fort.
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1ère image que j'ai, la baffe d'Amalfitano sur Matuidi, je me suis dit, jamais il ne l'aurais fait contre Thiago.
Remember le match vs Montpellier au parc l'année dernière (2-2) ou il fait mine d'envoyer un coup de poing à un joueur de Montpellier, ce joueur qui en a presque fait dans son froc ensuite ! Le meilleur geste du match !
Et 2ème image qui me vienne à l'esprit :
une image parlera mieux.
http://www.canal-supporters.com/archives/43980
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Dès qu'évian a mis un peu de pressing au milieu en 2eme mi-temps, il était à la rue, s'il joue contre VA il va se faire bouffer, entre lui et sissoko deux recrutements en bois de leornado.
Le sissoko a prendre il est encore à toulouse, lui il mets du bois et a un vrai impact physique.
Globalement cette fameuse embellie du psg contre evian c'est juste du flan, à part le reveil de pastore (mais c'est relatif, il etait tellement inexistant avant...), en deuxième paris n'a pas tenu le ballon, a failli donner 1 but , en jouant à la baballe derrière, j'attends les 2 prochains matches avec impatience
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Ah non, je ne pense pas que ça l'empêche de dormir. Il s'agit d'un professionnel quand même.
Mais l'empêcher de jouer, ça oui!
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