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Pourquoi Sassuolo a tout compris

Sixième de Serie A l'an passé, Sassuolo va se qualifier pour la phase de poules de la C3 et nourrit de belles ambitions.

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En football, tout va très vite. Le 18 août 2006, Sassuolo dispute un premier tour de Coupe d'Italie contre l'Atalanta. Un match de prestige pour cette équipe qui, le week-end, est plongée dans la réalité de la Serie C, avec des matchs face à Sansovino, Gualdo ou Castel San Pietro. Logiquement, Sassuolo se fait fesser par les Bergamaschi, 3-0, et ferme cette parenthèse de Coupe pour retourner au quotidien de la troisième division. Un bon coup de pied dans l'horloge temporelle, l'aiguille du temps qui fait dix tours de cadran et hop, nous voici en 2016. La date est la même, 18 août. Le score aussi est le même. 3-0. Sauf que cette fois-ci, il ne s'agit ni d'un match de Coupe d'Italie, ni d'une défaite. C'est avec ce « troizère » que Sassuolo fait définitivement son entrée dans la cour des grands. En barrages de la Ligue Europa, les Neroverdi donnent une leçon à l'Étoile rouge de Belgrade, et valident à 99% leur billet pour la phase de poules de la C3. Leur première participation à une Coupe d'Europe.

Cyclisme et produits chimiques


L'histoire a déjà été contée de multiples fois, mais elle vaut la peine d'être énoncée à nouveau. Sassuolo ne représentait pas grand-chose dans le paysage footballistique italien jusqu'à 2012. Cette année-là, le club termine troisième de Serie B, mais échoue en finale des play-offs contre la Sampdoria. Ce n'est que partie remise. La saison suivante, Sassuolo remporte le championnat et décroche ainsi son ticket direct pour l'élite. C'est là que les Noir et Vert vont passer dans une autre dimension. En général, en Italie, les petits poucets qui découvrent ou redécouvrent la Serie A après une longue absence retournent illico à l'étage inférieur. Il n'y a qu'à prendre les récents exemples de Novara, Pescara, Carpi ou Frosinone pour s'en convaincre. Mais les dirigeants de Sassuolo décident de ne pas faire partie de cette caste-là.


À la tête du club, Giorgio Squinzi. Squinzi est l'administrateur unique de la Mapei, l'entreprise locale fondée par son père Rodolfo et qui produit des produits chimiques. Aujourd'hui implantée dans vingt-trois pays, la Mapei a longtemps été connue grâce au cyclisme, avec l'équipe Mapei active entre 1993 et 2002. Sponsor maillot de Sassuolo depuis 1988, elle injecte de l'argent dans le club, ce qui lui permet de grandir avec des comptes sains et en parfait équilibre. C'est là, surtout, que se fait la différence avec les autres petites équipes. Sassuolo a des ressources financières et des dirigeants malins qui savent parfaitement les utiliser et les faire fructifier. L'ascension est alors parue on ne peut plus logique : 17e de Serie A en 2014 grâce notamment à une fin de saison canon (treize points sur les sept dernières journées), Sassuolo décroche la 12e place en 2015, puis la 6e en 2016.

Un bénéfice de 17 millions cet été


Aussi fou que cela puisse paraître, en Italie, on dit que le modèle Sassuolo est celui qui tient le plus la route derrière celui de la Juventus. De fait, contrairement à des clubs comme l'Inter, l'AC Milan, le Napoli ou la Lazio, qui achètent, revendent et composent sans véritable vision à long terme, Sassuolo semble agir en ayant toujours plusieurs coups d'avance. Comme la Juventus, mais sans les moyens astronomiques du club bianconero. Ainsi, Sassuolo accepte son rôle de « petit club » et travaille en étroite collaboration avec des clubs italiens plus réputés, comme la Juventus ou l'AC Milan. Une collaboration qui leur a permis d'avoir dans leurs rangs des joueurs comme Zaza hier, et Berardi ou Matri aujourd'hui.


Vrsaljko, parti cet été à l'Atlético pour 17 millions d'euros, a par exemple été remplacé par le jeune Pol Lirola, prêté par... la Juve. Quant à Sansone, vendu 13 millions à Villarreal, il sera remplacé par Stefano Sensi, vingt et un ans, et dont on dit le plus grand bien. 30 millions d'euros encaissés sur le marché des transferts, seulement 13 dépensés, soit un bénéfice de 17 millions. C'est aussi ça, l'une des facettes du modèle Squinzi.


Évidemment, Sassuolo va cette saison être confronté à l'obstacle des trois tableaux : championnat, Coupe et Coupe d'Europe. Un mur sur lequel pas mal d'équipes italiennes se sont cassé les dents ces dernières années. Eusebio Di Francesco, le coach en place depuis 2012 (hormis pendant quelques semaines en 2014 où il avait cédé sa place à Malesani), veillera à gérer son effectif, qui pourrait encore voir une ou deux arrivées d'ici la fin du mercato. Quant au président Squinzi, après le 3-0 face à l'Étoile rouge, il s'est laissé emporter par l'euphorie : « Quand nous sommes arrivés en Serie A, nous avions l'objectif de nous améliorer de dix points chaque saison. Je fais une petite ristourne cette saison : je dis qu'avec huit points en plus par rapport à la saison dernière, nous nous qualifierons pour la Ligue des champions. » Un appétit d'ogre, encore loin d'être rassasié. Mais en même temps, peut-on lui en vouloir, lorsque l'on sait qu'il y a dix ans, il s'en tenait à la diète de la Serie C et que des 3-0 contre l'Atalanta lui restaient sur le bide ?

Par Éric Maggiori
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