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Pourquoi René Girard est meilleur que Rudi Garcia

Frank McCourt a dégainé son gros nom, et c'est celui de Rudi Garcia. Sauf que plutôt qu'aller chercher le Manuel Valls du football, il aurait pu piocher dans le vivier franco-français. Parce que le meilleur, ça reste René Girard.

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« Rudi Garcia confirme son arrivée à l'OM. » Même si le titre est de France Football, c'est pourtant vrai depuis hier : Garcia est de retour en Ligue 1. De la Bonne-Mère à la Canebière, Marseille s'enflamme. Coïncidence, coach Rudi fera ses débuts à Paris, sur le banc d'un Parc – pas Monceau ni Belleville, hein – qui a retrouvé ses ultras. En fait, c'est tout le football français moins l'OL de Génésio qui semblerait être sur une bonne pente : les supporters à Paris, Garcia à Marseille, Gérard Lopez et Luis Campos bientôt à Lille, le tout après Favre, Belhanda et Balotelli à Nice, ou Gourvennec, Ménez et des beaux maillots à Bordeaux. La Ligue 1 se serait enfin décidée à jeter son jogging délavé et à passer ses week-ends en nuisette Victoria's Secret ? C'est bien, c'est sexy. Mais c'est aussi oublier un détail : en France et malgré Francesca Brienza, les trois-pièces Smalto de Rudi Garcia ne valent pas tripette face aux charentaises de René Girard. Parce que la force du pays, c'est avant tout son terroir. Un truc aussi primaire qu'un slogan politique.

Le passé et la table basse


D'un côté il y a RG1, qui voudrait être pris au sérieux, mais dont la moitié de la France ne sait pas orthographier correctement le prénom. De l'autre, RG2, symbole d'un football à papa dont une nouvelle génération de spectateurs, gavée aux shows made in USA, voudrait faire table rase pour y poser les pieds et le seau de pop-corn. Has-been, Girard, Antonetti et Courbis ? C'est pourtant bien ce dernier qui était aux commandes lors de la finale de Coupe UEFA 1999. Passée de mode, la casquette d'Élie Baup, vice-championne de France en 2013 avec Charles Kaboré et Rafidine Abdullah ?

Erreur de style ! C'est qu'il est là, l'ADN d'un foot français parent pauvre des « cinq grands championnats » : faire mieux avec moins. Or, au pays de Poulidor, le mieux est souvent synonyme de presque, pour plus de panache, de destins tragiques et de lose magnifique. Puis vint René Girard. Soit le « dépassement de fonction » cher à tous les entraîneurs modernes incarné dans un corps d'ancien. Donnez-lui dix coureurs de fond et un buteur, il vous fera des miracles. Sur les dix dernières années, il est tout simplement le seul outsider de Ligue 1, avec son descendant pestiféré Laurent Blanc, à avoir atteint son graal. Car, quelle que soit l'aura du chevalier Garcia, la réalité est prosaïque : s'avancer avec Hazard, Sow et Gervinho fait de vous un favori de facto.

L'Enrico Macias de Dijon


Flash-back. Saison 2011-2012. Rudi Garcia vient donc d'être sacré roi de France avec une armada offensive jamais vue à Lille depuis Marceau Somerlinck. Pour défendre son titre, il peut encore compter sur des troufions de la trempe d'Eden Hazard, Dimitri Payet ou Laurent Bonnart. Sauf qu'à la fin des opérations, c'est bien Girard qui braque la couronne, à la tête d'une escouade composée de Geoffrey Jourdren et Vitorino Hilton, en fuite de Marseille après s'être fait homejacker. Rudi ne termine que 3e, soit le même classement obtenu par René deux ans plus tard, du temps de la succession de RG1 dans le Nord. Mais, deux saisons plus tard, pendant que Garcia fait le beau à la Roma avec son Gervinho, Girard compose avec Salomon Kalou, meilleur buteur, Florent Balmont, meilleur passeur, et Nolan Roux, dauphin dans les deux exercices. Ce qui vaut bien un titre d'entraîneur UNFP de la saison, n'en déplaise aux tenants de la théorie du grand complot corporatiste.

D'autres, partisans du moderne et de l'exotique – donc des meubles en teck – seront tentés de remonter le temps pour justifier la gloire de leur champion. Jusqu'à la période stéphanoise de Garcia, en plein dans l'affaire des faux passeports, pendant que René Girard est frais champion d'Europe en sa qualité d'assistant de Roger Lemerre ? Peut-être pas. Alors, à l'apprentissage dijonnais et manceau, fait d'une montée en Ligue 2 et de deux demi-finales de coupes ? Pourquoi pas. Sauf que pendant que Garcia joue au Petit Poucet avec des préfectures départementales, Girard se paie le luxe de faire marquer Julien Faubert et Bryan Bergougnoux dans une même demi-finale d'Euro espoirs. Ce qui, à ce jour, représente toujours le dernier match des Bleuets en phase finale d'un Euro, soit dit en passant.


Alors, certes, l'un va promettre de « remettre Notre-Dame de la Garde au milieu du Champ-de-Mars » quand l'autre propose plutôt à un journaliste d'en référer à sa grand-mère, le premier va mimer le violon quand le second se contente de dégainer un gros doigt de fan de Slipknot. Mais tout cela n'est que poésie. La vérité vraie, c'est que René Girard pourrait faire gagner cet OM-là. La preuve, il le fait tout doucement avec Nantes, contre vents, marées et Waldemar Kita, sans oublier Emiliano Sala. Il n'a pas un rond, mais crée l'illusion efficace. Il n'a pas besoin d'aller gratter ses anciens joueurs, tel un Rudi voleur. Là où Girard métamorphoserait Bouna Sarr en footballeur, Garcia ne fera rien sans les dollars sortis du chapeau d'Uncle Francky. Pour recruter Gervais Yao Kouassi entre deux accords de guitare, évidemment.

Vidéo



Par Eric Carpentier
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