Angleterre - Premier League - 14e journée - Chelsea/Fulham
Par Mathieu Faure
Pourquoi les supporters des Blues détestent Rafael Benítez ?
Pour son premier match sur le banc des Blues contre Manchester City dimanche, Rafael Benítez a servi de réservoir à crachats à tout Stamford Bridge. Un accueil glacial dirigé autant contre l'Espagnol que sur Roman Abramovitch, coupable d'avoir saqué Roberto Di Matteo trop vite.
Une bandelore anti-Benitez
On n'avait pas connu ça depuis le retour de Fabrice Fiorèse au Parc des Princes sous la liquette de l'OM. À l'époque, l'ancienne idole du PSG avait ramassé. Des banderoles, des chants, des sifflets, des piles Duracel balancées sur chaque corner. Le grand chelem de la haine. Sauf que le Savoyard revenait chez lui avec le maillot du rival. Rafael Benítez, lui, s'est fait bousculer par ses propres fans. Dès son arrivée à Stamford Bridge dimanche après-midi, le sosie de Julien Dray a compris qu'il allait passé une sale soirée. Il faut dire que le patron du club, Roman Abramovitch, n'avait pas fait dans la correction en lourdant sans préavis Roberto Di Matteo, cinq mois après une victoire en Ligue des champions à la tête d'une équipe à bout de souffle. Histoire de faire payer la note au Russe, tout le stade s'est rassemblé autour d'une seule cause : celle du banni.
Entre les chants à la gloire de Di Matteo et les banderoles hostiles à Benítez, le technicien espagnol a dû se sentir bien seul dans un pays qui ne l'a jamais vraiment adopté. Dans quel bordel « le garçon de café espagnol » - son surnom outre-Manche - a-t-il mis les pieds ? Fair-play, Rafa a plutôt joué l'apaisement après la rencontre : « Quand les supporters chantent dans les tribunes, je ne comprends pas bien ce qu’ils disent. Je comprends la rivalité qui était la nôtre par le passé, mais comprenez aussi que je suis un professionnel. Cela ne m’intéresse pas de savoir ce qu’ils chantent sur moi. Les banderoles ? Combien faut-il de personnes pour faire une banderole ? Une ou deux. Si nous commençons à gagner des matchs, les gens vont nous soutenir et je pense que nous allons en gagner beaucoup. » Concrètement, que peut-on reprocher à Benítez ? Historiquement, Chelsea et Liverpool ne sont pas rivaux. Pour comprendre cette haine envers l'Ibère, il faut remonter à 2005.
Le fantôme de Luis García
Nous sommes en demi-finale de Ligue des champions, les Reds de Benítez se frottent aux Blues de José Mourinho. Fidèle à son habitude, le Mou' allume tout sur son passage en conférence de presse. Alors que Chelsea survole la Premier League (Liverpool accuse près de 30 points de retard), Reds et Blues se retrouvent pour une place en finale. Après un triste match nul sans but à Stamford Bridge à l'aller, le match retour va basculer sur un détail. Le fameux but fantôme de Luis García. Malgré 657 ralentis, personne n'est capable de dire encore aujourd'hui si la frappe de l'Espagnol a été repoussée derrière ou devant sa ligne par William Gallas. Peu importe, l'arbitre Lubos Michel, lui, accorde le but. Un caramel que Mourinho qualifiera de « but fantôme ». Le début d'une haine entre les deux clubs. D'autant qu'en l'espace de cinq ans, ils se rencontreront six fois sur la scène européenne.
Depuis, Benítez cristallise toute la rancœur des fans de Chelsea. Pour autant, la vraie raison de cette colère dominicale est instrumentalisée. Le vrai coupable, c'est Roman Abramovitch. En crachant sur Benítez, c'est le Russe que l'on vise. D'aucuns auraient préféré que le patron du club appelle Harry Redknapp ou Josep Guardiola pour prendre la suite de Di Matteo. D'autres - les plus nombreux - n'ont toujours pas compris pourquoi Roberto Di Matteo a été saqué de la sorte alors que son équipe commençait à pratiquer un football collectif, chose rare chez les Blues, même du temps de Mourinho où l'aspect rouleau compresseur prenait le pas sur un jeu en mouvement. Même au sein du vestiaire, le licenciement de Di Matteo ne passe pas. Au détour du match contre City, le capitaine des Blues, John Terry, actuellement blessé, est apparu sur la pelouse vêtu d'un maillot discrètement frappé du numéro 16. Le numéro d'un certain Di Matteo durant toute sa carrière. Un geste fort. Voilà, c'est dit, Rafael Benítez n'est pas désiré dans son nouveau club. Il l'a bien compris. Et s'il se mettait subitement à douter de ce désamour, les fans vont vite le lui rappeler. En effet, ils ont ouvert un site internet sur lequel un décompte s'opère jusqu'au mois de juin 2013, date à laquelle le contrat de l'Espagnol (officiellement engagé jusqu'à la fin de la saison) prend fin. Sympa l'ambiance au boulot. Après tout, la première mèche avait été allumée par le club lui-même. Dans son communiqué officiel intronisant Benítez, ce dernier était qualifié d'entraîneur en chef par intérim.
Entre les chants à la gloire de Di Matteo et les banderoles hostiles à Benítez, le technicien espagnol a dû se sentir bien seul dans un pays qui ne l'a jamais vraiment adopté. Dans quel bordel « le garçon de café espagnol » - son surnom outre-Manche - a-t-il mis les pieds ? Fair-play, Rafa a plutôt joué l'apaisement après la rencontre : « Quand les supporters chantent dans les tribunes, je ne comprends pas bien ce qu’ils disent. Je comprends la rivalité qui était la nôtre par le passé, mais comprenez aussi que je suis un professionnel. Cela ne m’intéresse pas de savoir ce qu’ils chantent sur moi. Les banderoles ? Combien faut-il de personnes pour faire une banderole ? Une ou deux. Si nous commençons à gagner des matchs, les gens vont nous soutenir et je pense que nous allons en gagner beaucoup. » Concrètement, que peut-on reprocher à Benítez ? Historiquement, Chelsea et Liverpool ne sont pas rivaux. Pour comprendre cette haine envers l'Ibère, il faut remonter à 2005.
Le fantôme de Luis García
Nous sommes en demi-finale de Ligue des champions, les Reds de Benítez se frottent aux Blues de José Mourinho. Fidèle à son habitude, le Mou' allume tout sur son passage en conférence de presse. Alors que Chelsea survole la Premier League (Liverpool accuse près de 30 points de retard), Reds et Blues se retrouvent pour une place en finale. Après un triste match nul sans but à Stamford Bridge à l'aller, le match retour va basculer sur un détail. Le fameux but fantôme de Luis García. Malgré 657 ralentis, personne n'est capable de dire encore aujourd'hui si la frappe de l'Espagnol a été repoussée derrière ou devant sa ligne par William Gallas. Peu importe, l'arbitre Lubos Michel, lui, accorde le but. Un caramel que Mourinho qualifiera de « but fantôme ». Le début d'une haine entre les deux clubs. D'autant qu'en l'espace de cinq ans, ils se rencontreront six fois sur la scène européenne.
Depuis, Benítez cristallise toute la rancœur des fans de Chelsea. Pour autant, la vraie raison de cette colère dominicale est instrumentalisée. Le vrai coupable, c'est Roman Abramovitch. En crachant sur Benítez, c'est le Russe que l'on vise. D'aucuns auraient préféré que le patron du club appelle Harry Redknapp ou Josep Guardiola pour prendre la suite de Di Matteo. D'autres - les plus nombreux - n'ont toujours pas compris pourquoi Roberto Di Matteo a été saqué de la sorte alors que son équipe commençait à pratiquer un football collectif, chose rare chez les Blues, même du temps de Mourinho où l'aspect rouleau compresseur prenait le pas sur un jeu en mouvement. Même au sein du vestiaire, le licenciement de Di Matteo ne passe pas. Au détour du match contre City, le capitaine des Blues, John Terry, actuellement blessé, est apparu sur la pelouse vêtu d'un maillot discrètement frappé du numéro 16. Le numéro d'un certain Di Matteo durant toute sa carrière. Un geste fort. Voilà, c'est dit, Rafael Benítez n'est pas désiré dans son nouveau club. Il l'a bien compris. Et s'il se mettait subitement à douter de ce désamour, les fans vont vite le lui rappeler. En effet, ils ont ouvert un site internet sur lequel un décompte s'opère jusqu'au mois de juin 2013, date à laquelle le contrat de l'Espagnol (officiellement engagé jusqu'à la fin de la saison) prend fin. Sympa l'ambiance au boulot. Après tout, la première mèche avait été allumée par le club lui-même. Dans son communiqué officiel intronisant Benítez, ce dernier était qualifié d'entraîneur en chef par intérim.

Par Mathieu Faure
Top 5 : les plus beaux buts d'OM-OL

















Puis s'ils avaient vraiment voulu faire passer un message ils auraient du boycotter le début du match et ne pas siffler comme des gosses de riches. Bref c'est tant mieux pour les adversaires si les supporters ne sont pas derrière leur entraineur.
+ -
Tu fais un article sur la haine des supporters de Chelsea envers Benitez et tu rates ça, c'est carrément de la faute professionnelle.
+ -
+ -
Je pense que Benitez n'est juste pas fait pour gérer des clubs aux effectifs pléthoriques comme l'Inter ou Chelsea.
+ -
Qu'on aille pas me dire qu'il a ramené une C1, c'est les joueurs qui ont tout géré... Il suffisait de la fermer et les laisser faire. Et avoir du bol...
+ -
Sa plus grande tactique avec Liverpool ? Tout le monde derrière, on blinde, on récupère, on envoie la balle loin devant pour Torres, celui ci court (à lépoque il courrait plus vite que les autres) et la fout au fond.
Avec Benitez, il aura peut être des résultats, surement pas du beau jeu.
En clair, c'est un magnifique retour en arrière.
+ -
ils supportent di matteo pas seulement pour l'entraineur mais pour le joueur qu'il été dans ce club, il reste un joueur emblématique.
Keano, meme si abramovitch change d'entraineur comme de chemise, avec tout ce qu'il a apporter a chelsea tu ne peux pas trop lui en vouloir même si parfois il fait des drôles de choix, Desailly expliquer dans the Specialist qu'il été un vrai passionnée de foot et de son club et que s'il prennait des décision parfois bêtes pour changer d'entraineur, c'est peut etre le seul gros investisseur qui suit son equipe comme lui le fait donc c'est difficile de lui en vouloir
+ -
A lépoque Benitez, Liverpool avait peut-etre un jeu un peu musclé avec mascherano Xabi alonso à la récup et des gars comme carragher en défense, mais c'était très loin de ressembler à du kick and rush... Mais peut etre que tu confonds liverppol et stoke mon cher fredliga, et accessoirement torres et crouch donc...
pour en revenir au sujet de la brève, j'ai vu quelque'un qui demandait pourquoi il ne s'en prennent pas directement a abrahmovitch ; mais la réponse est évidente, tu connais pas le proverbe ne mord pas la main qui te nourrit ?
C'est plus ou moins la meme chose, et les supporters de chelsea seraient bien en peine de critiquer celui qui leur a littéralement offert hazard et oscar cet été, mais aussi0 moses, marin et azpi (juste cet été)...
+ -
+ -
des décennies précédentes où la blue army pouvait se targuer d'avoir des supporters fidèles et féroces (headhunters...) malgré un niveau moyennasse...
Les travées de Stamford Bridge sont remplies d'enfants'enfants gâtés, de bobos et de badge kissers qui connaissent leur club uniquement en fonction des dires des journalistes et du montant dépensé par joueurs...
Les tabloïds et spécialistes foot menant une croisade contre le bien fondé de la venue de benitez en diffusant 159 fois les images des douloureuses éliminations de Chelsea par Liv'pool, ces spectateurs (à contrario du supporter qui soutiendra son équipe contre vents et marées) suivent comme des moutons le mouvement !
+ -
Ajoutez à ça qu'il remplace Di Matteo, qui non seulement a fait remporter sa 1ère C1 au club avec une petite FA Cup en prime alors que le club allait se faire sortir en 1/8 contre Naples et qu'il pouvait mettre une croix sur la C1 de cette année est considéré comme une "légende" du club, il a été nommé dans le 11 de l'histoire quand même c'est pas rien... Le seul qui doit vraiment partir c'est ce tyran d'Abramovic!
+ -
Blues for ever ;)
+ -
Pour en revenir au fameux "ghost goal" de Luis Garcia en 2005, effectivement on ne saura jamais si le ballon a franchi la ligne.
Mais une chose semble presque sûre, à 10 contre 11, le Chelsea de Mourinho se faisait sortir quand même. Car Garcia prolonge une balle lobée de Baros qui vient de se faire dézinguer pleine surface par Cech. Rouge+pénalty+furia des Reds derrière à Anfield... mouais, le Portugais peut dire ce qu'il veut, il est juste vénère de ne pas avoir gagné la C1 avec Chelsea car à chaque fois, Liverpool les sortait alors qu'en Premier League, Chelsea les tapait facile.
+ -
Abramovich a la main lourde et il est surtout très mal conseillé. Ron Gourlay le DG du club est un abruti fini qui est à l'origine de la quasi-totalité des mauvaises décisions depuis 3 ans. Parfois je me dis qu'il serait capable de virer Alex Ferguson...
C'est pathétique, pour une fois qu'un joueur du cru arrivait à faire quelque chose de construit avec le soutien de tout le monde....
+ -
Sinon Di Matteo est une idole, il a marqué dans plusieurs finales (League cup, Cup et Coupe des Coupes) et même s'il a été très chanceux, que le "jeu" de Chelsea était dégueu etc.., il a donné une âme au groupe, a fait retrouver leur niveau à pas mal de joueurs, et ce sur un laps de temps très court.
Il part quand même d'un 3-1 encaissé au San Paolo et finit par gagner la LDC! C'est évidemment un miracle mais il a quand même droit à sa part du succès. D'autres avant lui n'y sont pas parvenus, Mourinho notamment, et c'est pas peu dire.
Heureusement que les supporters de Chelsea lui témoignent leur soutien, c'est pas Domenech le gars, les joueurs l'apprécient beaucoup.
+ -
Au delà de ça je crois s'un entraineur qui gagent une LDC après avoir été mené 3-0 contre la meilleur équipe européenne sur cette période mérite le respect.
+ -
Pas sur par contre qu'il ait le niveau pour en faire un barca 2 comme le veut abramovitch.
ENfin pressé de voir ce que va donner Benitez à chelsea en tant que fan des Reds
+ -
C'est pas forcément sinonyme de peu de goal (Le real de mourinho vient de battre le record de goal en espagne en jouant ainsi même contre Osasuna), mais c'est clairement pas ce qu'on appelle du beau jeu bien construit.
Et quant tu te retrouves contre une équipe qui joue à la même chose, tu es content d'avoir un but fantome pour briser le match nul.
+ -
+ -
+ -
regarde autre chose que la liga... vraiment.
Il ne faut pas ce leurrer Di Matteo aurais jamais du rester cette été.
La C1 lui a donné 5 mois supplementaires mais de toute façon au moindre coup de moins bien il allait sauter c'etait ecrit.
Le choix De Benitez est assez etonnant en effet, mais comme dit plus haut plus que l'hypothetique rivalité sportive, c'est les nombreuses declarations de Benitez qui ne passent pas.
+ -
A part ça, le moins qu’on puisse dire c’est que les événements sont pas en train de me donner tort :
- 2 match, 2 fois 0-0.
- Aujourd’hui, adieu la triplette Hazard – Oscar – Mata (j’allais justement mettre dans un post précédent : “Si vous l’aimez, ne vous y habituez pas, vous ne la verrez plus trop. Je me suis retenu, on dirait que j’aurais pas du).
En clair, si t’espère me faire regarder autre chose que la Liga, j’espère que tu contais pas sur le Chelsea de Benitez.
+ -
La trouvaille du jour, je suis obligé de le souligner, ça restera quand même Bertrand au milieu (défenseur de formation), au côté d'Oriol et Ramires, au détriment de la triplette Hazard - Oscar - Mata.
Je sais pas, quelque chose me dit que j'ai pas fini de me marrer avec ce Chelsea.
Vivement que Rafa détruise le vestiaire comme à l'Inter.
+ -
On pourrait aussi dire qu'il n'a pas fait jouer Mikel ce qui serait un choix plus offensif que défensif.
De toute façon c'est l'animation qui est en cause; mais je crois que Benitez voulait surtout réapprendre à Chelsea à ne plus encaisser de but (chose faite). Maintenant c'est sur que les matches nuls c'est pas très rentable au niveau comptable, mais ça pourrait payer par la suite le fait d'avoir une meilleure assise défensive.
Sinon il manque toujours un organisateur au milieu. Marin peut-il jouer devant la défense?
+ -
+ -
Cette éviction est à priori un très mauvais choix, surtout que Benitez n'a pas vraiment de projet et a un contrat à court terme alors que Di Matteo construisait son petit truc.
+ -