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Pourquoi les pelouses françaises sont-elles toutes pourries?

Elle sont grasses, plus toujours très vertes et vivent mal l'hiver. Les pelouses de Ligue 1 et Ligue 2 n'ont pas vraiment une bonne réputation comme on a pu le constater ces derniers jours. Mais alors d'où vient ce mal français ?

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« Il faut tout simplement que le ballon rebondisse quand le terrain est boueux. Si le terrain est gelé, c’est dangereux pour les appuis des gardiens et des joueurs. Et en cas d’orage ou de foudre, il ne faut prendre aucun risque. » . Pour Bruno Derrien, qui en a vu d'autres au cours de sa carrière internationale, la décision de reporter un match paraît évidente. Chaque année, la même rengaine. Lorsque le froid s’installe, la pluie se fait drue et le vent plus sec, le bal des matchs reportés peut commencer. Véritables piscines ou repères de castors énervés, les pelouses françaises souffrent d’un mal indicible et sournois. Ce dimanche, Jose Anigo pestait contre l’état de celle du Vélodrome : « Aujourd’hui, j’ai l’impression que je suis venu jouer sur l’hippodrome du Pont-de-Vivaux. En fait, il faut faire courir les chevaux sur le stade Vélodrome. Cela devient injouable ! » . Même si ses canassons l’ont emporté face à Reims (2-0), le coach de l’OM a une nouvelle fois pointé les manquements de son terrain.

Une situation qu’il n’est pas le seul à déplorer. Le 23 décembre dernier, Pascal Dupraz s'était étonné que la pelouse de l'Allianz Rivera soit dans un tel état : «  Le stade est magnifique, il faut juste que la pelouse soit meilleure. Quelques sangliers sont venus se promener. » . A Brest, les Parisiens attendent encore de débuter leur 32e de finale de Coupe de France après un double report au milieu d'un calendrier infernal. Qu’ils soient entraineurs, joueurs, arbitres ou présidents, tous concèdent qu’en la matière, la France pèche et patauge. Une faute partagée entre les différents acteurs responsables de la pose, de l’entretien ou même du choix de la pelouse (naturelle ou synthétique).

Une gestion et des projets bâtards

A en croire David-Pierre Mangiapan, consultant pour Monaco Euro Méditerranée porteur de projets dans des stades en Afrique du Nord, le problème des pelouses françaises réside essentiellement dans leur mode de gestion : « Les derniers stades sont souvent construits sous la forme de PPP (partenariats public-privés) et la pelouse est sous-traitée à des entreprises spécialisées. Lorsque les stades appartiennent à la commune, ce sont les services municipaux qui s'en occupent. En France, le dialogue à plusieurs complexifie le processus. » . Le principal mal serait donc là. Ce que confirme Antoine Lisolo, président de la commission des terrains de la Ligue Méditerranée : « La majorité des clubs ne sont pas propriétaires de leur stade. Ils ont bien souvent des contrats qui leur permettent seulement d’exploiter l’enceinte. » . Cette multiplicité des acteurs conduit donc à des situations où les enjeux politiques d'une ville prennent le pas sur l'intérêt sportif. A Saint-Étienne, le club s’est heurté à la volonté des pouvoirs publics concernant le chauffage de sa pelouse en période hivernale. Trop couteux, trop lourd : l’agglomération a refusé de payer la facture, laissant cette charge aux dirigeants stéphanois. Propriétaires soucieuses de faire des économies, les villes ont donc leur part de responsabilité dans l'état des pelouses. Mais la multiplicité des acteurs n'explique pas tout. A Nice, alors que Vinci, prestataire choisi pour mener à bien le projet Allianz Riviera, avait tout à loisir de réaliser un projet d'envergure, le retard accumulé a plombé la pelouse pour cette saison au moins. Terminé à la va-vite début septembre, c’est un rectangle vert pas totalement enraciné qui subissait deux semaines plus tard les lourds assauts des rugbymen de Toulon et Clermont. Six mois plus tard, l’heure est déjà au replaquage.

A Monaco, le problème est plus profond. Construit sur un parking, le terrain atteint en été la température énorme et meurtrière de 50°, une chaleur difficile à supporter pour n’importe quel gazon. D’un amateurisme certain, ces décisions structurelles gâchent une partie du spectacle proposé chaque week-end. Pour David-Pierre Mangiapan, le calcul des clubs est souvent erroné : « Concernant le Stade Louis II, ils ont voulu faire des économies sur des postes de dépenses qui au départ sont couteux mais sont très rentables sur le long terme » . En filigrane, certains pourraient même y voir un business de la pelouse. Car pour des prestataires de services, chaque replaquage ou changement de pelouse représente une manne supplémentaire. De là à parler d'un trafic d'herbe...

Des efforts vains ?

La comparaison fait mal. En France, lorsqu'on compte trois ou quatre jardiniers pour une pelouse de Ligue 1, ils sont une vingtaine en Angleterre. « Les clubs sont propriétaires de leur stade et les moyens affectés ne sont donc pas les mêmes » , explique David-Pierre Mangiapan. Pour répondre à cette faiblesse nationale, la LFP a lancé un championnat de France des pelouses, qui existe déjà à l'étranger depuis plusieurs saisons. La qualité du terrain est également devenue un critère dans l'attribution de la "licence club". Cet outil invite les clubs à se développer avec pour carotte la répartition de 10% des droits télé entre les clubs. « Le Championnat de France des pelouses a été créé pour faire un benchmarks des bonnes pratiques. C'est bien de mettre en valeur les bonnes pratiques mais si tu ne mets pas les moyens qui sont nécessaires à les promouvoir, ça ne sert à rien » , affirme David-Pierre Mangiapan. Chose que confirme Antoine Lisolo : « Le projet a au moins le mérite de faire émerger des concepts et des pratiques » . Mais il faut croire que l'initiative n'a pas eu l'effet escompté. Cette saison, tous les clubs de Ligue 1, à l'exception d'Ajaccio, ont obtenu cette licence club alors que la France du foot a encore droit à des pelouses bien dégueulasses...

Autre manque : l'absence d'échange entre les jardiniers des différents clubs qui confirme le manque de « culture pelouse » en France. Un ancien jardinier de l'élite confirme : « On aurait aimé avoir plus d'échanges entre nous. On ne se rencontrait jamais, il n'y avait aucune interaction. » . A côté de cela, des clubs comme Lorient, Châteauroux ou Nancy ont fait le choix du synthétique, « qui permet de faire des économies à court-terme mais ne satisfait visiblement pas tous les joueurs à long-terme » , ajoute David-Pierre Mangiapan. D'autres se sont attaché les services des meilleurs jardiniers du monde. C'est le cas du PSG, qui s'est offert lors du dernier mercato estival le savoir-faire de Jonathan Calderwood, élu meilleur jardinier de Premier League en 2009 et 2012 avec Aston Villa. Bruno Derrien, lui, ne perd pas espoir, le savoir-faire français existe : « Il y a quand même des bons jardiniers de France, je me souviens que la pelouse de Sochaux a été magnifique pendant des années. » . A la Ligue 1 de s'en servir.

Par Antoine Mestres et Raphael Gaftarnik
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L'herbe en France est pas terrible et c'est pas nouveau
parce que ça coute une blinde de se payer des bon jardiniers MDR ça coute une blinde il est allez le cherché ou l'autre jardinier dans l'article précédent de so foot.
Lamine Turgut Niveau : CFA
Note : 6
Tonton Arsène, lorsqu'il évoque l'Emirates :

"On a choisit un terrain de qualité, fait pousser la pelouse ... et seulement ensuite, on a construit le stade autour"

(Je ne sais plus si c'était exactement en ces termes qu'il s'était exprimé mais l'idée était de dire que la pelouse était au centre du projet)
Surtout qu'avec le salaire d'une seule brêle d'un effectif de Ligue 1, t'en payes une escouade de jardinier ...
De quoi se plaignent les joueurs à propos du synthétique ? Qu'entend-on par conséquence à "long terme" ?

Par ailleurs, je crois me souvenir d'un match à Lorient où le synthé avait gelé.
Parce que des stades couverts seraient mieux pour protéger la pelouse. Mais avec la DNCG, on peut pas construire son stade en étant club de foot, et donc quand on y arrive en PPP, tout le monde cherche les économies, et donc on couvre pas le stade. Alors que le couvrir jusqu'au coup de sifflet, ça permet de protéger la pelouse des intempéries.
Pour le stade vélodrome c'est un problème politique (le niveau est plus que faible à marseille des deux cotés). Ensuite, Arema veut bien gérer le stade, recevoir l'argent de la mairie mais pour ce qui est de s'occuper de la pelouse, là il faut voir avec la mairie...De plus l'OM est un joli club d’incompétent qui n'a aucune vision d'avenir, le toit il est prévu depuis 2010 c'est pas comme s'il se posait par miracle depuis cette saison. L'OM aurait du s'occuper de la luminothérapie bien avant.
A nantes la pelouse est toujours nickel, même 3 jour après le match du racing en rugby. Et on vois bien a la mi temps et a la fin il y a une dizaine de jardiniers sur la pelouse.

Je suis pas sur que ça soit si cher que ça .. Et puis quand on vois le nombre de blesser a cause des pelouses de merde
La pelouse du Stade de l'Aube est nickel depuis cette saison. On est passés à une pelpuse nouvelle génération (me demandez pas les détails, trop technique pour moi) et elle ne bouge pas, même en cas de fortes intempéries.
volontaire82 Niveau : Loisir
Bim , même sur les pelouses le foot anglais nous en met plein la gueule
Je crois que le problème est évident.
La France du foot a un gros problème avec l'agronomie. Je me lance dans une explication en lien avec l'herbe puisque le mal est là...
Une plante c'est l'interaction entre le sol, le climat et l'environnement.
1) Donc la base de la base c'est d'avoir un bon enracinnement de la pelouse, jurisprudence Toulouse. Autrement dit, BIEN CHOISIR son sol pour avoir un bon contact entre sol et racines qui puisent les minéraux du sol. De plus, il faut qu'il soit drainant pour évacuer l'eau l'hiver quand il pleut mais pas trop pour stocker un peu cette eau pour la fournier à la plante en été. A défaut, l'arrosage est primordial.
2) CLIMAT. La photosynthèse. Pour faire des feuilles, une plante a besoin d'énergie lumineuse. De soleil quoi ! C'est pour ça que vous n'avez pas besoin de tondre votre pelouse de novembre à mars. L'hiver est incroyablement pluvieux. Les joueurs défoncent les terrains car ceux-ci sont trop gras. Le climat n'étant pas favorable à la photosynthèse, aucune feuille n'est émise pour compenser.
Aucun éleveur sensé ne met ses animaux au pré de décembre à février... CQFD
3) SOLUTIONS ?
- évacuer la pluie AVANT qu'elle ne sature le sol en eau. Concrètement, bâcher ou fermer le toit. C'est un acte TEMPORAIRE le temps de laisser passer la pluie. Sinon, vous asphyxier les plantes...
- Concevoir les stades pour évacuer l'eau avant qu'elle ne touche le sol en hiver (goutières ...). Et aussi pour diminuer les effets de la sécheresse en été (ombrages, humidité...)

Pour conclure, l'agriculture suit le cours des saisons. L'hiver, il est impossible de mettre les pieds dans les champs car il est impossible d'évacuer l'eau. Pourquoi ne pas faire commencer le championnat en mars et le finir en octobre ?
Ca augmenterait par ailleurs l'affluence moyenne dans les stades.

Mais sinon, la vraie explication est résumée en une phrase
"Lorsque les stades appartiennent à la commune, ce sont les services municipaux qui s'en occupent."

"Pelle rateau, bientôt l'heure de l'apérooooooo !"
Message posté par WiL
De quoi se plaignent les joueurs à propos du synthétique ? Qu'entend-on par conséquence à "long terme" ?

Par ailleurs, je crois me souvenir d'un match à Lorient où le synthé avait gelé.


Je crois qu'un des problemes c'est que ca fait plus souffrir les articulations que l'herbe classique. Apres je ne suis pas medecin du sport ni kine donc peut-etre est-ce simplement une excuse.
Au-dela de la sante, il y a aussi ceux qui se plaignent du comportement de la balle qui va trop vite ou je ne sais quoi.
Why not Stevie ? Niveau : DHR
" Je me souviens que la pelouse de Sochaux a été magnifique pendant des années. "

Obviously, les jardiniers portent des crampons et tapent dans un ballon.
Et on ose augmenter la taxe sur les gros revenus à 75%!!! perso j'ai hate de voir une bonne ligue1. mais j'en doute pour cela
On dit toujours que l'herbe est plus verte chez les voisins ...
Ah, ok, c'était donc elle la coupable...
JaphetN'Doram Niveau : CFA
Parce qu'il faut les arroser avec de la Cristaline, hein Guy Roux ?
C'est normal qu'elles soient belles les pelouses en Angleterre... Le ballon est jamais au sol mais dans les airs et les gars savent tacler proprement... Ici quand c'est du Diawara qui tacle il arrache le gazon (et le joueur au passage) sur 8 mètres.
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