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  1. // Réflexion autour du football – Journée mondiale sans achats

Pourquoi le football est-il meilleur que le shopping ?

Ce 30 novembre, comme tous les derniers samedis du mois depuis 1992, c'est la journée mondiale sans achats. L'occasion de se rendre compte que le football est quand même infiniment mieux que le shopping.

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Comme tous les derniers samedis de novembre depuis 1992 et une folie du militant canadien Ted Dave, ce 30 novembre 2013, c’est le No shop day aka la journée mondiale sans achats. Sauf que comme tous les matins depuis votre retour de vacances d’été – votre vie étant régie, comme celle de tous les autres Français, par ce fameux triptyque « vacances, rentrée, Noël, vacances, rentrée, Noël » - votre boîte aux lettres est remplie de catalogues. La Grande Récré, Jouet Club et même Afibel, truc de vieux parmi les trucs de vieux, ont osé vous spammer. Plutôt à la coule et donc, adepte du « j’ai le temps » , vous jetez ces catalogues dans la poubelle : les cadeaux pour la famille, ça attendra. À 17 heures, il y a MonacoRennes, vous avez quand même autre chose à faire que les boutiques.

Les croisés de mamie

Pourtant, vous vous trompez. Vous le savez, chaque année, vous faites comme tous les idiots de France : vous vous occupez de vos courses de Noël le dernier week-end avant la fête la plus commerciale du monde. Au vrai, pas besoin de cette ordure de Père Noël pour comprendre que quelque chose ne fonctionne pas avec le shopping. Une activité qui, comme le foot, est pratiquée majoritairement le week-end mais qui, contrairement au foot, n’est régie par aucune règle. Le shopping du samedi, c’est encore plus ghetto qu’un foot à 9 sur un obscur terrain de banlieue, royaume habituel de la mauvaise foi, de la moquerie, voire de la baston. Les boutiques sont de loin, l’endroit dans lequel les gens sont les plus violents et pire encore, là où les gens que l’on croit bien éduqués se comportent comme de véritables ordures. Et si les rues grouillent autant un week-end de soldes qu’un jour de match, la procession vers le stade demeure plus encadrée, plus organisée. Au foot, dans le cas où cela part en vrille, on ne peut que rarement dire que l’on ne savait pas à quoi s’attendre. Dans les boutiques, pas d’arbitre, pas de coach. Un tricoteur portugais en vapor vous énerve dans l’équipe adverse ? Très bien, petit tacle à la cheville, carton jaune, vous vous êtes défoulé, tout va mieux. Mais cette vieille dame qui vous grille dans la queue et vous dit que vous feriez bien de la laisser passer « sale jeune mal éduqué » , vous lui feriez bien les croisés, mais ce n’est pas possible. Là, vous avez de la chance, vous arpentez ce monde de violence seul.

Le triomphe du jogging


On vous voit vous plaindre en train de regarder un match avec votre copine, le tout sur fond de règle du hors-jeu et de règle du but à l’extérieur, qui ferait passer Avi Assouly pour un génie. Mais si vous pensiez souffrir devant le football en compagnie de votre conjoint(e), c’est que vous n’aviez jamais été faire du shopping tous les deux. La question ici, n’étant pas le sexe de la personne, mais les habitudes. Le shopping, comme le foot, a ses profils. Il y a les efficaces, du genre go-fast, qui entrent, repèrent, payent et sortent. Et il y a ceux qui ont vu un produit, mais ont besoin de faire 37 autres magasins pour être sûrs, avant de revenir au premier pour, finalement ne rien acheter. Bizarrement, la vie étant mal faite, Adam et Eve ne sont jamais pareils. Idem pour les potes. Le match de foot entre potes est un plaisir. Le shopping entre potes une ignominie. Dans un groupe, il y a toujours un pote gênant qui va dans les boutiques nulles. Ça, un détour à Delaveine ou à Desigual, ça peut vite briser une amitié que même un PSG – OM sanglant préserverait. Et puis bon, le shopping a quand même quelque chose de mensonger que le football n’a pas. Les soldes du football, le Sochaux-Valenciennes, si on accepte de le regarder, on l’accepte, point barre. Avec du bol, on a un triplé de Bakambu, mais bon, on part de loin. Les soldes, c’est toujours la même chose : on espère faire une bonne affaire et au final, toujours la même phrase de la vendeuse : « Non, mais en fait, ça, ça n’est pas soldé. » Ok. En somme, le shopping, un monde de déception. Certes, parfois, un ChelseaManchester City peut se révéler bidon. Mais y a-t-il quelque chose de pire qu’entendre : « Je suis désolé, mais on n’a plus votre taille » ? Rien n’est moins sûr. Le football, lui, est partout, que vous fassiez du 44 ou du 36, il suffit de payer 11 euros et de se caler devant beIN Sport. Bien dans votre canapé vous profitez de la rencontre. La rencontre télé qui pourrait être l’équivalent de l’achat sur internet, sauf qu’au moment de dégainer la télécommande, vous êtes sûr que c’est un OM – Montpellier au Vélodrome et pas un pantalon jaune au lieu d’un pantalon bleu. De toute façon, le football est un monde qui tolère le jogging, habit le plus confortable du monde. C'est forcément mieux que le shopping.

Par Swann Borsellino
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