1. // Billet d'humeur
  2. // Réflexion intellectuelle autour du football

Pourquoi le football est-il meilleur que la politique ?

Aujourd’hui, le foot est devenu le sujet préféré des politiques quand ils veulent se faire mousser à peu de frais. Et il est rare que cela produise autre chose que banals souvenirs d’enfance au stade de la route de Lorient ou un déluge de lieux communs sur les belles valeurs du sport. Sauf qu’à trop jouer du ballon rond comme faire-valoir, on en oublierait presqu’aujourd’hui que l’élève a dépassé le maître et que ce qui se passe sur pelouse en dit plus bien plus long sur la France d’aujourd’hui que les débats à l’Assemblée nationale.

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La politique fixe un cadre idéologique et intellectualisé pour raconter la société. Ses acteurs construisent des discours pour gagner des élections. Ils s'aident de think-tanks, ces laboratoires à programmes électoraux, pour construire des récits et remporter la fameuse « bataille des idées » . À l'inverse, le football raconte la société plus simplement. Plus sincèrement aussi. Miroir grossissant du capitalisme et de ses dérives, de l'être humain et de ses faiblesses, il vaut mieux que n'importe quel manuel un peu pompeux. La crise économique ? La question du protectionnisme ? Regardez la Ligue 1. Les mouvements de migration ? L'identité nationale ? Observez de près la Fédération française de foot (FFF) ou plongez-vous dans l'histoire des tribunes du Parc des Princes. Le régionalisme espagnol ? Un Clásico en parle mieux que personne. La liste est longue, le foot a cette faculté de tout prendre car il est présent partout, présent tout le temps. Il n’est pas le reflet de la société, il est dans et au cœur la société ! Il est tout à fait possible de le regretter, de déplorer son importance. Impossible de l’ignorer.

Non seulement il permet de décrypter les drames contemporains sans reformulation ni arrière-pensée, mais il permet en plus de la vivre. Avec passion. À côté du militant prosélyte qui moralise, le supporter vit ses problèmes seul, pour lui-même. S'il en discute, c'est juste par plaisir de s'embrouiller, par plaisir de la contradiction, il sait qu'il ne fera jamais changer son interlocuteur de camp, mais il s'en fout. Un militant soulève des drapeaux en meeting en attendant une malheureuse promo dans sa section de troisième zone. Un supporter donne tout ce qu'il a et n'attend rien en retour. Juste un vieux but, une vieille frappe, une émotion, un frisson. Un souvenir. Aux premières places pour observer le monde qui l'entoure. Oui, le football a quelque chose en plus.

Des vestiaires de France 98 au parcours marseillais de Tapie

Car le football peut énerver en jouant sur le velours des pires instincts sociaux, idéologiques ou culturels. D’aucuns l’accusent même de les produire, de les amplifier voire de les fabriquer. Mais quand le footballeur veut faire de la politique ou en parler, aussi ridiculement qu’il peut lui arriver de s’y adonner, il faut plutôt y voir une volonté d'ascension sociale. Alors que l’homme ou la femme politique qui s’essaie à gloser sur le ballon rond sombre généralement corps et âme dans les abysses de la beaufitude, persuadé qu’il faut en passer par cet exercice de style démagogique pour faire vibrer la corde sensible des électeurs. Puisque le foot est censé causer au peuple, l'homo politicus s’abaisse à son supposé niveau pour lui toucher deux mots. Le faux semblant de l’apolitisme qu’on dépose comme un baiser de la mort sur le front du sport le plus populaire de France... Une tentative de récupération oui ! Des récupérations qui souvent aboutissent en tragi-comédie : des vestiaires de la finale en 98 au parcours marseillais de Tapie. Le foot ne demande cependant pas à la politique de filer éternellement les métaphores sportives. Le drame, c’est que l’inverse est trop souvent hoqueté sur les plateaux télés. Exemple : dès qu’un ministre chante son amour du Barça plutôt que de répondre de la gestion sécuritaire des supporters. Et il suffit de contempler les affaires de Knysna ou la bataille sur la taxe des 75% pour mesurer que les grandes références à l’histoire des civilisations de « l’amicale des copains d’avant » de Sarkozy - animée par Christophe Barbier - n'est qu'une version érudite de certains forums de jeuxvidéo.com. Pour ensuite balancer quelques banalités affligeantes sur le foot et ce qu’il devrait être ou rester.

Le foot élève - il faut certes une certaine dose d’inconscience pour oser l’affirmer ainsi - le débat politique, tout simplement parce qu’il soulève beaucoup plus de questions qu’il ne le pense lui-même. Il l’élève au sens premier, gravitationnel, c’est-à-dire qu’il fait monter à la lumière les petites particules qui posent problème dans le pays. La politique s’est depuis un bout de temps fait un art de les camoufler derrière le politiquement correct. Le foot balance tout sans faire le tri. Le supporter peut clamer son apolitisme, il est bien contraint de se coltiner la loppsi II. Le joueur peut se la jouer rebelle avec un discours consensuel et quelques œuvres de charité, de Shanghai à la zone mixte du PSG, il tient le même discours que le Medef. La LFP peut gueuler sur le fisc, elle doit bien tendre la main vers des fonds publics plus faciles à obtenir que ceux des actionnaires pour construire ses stades. Penser le foot, c’est concevoir la politique comme du Game Rap, dix mille ordures et une vérité lumineuse sur 4 minutes. La politique cherche le consensus. Le foot ose l’opposition, même de parfaite mauvaise foi. Fillon et Copé se haïssent, ils se font la bise sur le plateau de télé. Imagine-t-on OL et ASSE organiser pareil outrage à l’intelligence du peuple un soir de derby à Gerland ou Geoffroy-Guichard. Avec le foot, la pute n’est plus maquillée.

Par Nicolas Kssis-Martov
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J'ai rien lu mais ça avait l'air super interessant.
et j'ai juste regardé le nom de l'auteur de l'article...j'ai vu NKM... Et du coup j'ai pas lu... vu que je m'endors toujours sur ces articles imbitables
Mon dieu, s'y mettre à deux pour aussi mal écrire... dommage, il y avait quelques bonnes idées dans le papier. Si, si, elles nagent dans la mélasse de l'écriture inutilement alambiquées, mais elles sont là. Quant on n'arrive plus à suivre la logique des accords dans une phrase, il faut se demander s'il n'est pas temps d'arrêter les frais.
Ce qui devait arriver arriva.
"inutilement alambiquée" bien sûr
merci adis, ton com a confirmé ce que je pensais de l'article a priori... c'est toujours la même chose avec NKM : il veut se la péter avec son style pompeux mais ça dessert son argumentation parce qu'il nous perd. Désolé NKM si on est pas assez intello pour suivre ton style alambiqué hein ! Nous on est juste de simple footeux...
Ce que l'on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire viennent aisément. Boileau

En gros je pense que l'auteur de cet article n'a pas compris ce qu'il voulait dire...
ray_mulligan Niveau : CFA2
Eh bien... Ne fait pas qui veut des phrases proustiennes. Faudra songer à alléger le style les gars, c'est lourd et ultra pompeux (je vais donc dans le sens des précédents commentaires). Sans compter que trop de métaphores tue la métaphore.
Petit florilège non exhaustif :

l'élision malencontreuse :

"on en oublierait presqu’aujourd’hui,"

l'accord paradoxal :

"C’est pourtant justement là, dans ce moule des grands paradigmes sociétaux, que le croisement des destins peut sembler parfois paradoxaux."

l'expression approximative :

"s’en sortir « vers le haut »"

et même la parenthèse mal placée :

"le masque de toutes les (tentatives) de récupérations."

une manière de grand chelem.
En une lecture, j'ai rien compris. Pire, j'ai failli m'endormir.

Entre ce billet et celui sur le Vendée Globe, y'a un sacré gouffre.
declaubianco Niveau : CFA2
En gros, pour faire plus simple, notre paysage politique ressemble étrangement à la liga avec le PS et l'UMP dans le rôle du Barça et du Real.
On sait par avance que l'un des deux va gagner, ce qui nous emmerde!
On voit tout de même l'atletico( FN) venir bousculer la hiérarchie.
Haha ouais c'est clair... d'ailleurs ayant bien aimé celui sur le vendée globe, je me réjouissais d'avance de lire celui-là... et là, le drame, une dissertation de seconde. Et pas celle du plus brillant de la classe.
Eh bien, moi j'ai compris ce qu'il voulait dire et j'ai trouvé ça très intéressant.
Mais faites vous relire! So foot n'est pas un skyblog quand même.
On ne doit pas être assez intelligent pour comprendre.
J'ai pris une journée de RTT et j'ai pu lire l'article...
Plus sérieusement, l'article contient des supers bonnes idées sur le décalage foot/politique, avec un peu d'humour, de bonnes phrases et une vision des choses que l'on partage plus ou moins tous (lecteurs de sofoot)... Ôh putain les gars, je dis pas que nous sommes des demeurés parce qu'on lit des articles sur le foot (et bien au contraire même aujourd'hui, tant le foot commence à se présenter comme une contre-culture, ok hors sujet, je tenais juste à le dire) mais ce n'est pas parce que l'on fait des phrases compliquées qu'on est plus intelligent ou que le débat s'élève. Croyez-moi lisez Kant ou Gary, c'est accessible à tous mais Ô combien enrichissant.

Pour paraphraser mon prof de philo: "ce n'est pas parce que tu ne comprends pas ce que t'écris que c'est intelligent...c'est juste que c'est incompréhensible".
*somagic* Niveau : CFA
Ouch'...
ça me rappelle ma terminale philo...
pour être sur d'avoir la moyenne, il y avait une technique imparable...
1) mettre quelque figure de style
2) insérer quelques mots peu utilisés dans le langage courant (comme "tautologique", etc)
3) et 2-3 citations ("Rien ne résiste à l'entrainement" Guy Roux)

Le tout donnait un truc sans aucun sens mais bah tu te la racontais et partais avc la moyenne...
NKM, je t'en supplie... d'abord finis ton bac et apres revient nous pondre des articles...
et arrete télérama... c'est pô si mal télépoche....
Et sinon, les autres plumes de SoFoot, vous n'avez pas envie de vous mouillez sur ce genre de sujet un peu plus pointu? Parce que c'est bien de les refiler à chaque fois à NKM pour qu'il ait quand même un truc à faire mais les pavés insipides écrits avec un ton faussement pompeux/intelligents, ça lasse à force. On en vient même à laisser tomber le fond tellement la forme est désagréable à la lecture. Ok pour une intellectualisation du foot de temps en temps mais tant qu'à le faire, faites le bien.

Oui, ceci était un coup de gueule. Sur ce, je retourne sur le FF de JVC.
PS : je vous autorise à me lapider pour mes fautes ignobles.
YannickMerlin Niveau : Loisir
Rien à foutre, j'ai juste hâte de voir les photos nues d'Audrey Pulvar qui vont 'accidentellement' leaker sur l'internet.
Zlatan president!! Vu comme les francais le kiffent il va bien finir par etre naturalise... Sinon article bidon le seul president qui a vraiment ete aide par le foot etait Chirac et si un jour l'Espagne recommence a mal jouer alors plus rien n'aura de valeur dans ce pays
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