En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 12 Résultats Classements Options
  1. // Billet d’humeur – Réflexion philosophique autour du football

Pourquoi le football est-il meilleur que la drague ?

Ce soir, c'est samedi soir et, comme vous l'a montré John Travolta, c'est maintenant que ça se passe. Enfin maintenant, après la Ligue 1. Souvent considérés comme les deux passions du macho de base, football et drague, bien plus subtiles que l'on ne le pense, se livrent un combat sans merci et presque sans fin. Jusqu'à ce que la raison l'emporte.

Modififié
L’homme a parfois des comportements inexplicables. D’ailleurs, un mythe veut que selon Einstein, il n’utilise que 10% de son cerveau. Quand il les utilise. Révélateur de ces actes étranges, la fête, aussi appelée la « mine » ou la « caisse » , pousse l’humain dans ses derniers retranchements. Cela explique par exemple que le mâle imbibé face à la pissotière a tendance, soit à cracher, soit à parler tout seul, pour balancer des choses du genre « oh putain je suis défoncé » . Mais ce n’est que la première étape de cet étrange cheminement. Une fois revenu dans le lieu de la fête, ce lascar a comme ennemi principal son téléphone portable. « Venu pour chasser » , mais toujours bredouille à 1h00 du matin, l’homme se saisit de son mobile, non pas pour envoyer un « Allez l’OM » à un ami parisien, plus pour envoyer un « tu v1 dormir à la méson ? Ça fé longtemps  » à une vague connaissance dont le nom n'est pas éthanol, mais presque. Le degré zéro de la drague : la tentative de flashback sur un vieux plan. C'est un peu comme se remater Les Yeux dans les Bleus avant le barrage du Mondial 2014. De toute façon, trêve d’illusion, cette fille, elle est comme Mario Jardel à l’OM : elle ne viendra pas.

Le royaume des machos. Et des nazes.

Sports nationaux, la drague et le football ont cela en commun qu’ils sont des activités d’esthètes souvent reléguées au rang de « beauf » . Le macho qui se gratte les bijoux de famille devant son match avec une bière et son gros ventre vs le lourd qui drague cette serveuse un peu mignonne et qui gêne toute la table de potes, en somme. Le mec qui passe un mauvais dimanche devant la télé contre celui qui passe son samedi soir dans son costume de mauvais goût, à payer des verres à la première venue et qui pense que cela lui octroie le droit de dégainer des vannes scabreuses, aussi. Au coude à coude, le type qui porte des maillots de foot dans le civil et celui qui pense pouvoir conclure en sifflant une fille dans la rue se sépareraient donc sur un match nul ? Ce serait sous-estimer le respect de la performance qu’il y a dans le ballon rond et qui n'existe pas dans la drague. Sur le rectangle vert, un homme qui enfile les pions comme les perles, un Messi, par exemple, est, au pire, un goleador, au mieux, un génie. Dans le carré VIP, celui ou celle qui, tel un Falcao, score à chaque face-à-face, est un « queutard » ou une « salope » . Pas évident. Alors il y a toujours cet espoir. Cet espoir de finir comme le Jérémy Morel de la drague. Un joueur nul, mais un peu drôle, presque vilain, mais touchant, qui bégaye, mais ne surjoue pas. Un type qui claque plus de buts que l'on ne pense. Car si dans le football comme dans la drague, on ne part jamais sur un pied d’égalité quand on sort de Clairefontaine plutôt que de Libourne Saint-Seurin, ce qui compte : ce sont les belles histoires.

Meetic, FM et Jeannette Fernandez


Pour les raconter, on s’entraîne. On n’ose pas tout de suite sortir le 3-4-3, alors on allume Football Manager. On n’ose pas tout de suite dire qu’on travaille dans la finance – ce qui évidemment, est faux – alors on teste les sites de rencontre. Puis vient l’heure de délaisser la théorie pour la pratique, de prendre ses premiers petits ponts, ses premiers râteaux, affronter ses premières Jeannette Fernandez, adeptes du catenaccio. Là encore, les Rita Mitsouko vous avaient prévenu : les histoires d’amour – c’est là, généralement, que la notion d’amour diverge selon les êtres – finissent mal, en général. Cela peut aller du refus pur et dur, qui pique, mais peut faire rire, à la situation un peu plus complexe où on s’est vraiment foutu de vous. Tout heureux d’avoir son Facebook, vous hésitez trois heures à envoyer un message auquel elle ne répondra pas malgré le « lu à 17h47 » qui a eu le même effet sur votre cœur qu’un coup d’épaule de Jaap Stam. Avec un peu de bol, vous aurez un texto, un autre rendez-vous, puis à nouveau le néant. C’est ce qu’on appelle le « yo-yo » sans amour. Le « yo-yo » avec amour, vous l’avez connu en tant que supporter de foot. Les exemples les plus récents étant évidemment l’AS Monaco, de la L2 sans rien à la L1 avec Falcao, ou le PSG, de Diané à Zlatan. Au fond, le football est toujours père de passion et d’amour. Pas la drague. Une première fois avec son équipe, un premier frisson, un premier émoi. Du positif. La drague, que ça marche ou non, est un éternel recommencement dont, peu importe le rôle que l’on occupe, on sort toujours un peu frustré, blasé. Jusqu’à ce que l'on trouve le bon club. Alors si vous êtes une équipe en reconstruction, ne vous inquiétez pas. Dites vous simplement que la pissotière, elle non plus, ne vous répondra pas.

Swann Borsellino
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 18:30 La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 36
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
dimanche 14 janvier Le low-kick fou de Tony Chapron 165