Billet d'humeur - Réflexion philosophique autour du football
Par Adrien Ares-Rodriguez
Pourquoi le football est-il meilleur que l'amour ?
On vous moque, on vous vilipende, on vous exclut, on vous méprise. Tout ça parce que vous aimez le foot. Plus que tout. À vos yeux, rien ne surpasse un match de foot, même de Ligue 1. Et surtout pas l'amour, cet opium.
Quelques supporters néerlandaises
Opposer football et amour serait un grossier contre-sens. Le football, en tant que discipline, se nourrit de la passion que lui portent des millions d’individus à travers le monde contrairement au hockey subaquatique - sport dans lequel la France fait par ailleurs bonne figure. Comme en amour, la première fois est déterminante. Il y a toujours ce joueur ou ce club qui déclenche un sentiment nouveau, un premier émoi chaste. Dès lors, le sujet subjugué ne pourra se passer de sa dose hebdomadaire de matchs, allant même jusqu’à s’infliger de fades rencontres qualificatives pour l'Europa League ou des 32e tours de Coupe de France et ressentira un manque à l’heure des trêves. Au vrai, le football est un sport consubstantiel à l’amour qui le transcende et le dépasse jusqu’à atteindre une pureté originelle inégalée dans un monde libéral fait de liaisons intérimaires et de sex-friend. L’adoption d’un club de football, le faire sien et le chérir du premier souffle de la découverte au dernier, est un mariage irraisonné qui dure ; à l’inverse de bon nombre de couples qui portent en eux un compte à rebours qu’ils font mine d’ignorer et, présumant les forces qui les unissent, s’estiment capable de conjurer les coups de boutoir des années et le désir crépusculaire.
En football, l’œuvre destructrice du temps n’a pas voix au chapitre. La passion demeure intacte, d’une blancheur virginale, sur laquelle l’argent et le sponsoring à outrance ne sont qu’une coloration jaune, un aplat d’urine à la surface de la neige molle, gâchant à peine le tableau. Le charme de son « club de cœur » agira encore bien qu’il se laisse aller, qu’il prenne du ventre mou ou qu’il fasse moins d’efforts pour plaire. D’une fidélité sans faille, le supporter transi pardonnera tout ou presque. Car ne nous méprenons pas : il s’agit d’un amour à sens unique et - les latinistes le savent mieux que quiconque – passion vient du latin passio signifiant souffrir ou endurer. Cependant, en football, les chagrins d’amour restent inoffensifs, sorte de pincements au cœur ou de brûlures indiennes.
L'orgasme du but
Libidineux sceptiques et priapiques zélés s’interrogent : quid du sexe ? Certes, il s’agit d’une déclinaison incontournable de l’amour qu’en apparence le football ne peut détrôner, tant elle réserve plaisirs chez les plus débrouillards des parties honteuses. En préambule, il serait aisé de citer Serge Gainsbourg (cf. Je t’aime moi non plus, Melody Nelson Publishing, 1969) : « L’amour physique est sans issue. » Toutefois, le football promet également une gamme complète de paraphilies : le frotteurisme est-t-il recherché par les supporters des stades ? Collectionner de façon compulsive des cartes Panini ne confine-t-il pas au fétichisme ? Enfin, se coltiner un déplacement en bus jusqu’à Mulhouse, y assister à un match emmerdant de National sous un ciel bas ne voisine-t-il pas avec le masochisme ? Malheureusement, tout porte à le croire. À l’heure de la puberté, les pin-ups lascives l’emportent sur les posters Onze Mondial d’Emmanuel Petit, sans que l’on sache si le dégoût du catogan ou les hormones en ébullition expliquent ce changement.
La confrontation entre football et sexualité est inévitable, mais tend à se confondre par la suite : nombre de supporters et de joueurs finissent par comparer un but à un orgasme, comme quoi même le miséreux sexuel goûtera aux glapissements d’extase devant un match. À la seule exception du 0 à 0. Galbes et cambrures émoustillantes laisseront de marbre l’amateur de ce sport car, durant 90 minutes, le football demeure la bagatelle la plus sérieuse au monde, pour paraphraser l’ouvrage de Christian Bromberger. En guise de conclusion, nous pourrions prendre l’exemple des enfants, qu’ils soient la cause d’un oubli de contraceptif idoine, la survivance d’un coup d’un soir ou le fruit d’un amour sincère. Ainsi, neuf mois après l’écrasante victoire barcelonaise à Madrid et le but d’Iniesta face à Chelsea, la Catalogne connaissait un baby-boom avec une hausse de 45% des naissances. Trêve de philosophie de comptoir et de verbiage, la sentence vient de la science. Oui, le football est meilleur que l’amour. Mieux, il le provoque.
PS : Faites-nous profiter de votre prose dans les commentaires. Voilà un beau sujet de dissertation, et vous avez la nuit devant vous. Vous ne pourrez aller aux toilettes qu’au bout d’une heure. On vous rappelle que l’usage des smartphones ou de calculatrice est interdit. On espère que vous avez relu Luc Ferry et Pascal Bruckner.
En football, l’œuvre destructrice du temps n’a pas voix au chapitre. La passion demeure intacte, d’une blancheur virginale, sur laquelle l’argent et le sponsoring à outrance ne sont qu’une coloration jaune, un aplat d’urine à la surface de la neige molle, gâchant à peine le tableau. Le charme de son « club de cœur » agira encore bien qu’il se laisse aller, qu’il prenne du ventre mou ou qu’il fasse moins d’efforts pour plaire. D’une fidélité sans faille, le supporter transi pardonnera tout ou presque. Car ne nous méprenons pas : il s’agit d’un amour à sens unique et - les latinistes le savent mieux que quiconque – passion vient du latin passio signifiant souffrir ou endurer. Cependant, en football, les chagrins d’amour restent inoffensifs, sorte de pincements au cœur ou de brûlures indiennes.
L'orgasme du but
La confrontation entre football et sexualité est inévitable, mais tend à se confondre par la suite : nombre de supporters et de joueurs finissent par comparer un but à un orgasme, comme quoi même le miséreux sexuel goûtera aux glapissements d’extase devant un match. À la seule exception du 0 à 0. Galbes et cambrures émoustillantes laisseront de marbre l’amateur de ce sport car, durant 90 minutes, le football demeure la bagatelle la plus sérieuse au monde, pour paraphraser l’ouvrage de Christian Bromberger. En guise de conclusion, nous pourrions prendre l’exemple des enfants, qu’ils soient la cause d’un oubli de contraceptif idoine, la survivance d’un coup d’un soir ou le fruit d’un amour sincère. Ainsi, neuf mois après l’écrasante victoire barcelonaise à Madrid et le but d’Iniesta face à Chelsea, la Catalogne connaissait un baby-boom avec une hausse de 45% des naissances. Trêve de philosophie de comptoir et de verbiage, la sentence vient de la science. Oui, le football est meilleur que l’amour. Mieux, il le provoque.
PS : Faites-nous profiter de votre prose dans les commentaires. Voilà un beau sujet de dissertation, et vous avez la nuit devant vous. Vous ne pourrez aller aux toilettes qu’au bout d’une heure. On vous rappelle que l’usage des smartphones ou de calculatrice est interdit. On espère que vous avez relu Luc Ferry et Pascal Bruckner.
Par Adrien Ares-Rodriguez
Lavezzi, la nuit lui appartient

















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Le football rend plus fou que l'amour, ainsi même un historique supporter du PSG peut se lever devant un contrôle majestueux de Brandao et une frappe qui traverse les jambes du défenseur et laisse pantois le gardien intériste. Et il faut même avouer que nombre de supporters parisiens se sont ainsi fait larguer -il faut le dire-, car leur petite amie ne comprenait vraiment plus rien à leur ex-chéri parisien qui n'avait cessé de lui répéter que l'OM était la pire chose qui existait sur Terre. Brandao avait de nouveau frappé fort.
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La photo est l anti thèse de votre argumentation.
Jamais de la vie.
Je les épouse toutes.
Elles sont trop belles nos poulettes =D
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Adrien, votre ancêtre, Dieu de guerre, peut être fier de vous.
Quand à la thématique soulevée par votre plume habile, je pense qu'elle se destine davantage à faire rire qu'à interroger sérieusement, toute passion humaine trouvant autant de ressemblances que de différences.
Hm, à titre personnel malgré tout, plusieurs de mes conquêtes étaient moins palpitantes qu'une volée du Sir Trézéguet ou qu'une passe lumineuse du beau Pavel Nedved.
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J'aime pas mon homme comme j'aime mon club de coeur ! C'est 2 sentiments tellement différents qu'on devrait même pas essayer de les comparer.
Puis d'ailleurs je vois pas pourquoi on devrait opposer les deux ? Quand un couple supporte le même club, ça peut que rapprocher.
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Bon ben si c'est comme ça vous choisiriez laquelle vous? je vote pour la brune, 3ème à gauche dans la photo
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Ah oui, je comprends, elle a le drapeau français sur les épaules...
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et d'après un de vos récents articles, le foot n'est pas non plus très bon pour les molaires de ces dames les soirs de défaites...
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( faire le hamster , une manière de passer de l'herbe en douce ? )
La Française quand a elle ne doit sans doute pas connaitre toutes ces substances ni le tabac a caler entre les gencives d'ici , d'ou son laiteux jolie visage blédina !
( la magnifique brunette de milieu est sans doute un joli mélange Batavo-Indonésien )
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La 1, 3 et 5, je les désosserai moi-même. Une boucherie je vous dis...
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Et on dit après que les Français ne supportent pas l'Equipe de France, allons ! Ils la voient partout, v'voyez ;)
(sinon article sympa, rigolo, bien écrit... mais tout de même un peu facile...)
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à moins d' être face à un miroir, j' en verrai pas davantage.
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Je suis d'accord sur le tiercé mais je rajouterais bien la 2 et la 4 en surprise au cas ou et puis la 6 à 2 grammes (d'alcool).
P.S. : Oui c'est bien le drapeau de la Coffeeshopie
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Le foot c'est une passion folle et sage. Démesurée mais endurante. Le foot est un amour désintéressé, on n'aime pas un club pour le posséder un jour, et on n'enchaîne pas ces matchs dominicaux pour avoir des petites faveurs quelconques. L'amour du foot, c'est l'amour tout court.
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+1 pour la brune du milieu :P
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Et ouais mon pote
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PARIS pour la vie!
cordialement,
...j'suis pas ta mère!
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Je suis un amoureux passionné, violemment romantique. Moi, mon speed, c'est l'amour...
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Mouais, j'aurais mieux fait de me contenter de mettre +1 à Estrella plus haut et de retourner à cette feuille « Excell » qui me fait l'effet d'un arbitre tatillon qui regarde sa montre.
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Ma déclaration d'amour
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Sinon pour étayer la thèse de l'auteur de l'article, tous ceux d'entre vous qui se remémorent les 2 dernières semaines footballistiques, on en a eu des émotions qui nous ont faits vibrer !
Le dernier en date c'est qdm le Espagne-France :
- Un premier temps difficile où on joue serrer, maladroit dans les approches et les relances, et les erreurs qui peuvent être fatales,
- Un second temps où se relancent encourager par les potes et les signes du destin (un péno stoppé = un bon rdv réussi),
- Ensuite, on prend clairement confiance dans la dernière ligne droite, et la pression monte, monte monte...
- Jusqu'à la jouissance suprême avec l'égalisation de la dernière seconde...
Combien d'entre vous avouerons avoir pris plus leur pied à ce moment-là que lors de leur dernière partie fine ??? ;-)
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Sinon, rien ne vaut une vraie bonne pipe devant un vieux match de Ligue 1 moisi ! Romantique et beauf, appelle-moi Franck Dubosc !
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Je choisis la 2, personne ne l'a prise et pourtant c'est celle qui doit faire les trucs les plus crades..
Quand j'aurais fini avec j'épouserais la 3.
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