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Pourquoi le foot français a besoin d'un OM fort

Le tant attendu et inespéré rachat de l'OM ne constitue pas qu'un soulagement pour les supporters du Vélodrome. Il excite aussi l'ensemble du foot français, qui n'en a pas dormi depuis. Que ce soit à travers le monde ou dans l'Hexagone, malgré les résultats décevants, le club demeure l'une des marques les plus connues et bankable de notre championnat, qui a bien besoin de rayonner à l'heure de l'internationalisation des droits télés. Mais l'OM est-il finalement toujours aussi indispensable pour que notre pays revienne dans le big five, voire le big four de l'UEFA ?

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C'est un fait, dorénavant, le foot constitue avant tout une affaire économique, un gros machin capitaliste avec quelques petits bugs dans le logiciel (transferts aux chiffres irrationnels, déficits chroniques, salariés surpayés, etc.). Le football d'ajourd'hui est fait de bilans financiers. Or, particularité qu'il partage avec le cinéma ou la musique, pour être rentable ou simplement se vendre, il lui faut aussi une assise sociale, un substrat historique, bref un supplément d'âme. C'est bel et bien dans ce dernier registre que l'Olympique de Marseille s'est toujours vanté de posséder un capital culturel unique, face à ses principaux concurrents de Ligue 1. Principalement le PSG et l'Olympique lyonnais, ravalés un peu méchamment au rang de « créations » purement monétaires, donc artificiels. À cela s'ajoutait longtemps un palmarès incontestable, et régulièrement augmenté d'une ligne ou deux sur la fiche Wikipedia, avec en point d'orgue cette fameuse Ligue des champions de 1993 qui nous oblige chaque année à supporter les rodomontades bronzées aux UV de Bernard Tapie. « On parle toujours de l'OM, car il est indéniable que ce club, par son histoire et l'engouement de ses supporters, reste une place forte du football français, explicite Christophe Lepetit, économiste du sport au CDES de Limoges. Et forcément un OM au sommet, c'est l'assurance de belles affiches, qui font parler les médias et passionnent les supporters... » « L'OM continue d'ailleurs de facilement susciter les passions. Le passage de Bielsa a démontré à quel point il suffisait de peu pour raviver la flamme » , rajoute Ludovic Lestrelin, maître de conférences à l'université de Caen Normandie, auteur de L'autre public des matchs de football. Sociologie des supporters à distance de l'Olympique de Marseille (EHESS).

Perte de vitesse


Néanmoins, hormis cette embellie argentine, depuis le dernier titre en 2010, la descente aux enfers de l'OM semblait vertigineuse. Jusqu'à craindre une relégation quasi blasphématoire la saison dernière. Aujourd'hui, lorsque Marseille reçoit Lorient dans un Vélodrome taillé et construit (chèrement par le contribuable) pour les parcours européens, c'est une enceinte qui résonne à moitié vide pour accueillir les Merlus. Loin, bien loin des ambiances légendaires du « plus chaud public de France » . Et pour saler un peu plus l'addition, en matière de reconnaissance mondiale, l'ennemi parisien a quelque peu rattrapé le retard, voire dépassé son meilleur ennemi. « L'OM conserve une audience forte et, d'une certaine façon, unique sur le territoire national, poursuit Ludovic Lestrelin. Cependant, avec la panne des performances sur plusieurs années, il perd du terrain auprès des jeunes générations en dehors de Marseille et des Bouches-du-Rhône. À l'international, il conserve bien sûr une énorme popularité au Maghreb (concurrencée, voire écrasée désormais au Maroc par le Real et le Barça), et en Afrique francophone, mais il est désormais globalement supplanté par un PSG qui a adopté une stratégie marketing très agressive à l'internationale, notamment en Asie... »

« Le football français a besoin de l'axe Paris-Lyon-Marseille qui nous a beaucoup été vendu par Frédéric Thiriez  »


Malgré ce constat, l'OM demeure sans conteste un atout qui manque dans le jeu du foot français (un Classique dépourvu de proximité au classement perd forcément de sa crédibilité) pour essayer de monter sur l'estrade où siègent sans partage Liga, Premier League, Serie A et Bundesliga. Au-delà de savoir si Marseille peut supplanter ses prétendants au titre sur les pelouses, ou déjà rivaliser avec les « géants » du Nord, Lyonnais et Parisiens – Monaco reste malgré tout à l'écart avec son éternelle dimension de « coquille vide » –, c'est plutôt la conjonction de ces trois potentiels « mastodontes » qui semble aujourd'hui réveiller les ardeurs des pontes de la LFP. Cette arrivée providentielle d'un sauveur américain acquiert dès lors des allures de deus ex machina. Même Jean-Michel Aulas se réjouit publiquement et remercie la providence du retour d'un « OM compétitif » . Malin, lui aussi a un stade à remplir et des joueurs à conserver grâce aux droits télés. On saura toutefois garder la citation de côté au cas où, les soirs de match, l’humeur se révèle moins fair-play sur Twitter… « Il est évident que les championnats, pour pouvoir développer leurs recettes collectivement, ont besoin de locomotives, analyse Christophe Lepetit. C’est-à-dire de quelques gros clubs qui génèrent de la passion, attirent de grands joueurs et ont, éventuellement, de bons résultats européens. Le football français a donc besoin de ses locomotives, de l'axe Paris-Lyon-Marseille qui nous a beaucoup été vendu par Frédéric Thiriez. Mais aussi de sérieux outsiders tels que Bordeaux ou Lille. »

En arrière-plan, l'idée de mondialiser enfin une L1 qui peine à récolter des droits télé en dehors de ses frontières est noble. Et cette année, l'outsider se nomme Nice, tant le Gym vient sûrement de réaliser une excellente opération en matière de vente de maillots et de rayonnement outre frontières (quelles que soient les futures prestations de Mario Balotteli...). « Le passé le démontre, continue Christophe Lepetit. Il faut des vitrines qui rayonnent et s'exportent (tournées estivales...). Mais aussi qui ont la capacité d'attirer de grands joueurs internationaux pour assurer une couverture médiatique de leurs matchs. Ainsi, avoir un PSG qui participe a l'International Champions Cup et développe son projet ambitieux, un OL qui va en Asie, ou un OM qui dispose d'une forte colonie de supporters et génère autant d'engouement, ne peut que servir le développement à l'international du championnat de France. »

Un pour tous, tous pour un


« Je veux bâtir une équipe qui va, année après année, concourir pour remporter le championnat de France de Ligue 1 » , a affirmé Frank McCourt. Car, moins naïf qu'il n'y paraît, le bonhomme, tout comme avec les Dodgers, devine les horizons qui s'ouvrent en matière de marché pour « son OM » . « Même aux États-Unis, on compte de nombreux clubs de supporters marseillais qui, contrairement au cas du PSG qui les a souvent directement encouragés voire chapeautés, sont d'abord entretenu par l'envie des fans, souligne Ludovic Lestrelin. Il existe de la sorte, même pour le nouveau propriétaire, un enjeu à domicile... » En prétendant de nouveau à une place à la hauteur de sa légende glorieuse, encore suffisamment fraîche dans les mémoires collectives, contrairement à Reims ou Sainté, la marque OM aurait encore largement de quoi attirer le chaland et l'abonné. Et tout le monde y gagnerait. « Avoir des locomotives permet de développer les droits TV, attire les sponsors et les fans... Et donc assure le développement des recettes du football français dans son ensemble. De là à parler de rentabilité..., nuance Christophe Lepetit. Quand on observe sérieusement le niveau de pertes des clubs sur les cinq ou dix dernières saisons, on en est loin... »

Inutile de préciser que la condition sine qua non passe par la présence régulière et un minimum honorable en Ligue des champions, dont le ticket d'entrée pour les clubs français s'est quelque peu complexifié récemment. Sans oublier la vérité immédiate : Rod Fanni et Franck Passi sont-ils capables de sauver cette saison ? Réponse au mercato d'hiver.



Par Nicolas Kssis-Martov
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