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Pourquoi le foot est-il meilleur que le vin ?

Vous en avez marre de vous cogner des soirées mondaines où le vin, cet élixir prétentieux, est l'objet de toutes les conversations ? Sortez du bois, car la seule chose dont vous avez besoin pour être heureux dans la vie, c'est le football. Et une bonne pinte à la rigueur.

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Vous devriez vous le tatouer quelque part sur le corps : « Ne jamais emmener une meuf au resto pour un premier rencart. » On rembobine. Ce soir-là, vous aviez invité votre target dans une brasserie à la mode et sorti le grand jeu. Vous aviez même été jusqu'à payer la bouteille de Haut-Médoc à 50 balles. Mauvaise pioche. Depuis, elle croit sérieusement que vous aimez le vin, cette saloperie qui rougit les dents, vous pousse à organiser des soirées « Cheese & Wine » avec ses potes. Des snobs, soyons clairs. Sérieux, vous avez une gueule à boire du pif millésimé en mangeant du Saint-marcellin ? Tout était plus simple avec Jennifer, votre ex, votre amour du camping, rencontrée aux Grands Pins, à Soulac-sur-mer l'été de vos 18 ans. De Bordeaux, Jen' aimait les Girondins, le vin moins. Quand à la fin du mois d’août, avant de rentrer à Paname, vous l'aviez emmenée à Chaban-Delmas, qui s'appelait encore Parc Lescure, elle était comme une dingue. Ses cris de joie un peu gênants sur cette mine de Jean-Claude Darcheville résonnent encore dans votre crâne. Jennifer n'était pas difficile. Sur la plage, elle vous roulait des galoches allongée sur une vilaine serviette de plage Real Madrid ramenée d'un séjour linguistique à Zamora, en Espagne, en 3e. Vous savez très bien que Jennifer n'avait aucune classe, que vous ne l'auriez jamais présentée à papa-maman, mais elle vous achetait la presse sportive tous les matins.

Plus tard, quand elle est « montée » vous voir à Paris, vous avez joué à FIFA ensemble. Elle vous a même battu une fois, avec Manchester City, aux pénos. Quelle idée de prendre Lorient pour faire le zozo, aussi... Mais elle ne bronchait jamais au moment de regarder L'équipe du dimanche. Puis un jour vous avez grandi et l'histoire s'est terminée naturellement comme la fin des vacances. Récemment, vous avez voulu rappeler Jennifer. Vous avez checké Facebook et vous êtes rendu compte qu'elle s'était mariée avec un footballeur amateur. Un mec qui a vaguement la trogne d'un Christophe Leroux de bas étage. Son profil disait qu'elle était maintenant coiffeuse à Mérignac. Qu'elle avait deux enfants, aussi. Des jumeaux, Christophe et Bixente. Jennifer est sans doute allée trop loin. Peut-être, mais maintenant, vous êtes coincé avec une conne perchée sur ses Minelli dans un appartement avec parquet et moulures au plafond. Vous n'avez pas le droit d'allumer la télé pour mater un match de poule de Ligue des champions. Vous devez même aller aux chiottes discrètement pour écouter la radio. Mais au bout de 23 fois, ça devient louche, quand même. Vous donneriez énormément pour une Kro, même éventée, mais à l'autre bout de l'appartement, ça parle cépages, terroir et millésimes.

Millésimes ? Le foot en a de meilleurs. Vous savez bien que l'Ajax 95, le Brésil 70 ou même Porto 87 valent mieux qu'une bouteille de Saint-Émilion payée trop cher chez Nicolas pour épater la galerie. Parlez à un supporter nantais du millésime 95 et ses yeux brilleront plus que ceux de n'importe quel sommelier à qui l'on offre une lampée de Romanée-Conti - le vin préféré de Claude Simonet, tiens. Celui qui bouffe désormais tristement de la Ligue 2 se souviendra de Loko, Pedros et N'Doram. S'il boit aujourd'hui de la Villageoise devant Eurosport, il sait qu'un jour il a été champion de France. Et pas de n'importe quelle manière. On dit que le vin se bonifie avec l'âge, certes, mais jamais il ne laissera en bouche le souvenir éternel d'un Séville 82, d'un France-Italie 2006. Le goût des regrets éternels. Un retourné d'Amara Simba, un pas de danse de Ronaldinho au Vélodrome, un débordement de Christophe Delmotte... Autant de moments vite dissipés, mais inscrits à tout jamais dans la relation toute personnelle que chacun lie avec le football. La cuvée 59 du meilleur Graves n'a pas cette saveur douce-amère d'éternité, mais elle coûte 500 euros la bouteille.

Et là, dans cette pièce froide comme un dimanche soir de décembre à Marcel Picot, vous taisez pudiquement votre passion du foot. Vous ne voulez pas subir les questions embarrassantes et les stéréotypes d'usage, mais il y a toujours un connard pour y aller de son petit couplet cocardier : « Les footballeurs sont des racailles mal élevées, ils ne chantent même pas la Marseillaise. » Et lui, il le connait, le troisième couplet, peut-être ? Vous aimeriez le voir s'étouffer avec son Sauternes. Vous vous détournez de la conversation et apercevez un mec qui regarde son portable fébrilement toutes les deux minutes. Une autre victime qui n'a pas le droit de mater du foot à la télé au risque de passer pour un beauf. Votre salut est peut-être là. Vous l'abordez :

« On va se boire une pinte et mater le match au Balto ? J'en peux plus du Château-mes-Burnes.
- Ouais !
 »
Vous vous évaporez discrètement et arrivez juste à temps dans le bar bondé pour entendre l'hymne de la Champions League. Vous êtes heureux et vous avez juste le temps d'envoyer un texto lapidaire à votre copine : « Tu vas rire mais je te quitte. » Il est grand temps de récupérer Jennifer.

Par Arthur Jeanne
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