Billet d'humeur - Politique
par Nicolas Kssis-Martov
Pourquoi le foot est-il meilleur que le communisme?
Jusqu’à dimanche, le PCF tient son congrès. Aujourd’hui, tout le monde demande ce qu’il reste du grand parti de la classe ouvrière. Autrefois grand moment de la vie politique française, l’événement est désormais éclipsé par une défaite des Bleus contre la Mannschaft en match amical. Mais après tout, à bien y réfléchir, le foot a triomphé là où la grande aventure bolchevique a échoué : parti unique des classes populaires, bureaucratie écrasant toutes les dissidences et imposant sa pensée unique, conjonction parfaite du nationalisme prolétarien avec l'internationalisme « dans un seul pays ». Et en plus, il compte même ses « idiots utiles ». Attention, le matérialisme historique sert aussi à faire rouler les ballons.
Karl Marx, gardien du communisme
Le communisme se voulait d'abord, du moins dans les slogans, un rêve internationaliste. Il a terminé en néo-impérialisme à la sauce URSS pour s’autoparodier en cul-de-sac monarchique héréditaire en Corée du Nord (et on se taira poliment sur la fin médicalement assistée de la révolution « vert olive » de Castro). Le Kominterm ou le Kominform se résumèrent ainsi à la fonction de relais obséquieux des besoins du Grand frère soviétique. Le foot a suivi le parcours inverse. Fondé de manière très britannico-centrée, ce sont les Français, en l’occurrence Jules Rimet, qui ont eu l’idée de lui donner une hyper-structure globalisante capable d’asseoir et d’assurer sa victoire finale sur tous les autres sports. De quoi nourrir un fort ressentiment, toujours assez vif, chez nos amis britanniques ? Rappelons-nous la belle envolée du président de la Premier League : « L'Angleterre a donné le football au monde, le meilleur héritage que l’on puisse lui donner. Puis cinquante ans plus tard, un gars est arrivé et a dit : "Vous êtes des menteurs", et il nous a volé ce jeu. Ce gars s’appelait FIFA. » Des propos qui devaient ressembler au ressenti d'un Georges Marchais (qui n'aimait pas finalement le foot de manière si apolitique que cela) face à l'OPA du PS de Mitterrand sur la gauche hexagonale. Aujourd’hui, Depardieu se réclame de son père coco et de radio Moscou pour justifier sa désertion fiscale vers Moscou, et le PCF confie son "front de gauche" à un Jean-Luc Mélenchon, ex PS ayant voté Maastricht, à la tête d’un parti de gauche concurrent direct. Pendant ce temps, Marine Le Pen prend quasiment des accents thoréziens pour parler au petit peuple d'Hénin-Beaumont. Imagine-t-on Bernard Laporte nommé à la tête des Bleus ?
Refuser le foot, c'est ne pas aimer le peuple
Le communisme (sa version dominante, copyright soviétique), une fois que « Moscou eut allumé sa force » (Daniel Halévy), sut construire son triomphe pas un sens quasi-militaire du devoir et une infanterie militante devenu salariée de la révolution prolétarienne. Or, à bien y regarder, la grande bureaucratie du foot n’a rien à envier à ce qui se passait dans les ex pays de l’Est. Elle arrive à maintenir un mur étanche autour de ses intérêts et parler d’universalisme pour se vendre au Qatar et évoquer la paix pour mieux oublier les Droits de l’Homme. Elle a appris aussi à amadouer et financer ses idiots utiles chez l’ennemi (la presse du "monde libre" et les artistes ou écrivains qui vantent la beauté de la "cause"), qu’elle abreuve de sa propagande. Dur à contrer. Ceux qui s’y opposent sont vite qualifiés d’ennemi de "classe".
Car le football dispose aussi de ses organisations de masse, et son audience auprès des couches populaires à travers le monde, réalisant enfin la grande unité des ouvriers et des paysans, peut difficilement se contester. Refuser le foot, c'est ne pas aimer le peuple. Pire, les peuples du monde dans leur ensemble. Quel intellectuel oserait pareil affront, à moins de passer pour un laquais des forces obscures qui veulent éternellement opprimer les exploités ou ne comprennent rien aux belles vertus de la culture prolétarienne ? Et pour les représenter, des dizaines de fédérations, avec leurs centaines de millions de pratiquants et des milliards de "compagnons de route" ou "sympathisants". A la tête de ces avant-gardes, des hommes qui prétendent être démocratiquement élus pour aboutir à une quintessence de "centralisme démocratique" qui siège à Zurich. Et dire que depuis, il existe même des tendances au sein de l'ancienne maison de Duclos et Cachin. Tout se perd.
Et quand les preuves de l'échec s'accumulent, la seule raison ne peut forcément être imputée qu'à une faiblesse face aux "virus" provenant de l'extérieur contaminant le corps "sain" et qui appelle donc à une purge. Le foot se construit en s'épurant. La corruption et autres paris truqués ? Des mafias asiatiques (comment oublier la grande "hérésie" maoïste ?) à l'assaut de la forteresse du ballon rond "dans une seule FIFA", comme les mœurs occidentales pervertissaient la belle jeunesse russe à coup de rock et de bleu jean. Quelques procès contre des sous-fifres lampistes issus de la CAF devraient suffire à en faire la démonstration (qui sera le Arthur London du foot ?).
Le football ne fait que bouffer ses petits copains
Qui a mieux à proposer à la place ? Car alors que communisme n’a cessé de céder ses parts de marché idéologique (au Caudillo socialiste en uniforme Chavez – lequel fait bien tripper également l’extrême-droite "solidariste" -, aux trotskystes ou anarchistes aux marges rebelles de l'Occident, voire aux islamistes sur le versant "anti-impérialiste" dans le monde arabe), le foot, lui, ne fait que bouffer tous ses petits copains au sein de l’arène sportive. Le rugby tente en vain de sortir de ses terres australes et du Sud-Ouest, c’est le foot qui vient s'implanter en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le souffle des Marx, Engels, Lénine, Staline ou Mao, ne réussit jamais véritablement à souffler aux USA, au cœur du Capitalisme triomphant et finalement triomphateur ? Le Soccer se dégage doucement sa place chez les Ricains, pourtant si adeptes de l’americana athlétique (base-ball et NFL). Le triomphe du Gramscisme du ballon rond constitue de la sorte l'illustration parfaite que le soft power ultra-libéral a besoin de contenu culturel et qu'il réclame aussi son bras armé de la "révolution" mondialiste.
Et rassurons-nous, il subsistera malgré tout la Fête de l'Humanité tout comme la FFF conservera toujours la Coupe de France. La rétromania n'est pas réservé au monde de la musique.
Refuser le foot, c'est ne pas aimer le peuple
Le communisme (sa version dominante, copyright soviétique), une fois que « Moscou eut allumé sa force » (Daniel Halévy), sut construire son triomphe pas un sens quasi-militaire du devoir et une infanterie militante devenu salariée de la révolution prolétarienne. Or, à bien y regarder, la grande bureaucratie du foot n’a rien à envier à ce qui se passait dans les ex pays de l’Est. Elle arrive à maintenir un mur étanche autour de ses intérêts et parler d’universalisme pour se vendre au Qatar et évoquer la paix pour mieux oublier les Droits de l’Homme. Elle a appris aussi à amadouer et financer ses idiots utiles chez l’ennemi (la presse du "monde libre" et les artistes ou écrivains qui vantent la beauté de la "cause"), qu’elle abreuve de sa propagande. Dur à contrer. Ceux qui s’y opposent sont vite qualifiés d’ennemi de "classe".
Et quand les preuves de l'échec s'accumulent, la seule raison ne peut forcément être imputée qu'à une faiblesse face aux "virus" provenant de l'extérieur contaminant le corps "sain" et qui appelle donc à une purge. Le foot se construit en s'épurant. La corruption et autres paris truqués ? Des mafias asiatiques (comment oublier la grande "hérésie" maoïste ?) à l'assaut de la forteresse du ballon rond "dans une seule FIFA", comme les mœurs occidentales pervertissaient la belle jeunesse russe à coup de rock et de bleu jean. Quelques procès contre des sous-fifres lampistes issus de la CAF devraient suffire à en faire la démonstration (qui sera le Arthur London du foot ?).
Le football ne fait que bouffer ses petits copains
Qui a mieux à proposer à la place ? Car alors que communisme n’a cessé de céder ses parts de marché idéologique (au Caudillo socialiste en uniforme Chavez – lequel fait bien tripper également l’extrême-droite "solidariste" -, aux trotskystes ou anarchistes aux marges rebelles de l'Occident, voire aux islamistes sur le versant "anti-impérialiste" dans le monde arabe), le foot, lui, ne fait que bouffer tous ses petits copains au sein de l’arène sportive. Le rugby tente en vain de sortir de ses terres australes et du Sud-Ouest, c’est le foot qui vient s'implanter en Australie et en Nouvelle-Zélande. Le souffle des Marx, Engels, Lénine, Staline ou Mao, ne réussit jamais véritablement à souffler aux USA, au cœur du Capitalisme triomphant et finalement triomphateur ? Le Soccer se dégage doucement sa place chez les Ricains, pourtant si adeptes de l’americana athlétique (base-ball et NFL). Le triomphe du Gramscisme du ballon rond constitue de la sorte l'illustration parfaite que le soft power ultra-libéral a besoin de contenu culturel et qu'il réclame aussi son bras armé de la "révolution" mondialiste.
Et rassurons-nous, il subsistera malgré tout la Fête de l'Humanité tout comme la FFF conservera toujours la Coupe de France. La rétromania n'est pas réservé au monde de la musique.
par Nicolas Kssis-Martov
Bellion : « C’est dramatique de jouer si peu »

















Tu sembles n'assimiler le communisme qu'à des dictatures, mais en oubliant son coté positif, notamment le rôle qu'il a joué sous l'occupation avec la résistance. C'était l'une des seules voix contestataire, en opposition avec le foot où on tend vers un lissage continue. Le 11 type du dernier ballon d'or est juste une blague
si j'avais été gay et résistant, je me serais tatoué "Entre ici Jean moulin" au dessus des fesses...
Hommages
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Article qui ne fait que naviguer sur une vision partiale de l'oeuvre communisme, à sa réduction aux concrétisations politiques et étatiques dictatoriaux alors que le PCF lance son congrès avec comme symbole l'absence de la faucille et du marteau sur le logo du parti.... ou comment croire que certains mouvement demeurent figés alors qu'ils ne le sont pas.
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Tu sembles n'assimiler le communisme qu'à des dictatures, mais en oubliant son coté positif, notamment le rôle qu'il a joué sous l'occupation avec la résistance. C'était l'une des seules voix contestataire, en opposition avec le foot où on tend vers un lissage continue. Le 11 type du dernier ballon d'or est juste une blague
si j'avais été gay et résistant, je me serais tatoué "Entre ici Jean moulin" au dessus des fesses...
Hommages
La résistance communiste durant la WWII a été très largement surfaite, cette dernière n'étant effective qu'en 1942. Il faut arrêter de croire toutes ces histoires de communisme pionnier de la résistance, de parti des 75 000 fusillés etc qui ne sont souvent que des créations du-dit parti pour se faire mousser et arriver au pouvoir une fois la guerre terminée.
Ne restent que les faits historiques, les pouvoirs communistes ont perverti la pensée de Marx, aucun régime communiste n'a réellement existé et tout régime se réclamant du communisme a glissé vers la dictature.
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Bah c'est con, dans ma lignée, c'étaient des rouges... Est-ce que je dis "AUCUN, mais AUCUN n'était gaulliste ?? "
c'est pas une question de modes. Les orientations épistémologiques des universitaires, notamment les historiens, sont les causes de ces variations d'interprétations. Une fois qu'une problématique est étudiée, on la confronte à une autre.
Une fois que la résistance coco a été étudiée (et oui, même si tous les cocos du PCF n'étaient pas entrain de scalper du nazi), se pose la question de la proportion, de la mesure, qui est elle-aussi comparée à la proportion de gaullistes ...
A partir de là, dire qu'AUCUN n'était coco revient à être négationniste.
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L'idée, en elle même, que le football a triomphé sur le communisme, serait plus intelligible si vous disiez que c'est le capitalisme qui a triomphé sur le communisme. Et le football, au niveau mondial, est le symbole rutilent du triomphe du capitalisme. Endoctrinement des masses, certainement, des joueurs considérés comme marchandises, qui ont eux-mêmes très bien compris que leur valeur dépendait de leur rareté. Les mêmes dirigeants des clubs de football, dans les instances dirigeantes sévissent aussi dans les palais du pouvoir. Le football est politique. Alors non il est loin d'être meilleur que le communisme, la comparaison en elle-même est absurde. Le foot n'est qu'un instrument. Un instrument paternaliste qui a permis un jour aux patrons de se rendre compte, en Angleterre notamment, qu'il valait mieux que l'ouvrier soit supporter de son club et arrête de se pinter pour rien les jours de repos (question de productivité face à l'alcoolisme). Le football est juste une activité très lucrative, une activité économique qui n'a presque plus rien à voir avec le sport en lui-même. Il ne génère que des images d'individualisme exacerbé, de puanteur nationaliste, de pulsions identitaires... qui n'ont pour but que de faire tourner la machine à fric. Le communisme soviétique, par ailleurs, s'accommodait très bien du football, et en faisait aussi un instrument. Bref, sofoot devrait plus s'attarder à démonter les mécanismes du sous-produit qu'on nous vend aujourd'hui... et à respecter, de façon intelligente, celles et ceux qui s'intéressent à ce sport pour ce qu'il est : une rencontre humaine par le jeu.
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La résistance communiste durant la WWII a été très largement surfaite, cette dernière n'étant effective qu'en 1942. Il faut arrêter de croire toutes ces histoires de communisme pionnier de la résistance, de parti des 75 000 fusillés etc qui ne sont souvent que des créations du-dit parti pour se faire mousser et arriver au pouvoir une fois la guerre terminée.
Hopela un historien! Effectivement, on aurait du suivre les exemples Maginot, Petain, Laval et consorts, des genies ces mecs!
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Allez ressaie encore.
@jamiz toi tu es dans une logique de quantification, moi je te dis simplement qu'il y'en a eu, c'est tout. Qu'ils aient été 1, 2, 3 ou 10 000, l'important c'est qu'il y'en ai eu, et que t'ai du mal à l'accepter, ça c'est un autre problème et je ne peux malheureusement rien pour toi à ce niveau là...
Maréchal nous voilà...
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La résistance communiste durant la WWII a été très largement surfaite, cette dernière n'étant effective qu'en 1942. Il faut arrêter de croire toutes ces histoires de communisme pionnier de la résistance, de parti des 75 000 fusillés etc qui ne sont souvent que des créations du-dit parti pour se faire mousser et arriver au pouvoir une fois la guerre terminée.
Hopela un historien! Effectivement, on aurait du suivre les exemples Maginot, Petain, Laval et consorts, des genies ces mecs!
[/citer]
Il dit qu'il voit pas le rapport. A la limite t'es libre de ne pas me croire, et de lire des livres sur la résistance en France pour te rendre compte que j'ai raison.
@ozymandias, moi je dis juste qu'il est très largement surévalué. Et qu'il est une goutte d'eau comparé à ce qui, au nom du communisme, a été perpétré au cours du XXème siècle.
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Sinon, l'article se veut d'après son titre au second degré, il prend tout de même une tournure assez sérieux qui ne devrait pas lieu d'être...
Avec chez l'auteur,cette sorte de perpétuation du marxisme à la Corée du Nord, Cuba...
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Il y a du concept à la pelle, mais ça sonne creux poulet.
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La résistance communiste durant la WWII a été très largement surfaite, cette dernière n'étant effective qu'en 1942. Il faut arrêter de croire toutes ces histoires de communisme pionnier de la résistance, de parti des 75 000 fusillés etc qui ne sont souvent que des créations du-dit parti pour se faire mousser et arriver au pouvoir une fois la guerre terminée.
Hopela un historien! Effectivement, on aurait du suivre les exemples Maginot, Petain, Laval et consorts, des genies ces mecs!
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Il dit qu'il voit pas le rapport. A la limite t'es libre de ne pas me croire, et de lire des livres sur la résistance en France pour te rendre compte que j'ai raison.
@ozymandias, moi je dis juste qu'il est très largement surévalué. Et qu'il est une goutte d'eau comparé à ce qui, au nom du communisme, a été perpétré au cours du XXème siècle.[/citer]
Cher Jamz, si tu parles de "resistance communiste surfaite", parle plutot de resistance tout court surfaite. 40 millions de francais pendant ces années de guerre, et combien de resistants? Dans ces livres dont tu parles, on nous explique aussi que Paris fut liberé par la resistance parisienne (la ville etant a portée des alliés et libérée quoi qu'il arrive en fait). Les communistes de cette periode representaient une part importante de la population dans un pays d'agriculteurs et d'ouvriers en usines, et ont payé un certain prix leur opposition au nazisme.
Faut il croire aveuglement tout ce qui est ecrit ou dit? La boucle est bouclée, lire c'est bien, reflechir c'est pas mal non plus.
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Là où tu te trompes c'est que l'idéologie communiste est pour une société égalitaire, sans riches ni pauvres mais où tout le monde a les moyens de vivre décemment. Cette valeur d'égalité est d'ailleurs inscrite sur le fronton de nos mairies je te rappelle. L'idéologie nazie est elle clairement et officiellement raciste : elle affirme qu'il existe des sous-hommes (Juifs, Tziganes, Slaves, Gays, communistes tiens, tiens...) qu'il faut éliminer.
Quant au totalitarisme que tu dénonces, comment ne pas être d'accord avec toi? Mais parle du totalitarisme soviétique alors. Et c'est là que je ressors la citation qui va bien : "on ne peut juger d'une idée à la corruption de son principe" (Platon je crois).
On peut être communiste et détester l'URSS. J'allais même dire que si on est communiste aujourd'hui, on DOIT détester l'URSS.
Mais être anti-communiste, pardon, c'est être anti-égalité, anti-redistribution des richesses, c'est être pro-pauvreté, pro-différence, etc. Tu peux ne pas être communiste, mais réfléchis un peu avant de te dire anti-communiste.
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D'autres part, certains historiens estiment que l'URSS a également commis des génocides: -Ukraine où les archives montrent que la famine des années 1930 a été controlée par le haut (comité cental donc Staline)
-Pologne : Alexandra Viatteau à montrer qu'après l'envahissement de la Pologne, les soviétiques ont réunis et assassinés toutes les élites (Katyn est l'exemple le plus connu)
-idée d'un génocide de classe donc politique qui ne rentre pas ds la classification du génocide définit par Lemkin en 1948 car l'URSS avait mis son véto en tant que membre du conseil de sécurité de l'ONU si bien que le génocide politique n'est pas pris en compte (seulement génocide religieux, ethniques, national).
Enfin je ne suis absolument pas d'accord ac toi: je continue a etre anti-communiste (comme je suis anti-nazi) car le communisme veut établir l'égalité absolue entre les Hommes mais cette égalité absolue est impossible car elle entraine la suppression de toute libertés. (comme la liberté absolue entraine la suppression de toute égalité). L'idée communiste est donc intrinséquement totalitaire comme le prouve tout les régimes communistes (dans leur diversités) ainsi que les pratiques communistes. Cette recherche de l'égalité conduit à des folies (exemple du Cambodge Khmer où l'on peut quasiment parler de déshumanisation de la société). Les hommes naissent tous différent et le communisme vise à supprimer cette diversité. Je préfère vivre dans nos sociétés démocratiques qui bien que largement imparfaite tentent d'établir un juste milieu entre égalité et liberté.
Enfin, encore une fois, je distingue les militants des dirigeants et de l'idéologie. Les militants ont de bonnes intentions. Comme l'a montré Viola en étudiant les lettres des 25 000 (25 milles ouvriers de brigades de choc venus participer à la dékoulakisation), les militants étaient de "vrais croyants" : citation de Lev Kopelev-"Mémoires d'un vrai croyant" : « avec le reste de ma génération, j'ai clairement cru que la fin justifiait les moyens. Notre objectif était le triomphe du communisme et pour le bien du communisme, tout était permit : mentir, voler, éliminer tout ceux qui faisaient obstacle à notre travail ou pouvait l'handicaper. Hésiter ou douter de cela nous faisait qualifier de libéral stupide, qualité de gens n'étaient pas capable de voir la foret derrière trois arbres ».
ps : surprenant (mais ma foi pas désagréable) de parler d'un sujet (que je trouve passionant) si éloigné du foot (et si délicat) sur so foot !
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J'aimerais bien des références… communiste = résistant est bien sûr faux. Résistant = communiste est bien sûr faux. Mais occulter le rôle des résistants communistes… C'est chier sur la tombe de ma grand-mère. Ça me plait pas bien pour tout te dire…
La résistance n'était pas une instance fédérale à ce que je sache. Les communistes participaient souvent à des groupes d'action avec d'autres communistes il me semble. Le fait qu'aucun de tes potes de potes ne le soit aurait juste tendance à prouver qu'ils n'étaient pas dans des cellules communistes.
En tant qu'universitaire, la plupart de mes potes sont universitaires, cela veut-il dire que le monde est universitaire ? Je suis tenté de finir sur une phrase insultante et détestable parce que tu m'as ulcéré… Je vais essayer d'être plus malin que ça.
(c'est pas facile)
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Je préfère vivre dans nos sociétés démocratiques qui bien que largement imparfaite tentent d'établir un juste milieu entre égalité et liberté.
Je suis pas en désaccord avec tout ce que tu dis (notamment sur les excès des régimes communistes qui sont arrivés au pouvoir). Même si mettre communisme et nazisme dos à dos, ça me gène toujours un peu en terme d'idéal (relisons le manifeste du PC, par ex.).
Après sur les "sociétés démocratiques" et le juste milieu entre "égalité et liberté", là, je dois dire que j'ai vraiment du mal. Quand as-tu voté la dernière fois pour des idées ? As-tu l'impression d'avoir la moindre prise sur la tournure des événements depuis un certain nombre d'années ? As-tu vraiment l'impression que la course à l'égalité d'opportunité de faire des profits à travers le monde pour les grandes entreprises se traduit en liberté pour le peuple. Quelle liberté as-tu quand ton salaire te permet à peine de subvenir à tes besoins et quand c'est une chance d'en avoir un quand tu compares ta situation à celle de ceux qui n'ont pas d'emploi. Tu as juste la liberté de courber l'échine et d'apprendre à te soumettre. Quand on voit que parmi les petites gens des régimes communistes horribles que tu cites certains sombrent en dépression et n'arrivent pas à exister dans cette soit-disant liberté qu'on nous vend, perso ça me fait froid dans le dos question juste milieu…
Tout ça pour dire qu'entre nier l'horreur des régimes communistes (qui ont dévoyé l'idée originale) et se complaire dans notre société déshumanisante où les gros écrasent les faibles, il y a un juste milieu à trouver…
Et à mon avis ça passe par re-réfléchir en termes de classes et par essayer de se rappeler l'histoire et le socle de notre soi-disant démocratie (et là si tu t'écoutes les confs de Henri Guillemin sur Robespierre, La commune de Paris, l'avant guerre de 14, tu vas te prendre un sacré morceau de baffe dans la gueule, je peux te dire).
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Ben moi je préfère ma place dans cette société qu'une société communiste. L'exemple des gens complètement désorientés après la chute du mur était là pour dire que, dans l'absolu je suis d'accord avec toi, cela dit, il y a malgré tout des gens qui vivaient mieux dans ces avatars du communismes qu'ils ne vivent dans la "liberté".
Là je peux rien dire je suis vraiment pas compétent pour répondre.
Si tu dis ça, c'est que tu ignores pas mal de choses de la révolution française (je suis pas spécialiste, mais je te dis Guillemin, ça ouvre un peu les yeux), qui est une révolution qui a été menée avant tout pour les bourgeois par les bourgeois (qui ont armés le peuple pendant 2 jours le temps qu'ils fassent peur aux nobles, avant de leur racheter les armes de peur que cela devienne une révolution populaire). Les théoriciens que l'on encense étaient en fait, pour la plupart, les équivalents des Dassaults et Pinots aujourd'hui. Et ça c'est que le début, après il y a Thiers et l'Alsace et la Lorraine, c'est pas inintéressant non plus sur les rapports de classe.
Bah je sais pas, peut être. J'ai toujours un peu du mal avec les valeurs intrinsèques des idées. Faire un caryotype pour savoir si ton enfant à naitre est pas trisomique, c'est de l'eugénisme. Le patriotisme a été alternativement une valeur de gauche, puis de droite, puis d'extrême droite, etc. Cela dit, je suis encore plus neuneu que tu m'imagines, je suis bien plus anarchiste que communiste.
Bah là c'est toi qui confonds. "L'idée est responsable"… Si on part par là, l'idée d'un dieu miséricordieux est responsable de, je pense, plus de morts que le communisme ou le nazisme. Si on peut contester l'existence de Dieu, tu vas pas interdire à des curés de lire les évangiles sous prétexte de l'ignominie intrinsèque des textes qu'ils lisent…
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Là où tu te trompes c'est que l'idéologie communiste est pour une société égalitaire, sans riches ni pauvres mais où tout le monde a les moyens de vivre décemment. Cette valeur d'égalité est d'ailleurs inscrite sur le fronton de nos mairies je te rappelle. L'idéologie nazie est elle clairement et officiellement raciste : elle affirme qu'il existe des sous-hommes (Juifs, Tziganes, Slaves, Gays, communistes tiens, tiens...) qu'il faut éliminer.
Quant au totalitarisme que tu dénonces, comment ne pas être d'accord avec toi? Mais parle du totalitarisme soviétique alors. Et c'est là que je ressors la citation qui va bien : "on ne peut juger d'une idée à la corruption de son principe" (Platon je crois).
On peut être communiste et détester l'URSS. J'allais même dire que si on est communiste aujourd'hui, on DOIT détester l'URSS.
Mais être anti-communiste, pardon, c'est être anti-égalité, anti-redistribution des richesses, c'est être pro-pauvreté, pro-différence, etc. Tu peux ne pas être communiste, mais réfléchis un peu avant de te dire anti-communiste.
Assez d'accord, sauf que le communisme soviétique, je dis bien le communisme soviétique, était une idéologie officiellement "classiste" et sans affirmer qu'il y aie des sous-hommes, a pu diriger ses camps contre tout ce qui ressemblait à des opposants (cf. procès de Moscou 1936). Bon, c'est une thèse controversée entre historiens, lancée par ce gars, Ernst Nolte, qui compare "meurtre de race " et "meurtre de classe". http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Nolte
Personnellement, j'ai du mal à accepter ce genre de comparaison (me situant plus à gauche que le communisme), mais c'est avant tout culturel. Nous avons été bercé depuis notre plus jeune âge à voir dans le nazisme le mal absolu. Il suffit de voir comment le système médiatique et la société peuvent s'offusquer dès qu'on s'ose à une minimisation / relativisation (j'ai aps dit négation...) du génocide juif. Dieudonné l'a tenté, à raison je pense quand il compare à la traite des noirs, et s'est fait démonter pour ça...
ça ne retire rien au fait que cet article est pourri, so pourri..
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