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Pourquoi le foot est-il meilleur qu'Halloween ?

Le 31 octobre, ce n'est malheureusement pas que la date d'anniversaire de Christophe Jallet, c'est aussi, depuis les années 90 en France, la fête de la citrouille, des sorcières et des fantômes. Halloween quoi. Et pourtant, le seul homme à vous faire frémir en orange et noir reste Hatem Ben Arfa avec le maillot d'Hull City.

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Vendredi 31 octobre 2014, 20 heures, la longue semaine de corvée au bureau est enfin terminée. Tout en enfournant une pizza Buitoni « Grandiosa » au grill, vous planifiez mentalement votre week-end. À part le terrible enchaînement du dimanche matin - messe à 10h, puis déjeuner chez les beaux-parents - rien ne devrait vous empêcher de vous gaver de foot. D'ailleurs, Monaco-Reims ne devrait pas trop tarder à faire office d'amuse-gueule de qualité. Un canapé en skaï, une 33 Export et Alexandre Ruiz, tout est en place pour l'ouverture de la journée de L1. Soudain, on sonne à la porte de votre petit pavillon de banlieue - merci papa-maman pour l'héritage. Supposant que c'est encore votre pote Michel qui s'est fait confisquer la zapette par sa dame, vous ouvrez la porte sans vous méfier et là - surprise ! - vous tombez nez à nez avec Scream. Enfin… Un Scream d'environ 1m20 de haut, avec un masque et un couteau en plastique bas de gamme made in China et une silhouette un peu rondouillarde derrière laquelle vous reconnaissez Kevin, le gamin des voisins d'en face. Le petit monstre ne se démonte pas et vous lance « Farce ou friandise ?  » sur un ton de défi. Vous l'aviez peut-être oublié, mais ce soir, c'est Halloween…

Tout en allant chercher au fond d'un placard s'il ne vous reste pas quelques fraises tagada rances et desséchées, vous marmonnez que les parents de ce petit gros feraient mieux de l'envoyer courir derrière un ballon plutôt que de lui bourrer le mou avec ces sucreries et ces conneries sanguinolentes. Dans le fond, le débat sur cette fête - populaire et conviviale pour certains, symbole de l'impérialisme américain pour d'autres - ne vous a jamais passionné. La mondialisation, c'est donnant-donnant. L'Amérique tente de nous imposer sa saloperie d'Halloween, l'Europe tente de lui imposer son football. Le soccer, quoi. Un Peguy Luyindula aux New-York Red Bulls ou un Eric Hassli à Dallas, ça vaut bien quelques déguisements de vampires la veille de la Toussaint et des toiles d'araignées en déco chez le boulanger, non ? De toute façon, l'impérialisme du ballon rond possède déjà un temps d'avance. Allez parler d'Halloween en Inde ou en Chine, les gens vous riront au nez. Par contre, là-bas, tout le monde connaît Robert Pirès et Guillaume Hoarau. Le football est bel est bien le seul objet culturel mondial et mondialisé. À l'opposé, selon les historiens, la tradition d'Halloween viendrait d'une coutume païenne gaélique. Une fête qui trouve ses origines parmi le peuple qui joue un football avec les mains dans la boue est forcément un événement pour les ploucs.

Nosferatu à la Coupe du monde


Grisé par le spectacle inoubliable de ce match nul et vierge entre Monégasques et Rémois et par l'ambiance mortuaire de Louis-II - le stade parfait pour fêter Halloween toute l'année -, vous décidez de lever le camp direction le pub du coin dans l'espoir de tomber sur une redif' de Premier League. En arrivant, c'est le choc : soirée déguisée Erasmus sur le thème d'Halloween. Au comptoir, la serveuse si jolie que vous travaillez au corps depuis des semaines a beaucoup moins de charme avec son maquillage façon Demonia et ce couteau qui lui traverse la tête. Pas de bière ce soir, la tireuse est en panne. Par contre, madame vous propose de prendre un Bloody Mary - cette horreur à base de vodka et de jus de tomate - comme tout le monde : « Ils sont en happy hour toute la nuit pour coller au thème de la soirée. On a aussi du jus de citrouille façon Harry Potter pour ceux qui prennent le volant après. Enfin leur balai, quoi ! » Mieux vaut être mort que d'entendre ça.


De retour à la maison, quitte à suivre la tendance du film d'horreur sous la couette le soir d'Halloween, vous vous accordez un chef-d'œuvre du cinéma d'auteur français : Goal of the Dead. Le pitch ? Dans un bled du Nord de la France, une équipe de footeux amateurs se retrouve face à des adversaires qui se transforment en zombie à la mi-temps. Une merveille. De toute façon, vous savez pertinemment que la réalité du terrain dépasse parfois la fiction des pires slashers de l'histoire du 7e art. Sur le pré, on a déjà vu plusieurs fois le masque d'Hannibal Lecter, le cousin éloigné de Chucky finir sur la troisième marche du podium du Ballon d'or 2013, le frère caché de Frankenstein jouer défenseur pour Manchester City et même la réincarnation de Nosferatu en direct en pleine Coupe du monde 2014. Des évènements qui pèsent bien plus lourd qu'Halloween 9 programmé sur NT1 à minuit.

Par Pablo Garcia-Fons
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