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Pourquoi le Brésil n'a pas le droit de perdre

Au pays des quintuples champions du monde, la hantise de la défaite est plus forte que nulle part ailleurs. Une défaite face aux champions du monde espagnols ferait vaciller les bonnes bases jetées par Scolari.

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L'Europe romantique vénère encore et toujours les Seleções de 82 et 86, modèles de beau jeu emmenées par le duo d'artistes Sócrates et Zico. Si les deux hommes ont laissé une empreinte indélébile dans l'histoire du « futebol » , aucun n'arrive néanmoins à la cheville de Pelé, triple champion du monde (58, 62 et 70) et allégorie ultime du triomphe national. « Le Brésil a joué "bonito" au Mondial 82 et nous n'avons pas gagné. L'Espagne joue bien et gagne. Nous aussi en 2002. Mais ma philosophie, c'est que le "jogo bonito" passe. Ce qui reste, ce sont les résultats  » , a clamé Luiz Felipe Scolari en conférence de presse, hier. Comment oublier l'accueil exécrable fait aux finalistes de 98 à leur retour au bercail ? Huit ans plus tard, l'Allemagne - et son palmarès en or massif (trois Coupes du monde, trois Euros) - avait célébré dans la liesse populaire sa troisième place dans « sa » Coupe du monde. La tragédie nationale du Mondial 1950 est l'exemple le plus frappant de l'inébranlable confiance accordée par les Brésiliens à leur sélection. Des dizaines de milliers de journaux titrant « Campeões do Mundo ! » étaient ainsi sortis des rotatives quelques heures avant le Maracanãzo. Après avoir tout gagné sous le maillot auriverde (Coupe du monde 2002, deux Copa América, Coupe des confédérations 1997), Roberto Carlos a fait les frais de cet extrémisme en 2006. Le sprinteur chauve devient persona non grata, après sa faute de marquage sur Henry en quart de finale de la Coupe du monde.

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Les perdants au pilori

Omniprésent dans la société brésilienne, parfois étouffant, le football canalise et déchaîne les passions. Impossible de traverser une rue de Rio de Janeiro sans apercevoir d'immenses panneaux publicitaires mettant en scène Neymar et consorts, de longer les plages de Copacabana ou d'Ipanema sans observer des gamins en train de tâter le cuir sur le sable ou encore de se poser dans un botequim sans tomber sur un téléviseur diffusant un match ou un énième débat de spécialistes décortiquant la dernière sortie de la Seleção. Dans son investigation intitulée Contradictions du football brésilien, le professeur Jocimar Daolio constate que ce dernier serait « à la fois le modèle de la société brésilienne et un exemple dans lequel celle-ci se représente » . L'idéal et son expression. Il suffit de voir comment Neymar est devenu ces deux dernières années un produit marketing et l'étendard d'une nation qui l'a longtemps retenu au pays avant son transfert pour Barcelone, à l'instar de Pelé, déclaré « trésor national » par le gouvernement militaire et interdit d'exil dans les années 60.

L'enfer de Scolari

Ajoutez à cette aliénation le caractère d'hôte du tournoi et vous obtenez une pression maximale. De quoi flanquer une sacrée trouille aux joueurs. Face à l'Uruguay, on a vu un Thiago Silva fébrile, à l'instar de ses acolytes David Luiz et Marcelo ; des footballeurs qui commencent pourtant à être familiers des joutes internationales depuis plusieurs saisons, au sein de grands clubs. Le coach moustachu Scolari aurait même préféré jouer le Mondial sur la lune, si on lui avait demandé son avis : « C'est un enfer (de disputer ce tournoi à domicile, ndlr). Au Mondial 2002, c'était plus facile, car nous étions loin d'ici. Le principal problème pour cette équipe est que ce Mondial se joue au Brésil. » Daniel Alves voit l'affaire d'un autre œil. « Nous sommes dans notre maison, nous devons nous imposer et montrer qu'ici c'est le Brésil » , note le latéral droit, en référence à cette finale de Coupe des confédérations face aux Espagnols. L'expérimenté Carlos Alberto Pareira verse, lui, carrément dans l'excès de confiance. « Il est l'heure (pour l'Espagne de perdre, ndlr) et c'est ce qui va arriver. La Seleção traverse un moment sensationnel, elle a trouvé une identité et un style de jeu. » Pas sûr que Scolari s'attendait à ce sale coup de la part de son collaborateur. Ce n'est pourtant pas un hasard si les deux hommes ont été associés pour conduire le destin de l'équipe nationale à la Coupe du monde : ils sont les deux derniers à avoir rapporté le trophée au pays. « Si on gagne demain (aujourd'hui), on va envoyer un message au monde, mais aussi au supporter brésilien, qui doit croire en nous » , conclut un Felipão un brin masochiste. Et un poil hystérique.

Par Florent Torchut, à Rio de Janeiro
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Enfin un article reflétant une partie de la mentalité et de l'essence du foot au Brésil. La pression est incomparable avec ce que l'on peut trouver en Europe, mais c'est sûrement cette exigence en termes de jeu, de résultats, d'attachement au maillot qui fait de nous la sélection la plus titrées au monde !!

Maintenant je pense qu'une défaite serai plus salutaire, elle éviterai d'arriver en grandissime favori, car à chaque fois que le Brésil à abordé une coupe du monde en favori ça c'est mal fini..

ex: 1950, 1966, 1974,1986 et la grosse banane en 2006
footrockeur Niveau : Loisir
Le reportage sur le France - Brésil de 2006 m'a vendu du rêve n'empêche
1min03 - Makelele... Je m'en lasserais jamais
Sérieux, ce match de Zidane en 2006...
Oui ce serait logique que l'Espagne gagne encore une fois, quitte à ce que le Brésil prenne sa revanche un an après. Genre en demies. Avec un petit Brésil - Argentine en finale. Enfin à moins que la France se hisse jusque là mais j'y crois pas trop.

Par contre pour le coup niveau pression il doit être bien le Neymar, à devoir absolument donner un titre au Brésil en affrontant ses futurs coéquipiers qui se trouvent aussi être la meilleure équipe au monde depuis 5 ans. J'espère pour lui que la lecture assidue de mangas lui a permis de se familiariser avec ce genre de situation.
volontaire82 Niveau : Loisir
L'article aurait également pu citer le gardien du Brésil de 1950, parmi les joueurs condamnés au 'pilori' du peuple.
" J'espère pour lui que la lecture assidue de mangas lui a permis de se familiariser avec ce genre de situation. "

Heu what the fuck ?
Dark Sidious révèle petit à petit son côté obscur...
Brésil ou pas m'en bats les couilles .
Message posté par Pessoa
" J'espère pour lui que la lecture assidue de mangas lui a permis de se familiariser avec ce genre de situation. "

Heu what the fuck ?


Haha ouais, entre son look et le scénar de cette coupe j'ai l'impression qu'il sort de Naruto ou un truc dans le genre.
Pour moi une des cassures dans l'esprit de l'équipe de France après cette épopée c'est la modernisation de ce fameux coq. Une erreur monumentale! OK on est nul dans le jeu aussi mais culturellement parlant avouez que ce changement stylistique a contribué à ouvrir une nouvelle période sombre de l'histoire tricolore. Pour moi ce nouveau coq c'est le symbole de la défaite, il ne me procure aucune émotion lorsque je le vois. Cela me passe même l'envie d'acheter un maillot de l'équipe de France et si l'on prend aussi en compte la laideur de ces maillots et bien la cassure n'est que plus grande. Je crois fortement aux symboles M'VOYEZ.
Jack Facial Niveau : CFA
Je préfère que le Brésil perde ce soir et prenne sa revanche dans un an que l'inverse !
Fredinhovic95 Niveau : Ligue 2
Je voudrais que le Brésil gagne juste por voir les Espingouins pleurer a la fin du match :) Ca se décidera aux pénos selon moi.Vai Brasil!
Il va encore y'a avoir des frustrés qui prient pour une défaite de l'Espagne mais on est encore et toujours la.

J'espère un match avec du spectacle et Viva Espana !
Aucune chance pour le Brésil. Sans une masse qui pèse en entrée de zone, tu peux rien faire en handball, et Fred a pas le profil...

Ya que l'EdF de hand qui pourrait rivaliser...
Mine de rien c'est un sacré grand match. L'hégémonie du tiqui taca hispanique est en jeu contre la plus grande nation du football réduite au statut de morte de faim par les déceptions enchaînées depuis 2002 et l'organisation du mondial sur son sol. En plus, la nouvelle star du foot mondial a l'occasion de s'installer chez les grands en affrontant les maîtres qu'il rejoindra dans quelques semaines. Le tout dans LE stade de foot par excellence.

C'est quand même sexy chocolat. Hâte d'être à minuit !

Mais le plus top du top ça reste l'exceptionnel duel de moustaches qui va se dérouler sur le banc.
que la selecao ou la roja gagne cette coupe en bois on s'en moque!!

ce que l'on veut c'est du beau jeu §§

histoire de nous tenir en haleine encore 1 an pour cette copa do mundo 2014.
Message posté par Faee
Brésil ou pas m'en bats les couilles .


d'accord :)
tous avec toiiiiii
Message posté par footrockeur
Le reportage sur le France - Brésil de 2006 m'a vendu du rêve n'empêche


Rêve de quoi ?
Que ce soit une coupe en bois ou pas ... Quand tu es brésilien tu te dois gagner ce soir !
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