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Pourquoi le Barça ne sait pas (bien) vendre ses joueurs ?

Quand l'OL a vendu Dejan Lovren 10 millions à Southampton ou quand Bordeaux a empoché un chèque de 6,5 millions pour laisser partir Benoît Trémoulinas, le FC Barcelone, lui, s'est séparé de David Villa, meilleur attaquant de l'Espagne encore en activité quand même, contre 5,1 millions. Le pire, c'est que le club catalan s'est fait flouer sciemment. Une longue tradition.

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Parce qu'il n'a jamais su le faire

Depuis 1983, le Barça a acheté pas moins de 147 joueurs de nationalités et de talents différents pour les greffer aux joueurs issus de sa cantera. Réputé pour sa formation, le Barça se place néanmoins dans la catégorie « club acheteur » . Pas étonnant donc que cet accroc du shopping présente une balance comptable plus que douteuse sur les 30 dernières années de mercato. Depuis 1983, c'est-à-dire depuis les balbutiements du foot-business, le club présente un déficit de 580 millions d'euros dans ses opérations de transfert. Ses 7 dernières saisons, les plus fastes sportivement parlant de l'histoire blaugrana, le bilan est, là encore, cruel. Depuis 2006, le Barça a ainsi perdu la bagatelle de 296,47 millions d'euros lors du mercato. Hleb, Chygrynskyi, Keirrisson, Henrique et Zlatan Ibrahimović sont passés par là. Et n'ont jamais rien rapporté ni sportivement ni économiquement au Barça. En réalité, les joueurs qui ont été revendus plus chers qu'ils n'avaient été achetés se comptent sur les doigts des deux mains. Ces 30 dernières années, seuls Van Bommel, Touré, Maradona, Ronaldo, Hagi, Popescu, Simão, Figo, Laudrup et Hristo peuvent se targuer d'avoir laissé un peu d'argent dans les caisses du club au moment de leurs départs. Risible et surtout incompréhensible. Vraiment ?

La prime à la rentabilité sportive plus qu'économique

En 2011, le Barça se voit proposer 30 millions d'euros par Chelsea pour David Villa. Les dirigeants et le staff technique du club refusent alors de vendre leur seul avant-centre garanti. Deux ans plus tard, El Guaje signe finalement à l'Atlético pour 5 millions d'euros. Et encore, c'est seulement s'il va au bout des trois ans de contrat avec son nouveau club… Explications : « Nous avons vendu Villa à cette somme-là pour bons services rendus, mais aussi à cause de son âge et de son salaire » , justifiait alors Toni Freixa, le porte-parole du club, le lendemain du deal avec l'Atlético. Le Barça a une règle claire : passés les 30 ans, tous les joueurs étrangers ou non formés au club sont su(r)sceptibles d'être vendus. Contrairement au Real Madrid et à Florentino Pérez qui souhaitent voir Ronaldo raccrocher les crampons avec la tunique merengue, le Barça fait moins dans la symbolique avec ses stars non catalanes. Cruyff, Stoichkov, Ronaldo, Figo, Rivaldo, Ronaldinho, aucun Ballon d'or de l'histoire du club n'a fini sa carrière sous le maillot blaugrana. Messi, formé à la Masia, pourrait bien être le premier à avoir ce privilège. S'il garde son niveau actuel…
Si le Barça donne la prime au jeu collectif, il est aussi et surtout dépendant des coups de génie de ses stars. Ces 20 dernières années, le club s'est employé à toujours avoir en sa possession le fuoriclase du moment. Après des années de magie distillée, ces derniers ont généralement tous abandonné le Camp Nou de manière exsangue. Et par la petite porte. Mis à part Figo et Ronaldo (le débat reste ouvert, le Brésilien a–t-il réalisé sa meilleure saison du côté de Barcelone ou lors de sa première saison à l'Inter ?), personne n'est jamais véritablement sorti indemne du club catalan. Ces stars, pas vraiment ménagées et sources de revenus (matchs amicaux, droits images, etc) pour le club ont finalement toutes réservé leurs meilleures versions de leur talent au club catalan. Si la valeur marchande d'un joueur est volatile, les compilations Youtube de leurs exploits le sont beaucoup moins. La valeur de l'image vaut-elle plus cher que celle de l'argent pour le Barça ? Sans doute. Une chose est sûre : lorsqu'un joueur sort du club, il laisse généralement sa santé et son talent en Catalogne. Une malédiction qui n'est pas vraiment pour déplaire au Barça.

Pour des raisons politiques

Les derniers présidents du Barça sont loin d'être des mécènes ou des philanthropes, malgré ce que peuvent laisser penser leur gestion du club. Nunez le promoteur immobilier, Gaspart l'héritier fortuné d'une chaîne d'hôtel internationale, Laporta l'avocat d'affaire, ou Rosell dirigeant de Nike, sont tous des businessmen avertis. Et pourtant, ils ont tous dilapidé sans compter l'argent des socios sous l'œil bienveillant des collectivités locales, à commencer par la Generalitat. Si le Barça est Mes que Un Club, c'est avant tout parce qu'il est politique. Considéré comme la meilleure publicité de la Catalogne à l'étranger, le club a toujours été soutenu par les politiques locaux qui ont vu dans les performances blaugrana un vecteur idéal et universel des valeurs catalanes. Dans une région qui rêve d'indépendance, évidemment, cette symbolique n'a pas de prix. Être à la tête de la plus grande et populaire multinationale du coin non plus. Si Nunez s'est assuré d'entrer dans l'histoire en remportant la première C1 du club, Gaspart avait préparé son élection en se vantant d'avoir négocié l'arrivée de Ronaldo. Ça lui avait suffi pour devenir le plus mauvais président de l'histoire du club. Sa colonie hollandaise, Van Gaal et le fait qu'il multiplie les transferts foireux (Henrique, Keirrisson) auront finalement eu raison du Iznogoud catalan. Son successeur Laporta s'était retrouvé avec des caisses vides et des cadeaux empoisonnés plein les bras. L'arrivée d'Eto'o, Deco et surtout de Ronaldinho lui avait néanmoins permis de remettre le Barça d'aplomb et d'asseoir sa notoriété de « Kennedy catalan » . L'ego gonflé à bloc, Laporta décide de frapper un grand coup médiatique en signant Ibrahimović un an avant les élections présidentielles du club. Le Suédois n'est en réalité qu'un cadeau d'adieu aux socios pour celui qui rêve d'une reconversion politique. Ibrahimović sera un échec cuisant et Rosell, son ancien conseiller, l'homme qui a véritablement permis la venue de Ronaldinho au club, reprend la présidence. Si le style et les bilans sont différents, tous ces présidents se sont souvent offert des caprices onéreux qui ne correspondaient pas aux attentes de leurs entraîneurs. Rosell, un type qui croit plus aux joueurs qu'aux entraîneurs ou aux directeurs sportifs, a récemment claqué 57 millions pour Neymar. Un pari personnel risqué et coûteux qu'il espère être aussi rentable que Ronaldinho. Pour l'intérêt du club et pour les siens.

Parce que le Barça n'est pas coté en bourse

Véritables républiques sportives, le Real Madrid et le Barça sont des cas à part dans le sport professionnel. Les deux plus grandes institutions sportives d'Espagne, voire du monde, ne sont pas des sociétés, mais des associations dont les véritables garants sont les socios. C'est beau, mais ça manque de transparence. Si les sommes engagées pour l'acquisition d'un joueur sont toujours impressionnantes, les termes des contrats signés sont souvent opaques. En gros, les dirigeants madrilènes et barcelonais annoncent les chiffres qui leur font plaisir lors des assemblées générales. Neymar, dont le transfert s'est officiellement bouclé autour des 57 millions d'euros, n'en aurait véritablement coûté que 17. Le reste de l'argent ne serait que des primes de commissions versées aux intermédiaires et aux détenteurs des droits du Brésilien. Ce genre de montage financier en dit long sur les comptes du géant catalan. Question thune, le Barça n'a de comptes à rendre à personne et se gausse même du principe économique qui régit le monde. Celui qui voudrait qu'on ne puisse pas dépenser plus que ce que l'on gagne. Affranchi de toute logique économique, le club commet fatalement de lourdes erreurs. « Le meilleur exemple qui puisse y avoir, c'est Rivaldo. En 2001, la Lazio était prête à payer 53 millions pour le joueur, mais Gaspart ne voulait pas le vendre, car il avait peur de se faire détruire par la presse et par les socios. Rivaldo avait qualifié le Barça pour la Ligue des champions avec un retourné et c'était alors un héros pour tout le monde. Un an plus tard, le Barça le cédait gratuitement au Milan AC » , raconte ainsi l'ancien agent catalan Minguella.

Parce que les joueurs ne veulent pas partir

Pour beaucoup, rejoindre une institution comme le Barça représente la consécration d'une carrière sportive. Outre le cadre idyllique, le beau temps, la plage et les charmes de la ville, la signature d'un contrat avec le Barça permet aux joueurs de faire exploser leurs droits d'images et l'intérêt des sponsors. Pour s'assurer la venue des meilleurs joueurs, le Barça n'hésite pas non plus à casser sa tirelire et proposer toutes sortes de bonus. Outre le fait d'être désormais le joueur le mieux payé de l'effectif, Neymar a ainsi négocié des billets d'avion payés intégralement par le club pour que ses amis puissent lui rendre visite tous les mois. Si Villa était allé au terme de son contrat avec les Culés, son salaire serait passé à 10 millions d'euros annuel. Un gouffre pour les finances du club étant donné les dernières prestations de l'Asturien. Les contrats de Deco, Ronaldinho, Rivaldo et Eto'o, entre autres, prévoyaient également des hausses salariales conséquentes en cas de respect du contrat. Pour s'économiser les salaires, le Barça a fini par tous les brader à d'autres clubs. Perdre de l'argent pour ne pas en perdre plus, en voilà une idée de génie.

Parce qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs

Lorsque le Barça signe Ronaldo en 96, il est le premier grand club européen (d'un championnat majeur) à casser sa tirelire pour une promesse inconnue du grand public et âgée d'à peine 19 ans à l'époque. Le risque économique est alors énorme, mais O Fenomeno éclabousse le football mondial de tout son talent en à peine quelques mois. À partir de ce moment-là, tous les grands clubs européens cherchent l'oiseau rare de l'autre côté de l'Atlantique. Avec l'argent de Ronaldo, le Barça s'est payé Rivaldo, mais le club veut puiser le talent à la source. Giovanni, Geovanni, Fabio Rochemback, Keirrisson sont achetés à prix d'or. Ils s'avéreront être des flops. Heureusement, le Barça signe Ronaldinho et engage in extremis un jeune inconnu du nom de Messi. Le filon boy next door est encore assuré aujourd'hui avec l'arrivée de Neymar. Malgré la concurrence du Real, des Qataris, des oligarques russes et des grands clubs anglais, celui qui est considéré comme le grand joueur de demain devrait assurer la succession de Lionel Messi pour les prochaines années. C'est en tout cas comme cela que Johann Cruyff voit les choses : « Si un club me proposait 100 millions pour Messi, je le vendrais pour le bien de l'économie du club. Le Barça a déjà son successeur. » Ça reste à voir.

Par Javier Prieto-Santos
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