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Pourquoi le banc de touche du Milan est si instable ?

Lors de ses 28 premières années à la tête du club, Silvio Berlusconi n'avait licencié que quatre entraîneurs : Liedholm, Tabárez, Terim et Zaccheroni. Quatre, c'est aussi le nombre de coachs qu'il a lourdés depuis janvier 2014. Le Cavalier deviendrait-il un vulgaire Zamparini ?

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  • Parce que les résultats légitiment ces changements


    Berlusconi vieillit mal, mais il n’est pas non plus devenu complètement sénile. Tous les entraîneurs virés ont payé les mauvais résultats. Lorsqu’Allegri saute, il a engrangé 22 points en un demi-championnat (moyenne de 1,15), Inzaghi ne fait guère mieux avec 51 points sur toute une saison (1,37), tandis que le bilan définitif de Mihajlović est de 49 unités soit 1,53 point par match. Reste Seedorf, 35 points en une demi-saison il y a deux ans, le meilleur score et de loin (1,84), mais qui n’a fait gagner que trois positions au club pour une 8e place finale. La moyenne de la moyenne est donc de 1,38 point récolté. Projeté sur une saison entière, cela donne un score de 52 unités qui vaut généralement un classement autour du 10e rang. Trois ans donc que le Milan vaut le ventre mou de la Serie A. Les mathématiques ne sont pas une opinion dit un vieux proverbe italien.


  • Parce que Berlusconi a perdu son flair


    Sacchi entraîneur de Parme alors en Serie B et très loin de devenir un ogre européen, Capello reconverti dirigeant à la Polisportiva Mediolanum. Deux des plus grands coachs que ce sport ait connu sont le fruit d’incroyables intuitions du Cavalier. Quand le premier est choisi en 1987, tout le monde imagine qu’il va se casser la gueule. Quand le second lui succède quatre ans plus tard, personne ne pense pas qu’il sera à la hauteur. Résultats : une moisson de succès et d’accessits jamais égalés dans l’histoire du club voire du foot, et avec la manière. Le père Silvio avait vu juste, moins pour leurs retours complètement foireux, mais cela n’entache pas vraiment leur bilan. Ainsi, pour relancer le club ces dernières années, il tente d’autres coups de poker avec Inzaghi (deux ans chez les jeunes) et Seedorf (tout juste retraité). De l’impro, beaucoup de com’ et des profils inadaptés à la situation du moment. Notons que Berlusconi a également refusé Sarri pour Mihajlović l’été dernier. Passé à plusieurs reprises sur le billard pour « rester jeune » , il aurait surtout dû se refaire le pif.


  • Parce que c’est plus simple que de virer Galliani


    « Les entraîneurs et joueurs passent, le Milan reste » , ou plutôt Adriano Galliani reste. Crâne chauve et cravate jaune, 72 ans dans quelques mois, fidèle bras droit de Berlusconi. D’aucuns le surnomment le majordome. C’est lui qui exécute tous les ordres et désirs de son supérieur, mais n’allez pas croire qu’il s’agit d’un simple sous-fifre. Non, le vice-président vicaire dispose d’une complète autonomie pour recruter les joueurs et son avis pèse aussi dans le choix du coach. Les 90 millions avec lesquels le club a pu effectuer un vrai mercato depuis longtemps, c’est lui qui les a investis dans Bertolacci, Romagnoli et Bacca, éléments qui auraient dû faire passer un pallier au club, mais qui l’ont seulement hissé de la 10e à la 6e place, alors que l’objectif était tout autre. La balance transferts réussis/loupés penche vers le négatif, mais lui reste intouchable, et pour longtemps encore.

  • Parce que le club n’accepte pas son redimensionnement


    Si les entraîneurs choisis et virés au bout de quelques mois n’ont pas fait l’affaire, c’est aussi parce que les prétentions de la direction sont toujours en décalage complet avec la matière première à disposition. Seedorf voulait révolutionner l’effectif, on lui a répondu que celui sous ses ordres était amplement compétitif. Inzaghi avait une équipe pour lutter pour une qualif’ en Ligue Europa, on lui demandait une troisième place. Sinisa pouvait se mêler à la course pour un strapontin en Ligue des champions, on lui disait que le gap avec la Juve était comblé et que le titre était une éventualité concrète. Un manque de lucidité flagrant qui désoriente l’environnement du club, joueurs comme encadrement, influant sur leur rendement. Le Milan baigne dans un flou total, alors qu’il suffirait de se regarder droit dans les yeux, accepter sa nouvelle place et se remettre au boulot dans un état d'esprit beaucoup plus productif. Mais comme pour son engagement politique, le grand manitou n'est pas du genre à revoir ses ambitions à la baisse.

  • Parce que qui mieux que « Brocchi » pour entraîner des « brocchi » ?


    Souvenez-vous de ce milieu de terrain opiniâtre, remplaçant plus qu'honnête de la génération Ancelotti. Retraité en 2013, entraîneur des équipes de jeunes depuis (U16 puis U19) et donc promu à la tête de l'équipe une après que son nom a été cité pendant des mois. Son nom de famille signifie « brêles » en italien, lui en joue volontiers. « Brêles, on naît, champions on devient » est devenu son leitmotiv. La vanne sur son patronyme et le niveau des joueurs du Milan a déjà fait le tour du web. Et si c'était ça la dernière vraie intuition de Silvio ?

    Par Valentin Pauluzzi
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