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Pourquoi l’Olympiakos a-t-il liquidé son équipe ?

Ce soir, l’Olympiakos Le Pirée retrouve la scène européenne en accueillant Manchester United, chez lui, à Athènes. Sortis seconds d’un groupe comprenant le PSG, Benfica et Anderlecht, les Grecs ont réussi le petit exploit de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, pour la septième fois de leur histoire. Petite surprise, l’effectif qui avait fait le boulot en poule a été largement remanié, avec pas moins de onze départs, et cinq arrivées au mercato d’hiver. Pas forcément la recette magique pour battre l’ogre mancunien.

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Les supporters grecs l’ont mauvaise. Ça y est, leur chouchou, Kostas Mitroglou, a finalement mis les voiles. Et ce n’est pas franchement rassurant à l’orée du match le plus important de la saison, face à Manchester United. Surtout, « Mitrogoal » , qui facturait 17 pions en 19 matchs depuis le début de l’année, n’a pas rallié le cador annoncé, mais Fulham, bon dernier de Premier League, pour la modique somme de 15 millions d’euros. Et il n’est pas seul. Weiss, Djebbour, Yatabaré ou Medjani, ils sont nombreux à avoir quitté le navire au cœur de l’hiver. Alors, encore l’histoire de la petite victime de la cour d’école, dépouillée de ses plus beaux jouets par les caïds du bac à sable ? Pas vraiment, surtout lorsqu’on apprend à connaître Evangelos Marinakis, le président du club hellène, pas du genre à se faire avoir en affaires. Le richissime armateur pèse environ 500 millions d’euros et finance entièrement le budget de son club. Or, comme on dit, ce n’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace.

« Passer les 8es est négatif pour un club grec »

Faut-il voir dans ces ventes un choix économique délibéré, au détriment des espoirs sportifs ? C’est l’avis de Bastien Drut, économiste du sport spécialisé dans le football : « D’un point de vue économique, arrivé à ce stade de la compétition, les recettes sont déjà faites. Le club empoche 8 millions pour la participation à la phase de poules, plus les primes de victoires, évaluées à 1 million et sans compter les droits télés, distribués en fin d’année. D’autant que le club affronte Manchester United en huitième de finale, et qu’il a peu de chances de s’imposer. Et il n’y a aucun intérêt financier à se qualifier. Une victoire à ce stade rapporte entre 3 et 4 millions d’euros, mais il y a les primes, les voyages, etc. » Un constat partagé par Giannis Karagiannis, journaliste au quotidien sportif grec Sportday : « Passer ce tour est négatif pour un club grec. Marinakis sait qu’il aurait eu besoin d’énormes sommes d’argent et qu’il ne fait pas le poids face aux tops clubs européens. Le but, c’est d’être champions de Grèce et d’être en huitièmes. »

De plus, l’Olympiakos a résilié en début d’année son contrat sponsoring avec l’OPAP, la Française des jeux grecque qui lui rapportait 2,1 millions d’euros par an, pour financer l’UNICEF à hauteur de 2 millions d’euros. Ajoutons à cela une baisse de fréquentation du stade de 22% la saison passée, et l’on comprend plus aisément la vente de ces joueurs au fort potentiel économique. Comme le résume Drut : «  Si certains secteurs ne sont pas rentables, il faut parfois vendre ses actifs les plus cotés. »

Un choix sportif nécessaire


De plus, à en croire Karagiannis, le président aurait profité des belles performances du club en Ligue des champions pour vendre à prix fort ou prêter des joueurs au rendement aléatoire : « Weiss a suscité beaucoup d’attentes parce qu’il venait de Manchester City. Mais à part quelques performances en Ligue des champions, on ne peut pas dire qu’il était un joueur majeur de l’équipe. Yatabaré a aussi fait quelques apparitions en Coupe d’Europe, mais la plupart du temps, il était sur le banc. » Concernant, Mitroglou, la gâchette grecque n’avait semble-t-il pas caché ses envies de départ : « C’était compliqué de le garder, puisque Mitroglou voulait vraiment partir jouer en Premier League. Le club savait qu’il ne pouvait pas le garder en cas de grosse offre, surtout qu’il avait prolongé en échange d’un accord verbal si une opportunité arrivait d’Angleterre. Une offre entre 13 et 15 millions. Il était entré en conflit avec Michel et a poussé pour que le transfert se fasse. En plus, Mitroglou s’était blessé en décembre, et le club devait sûrement redouter qu’il ne soit pas à son meilleur niveau pour le match contre Manchester. »

Enfin, le climat économique en Grèce a profondément bouleversé les habitudes de ses clubs par rapport au mercato. Loin des Rivaldo, Karembeu ou plus récemment Cissé, les clubs grecs cherchent avant tout à réaliser de bonnes affaires sur le marché des transferts, comme le raconte Drut : « Aujourd’hui, on assiste à un turnover très important dans les clubs grecs. Même si cela peut fâcher les supporters, la priorité de ces clubs est aujourd’hui de rentabiliser l’investissement. En cela, le transfert de Mitroglou est un très joli coup. » Karagiannis confirme : « Le club ne pouvait pas résister à une telle offre. Quinze millions d’euros représentent une somme immense pour un joueur évoluant en Grèce.  » En effet, avec son transfert, Mitroglou est devenu le Grec le plus cher de l’histoire. Tant mieux pour l’Olympiakos. Et tant pis pour ses supporters.

Par Paul Piquard et Raphael Gaftarnik
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