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Pourquoi l'Autriche n'a pas tenu ses promesses

Après avoir largement dominé son groupe de qualifications, l'Autriche était arrivée avec le statut d'outsider dans cet Euro. Mais malgré un groupe largement à leur portée, David Alaba et ses copains sont complètement passés à côté de leur tournoi. Oui, mais pourquoi ?

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Parce que Marcel Koller n'a pas trouvé la bonne tactique


Lorsqu'on change de système et d'hommes à chaque match, c'est qu'il y a souvent un truc qui cloche. Quand on fait jouer son meilleur joueur au poste de 6, puis à celui de 10, pour le faire terminer à celui de 9, c'est qu'il y a vraiment un problème. Dans cette compétition, Marcel Koller, pourtant en place depuis 2011, n'a jamais trouvé la clé. S'il a dû composer avec les blessures de certains cadres (Junuzović) et la méforme de certains autres (Alaba), son absence de plan lui aura été fatale. Pour le dernier match, son 3-4-3, avec le défenseur du Bayern Munich tout devant, avait la bonne odeur du sabordage. Finalement, il aura fallu que l'Autriche soit au bord de l'élimination pour que Koller se réveille et fasse les bons choix. Des choix couillus certes, mais qui montrent qu'il y avait quand même un peu de football dans cette équipe. Malheureusement, le réveil aura sonné bien trop tard pour celui qui se voyait déjà manger de la baguette tous les matins jusqu'au 10 juillet.


Parce que les cadres n'ont pas tenu leur rang


Lorsque l'Autriche obtient un penalty contre l'Islande qui pourrait lui permettre de revenir à 1-1, tout un peuple s'est sans doute dit que l'Euro allait enfin commencer pour eux. Oui mais voilà, c'est Alexsandar Dragović, défenseur central et accessoirement renvoyé aux vestiaires lors du premier match face à la Hongrie, qui s'est élancé. Pourquoi lui et pas Alaba, Fuchs ou Arnautović ? Sans doute parce que ces derniers, pas mal critiqués au pays pour leur début d'Euro bien merdique, n'ont pas voulu prendre leurs responsabilités. D'une certaine façon, il était pour eux moins risqué de laisser tirer un mec peu connu pour son sang-froid et dont tout le monde anticipait un ratage. Résultat des courses, Dragović se plante, évidemment. Ce moment est à l'image de tant d'autres. Durant cet Euro, l'Autriche n'a jamais su sur qui compter dans les moments difficiles, c'est-à dire pendant quasiment tout le tournoi.

Parce qu'Alaba n'y était pas


Alors certes, depuis quelque temps, l'Autriche était moins dépendante de son meilleur joueur qu'avant. Pendant les qualifications, lorsqu'il était blessé, l'équipe n'était pas moins bonne sans lui. Oui, mais pour un tournoi de cette envergure, l'Autriche avait besoin de son David Alaba. Malheureusement, ses performances ont été décevantes du premier au dernier match. Tout d'abord en raison des changements permanents de système de jeu, mais aussi (et surtout) à cause de son état physique. Rarement David Alaba aura paru aussi peu en jambes que durant cette compétition. À l'image de Thomas Müller et Robert Lewandowski avec leurs sélections respectives, le latéral du Bayern a semblé payer le prix d'une fin de saison éreintante surtout en Ligue des champions, et d'une finale de Coupe d'Allemagne âpre où les coups ont été très nombreux. Jamais dans le bon tempo, David Alaba a traversé cet Euro avec un masque inhabituel. Lors de chaque interview d'après-match, il avait la tête de celui qui voulait demander pardon. Pardon ne pas être à la hauteur pour sa première compétition internationale. Alors qu'il n'a même pas encore fêté ses 24 ans, le natif de Vienne pourra toujours se rassurer en se disant qu'il aura sans doute d'autres occasions de se rattraper. Mais cet Euro risque de laisser des traces dans la tête d'un joueur qui a presque toujours tout réussi.

Parce qu'ils se sont vus trop beaux


Et si finalement, l'Autriche s'était trompée ? Et si elle s'était vue un peu trop belle ? Après des éliminatoires qu'elle a largement dominés, l'Autriche pensait était enfin prête à faire un coup, à revenir sur le devant de la scène. Sauf que ces qualifications ont sans doute eu un effet néfaste. Car si les hommes de Koller ont bien obtenu 28 points et n'ont pas perdu un match, personne n'a vraiment cherché à tempérer ces résultats, obtenus dans un groupe assez facile, où seules la Suède et la Russie étaient des adversaires de son rang, et encore. Depuis quelques années, et l’émergence d'une belle génération de joueurs, l'Autriche se prend à rêver un peu trop souvent à un futur glorieux et n’hésite pas à mettre, plus que de raison, la pression sur une équipe qui, finalement, ne possède pas beaucoup de joueurs de classe mondiale. Un peu à l'image de la Pologne en 2012, l'Autriche a aussi déçu, car elle ne s'est pas posé les bonnes questions. Si, dans un groupe composé de la Hongrie, l'Islande et le Portugal, elle semblait toute destinée à se qualifier pour les 8es, sans doute a-t-elle un peu sous-estimé ses adversaires, notamment les Hongrois et les Islandais. Si ces deux équipes ont moins de talents que l'Autriche, elles possèdent l'avantage d'avoir des joueurs capables de se transcender et de faire bloc autour d'une identité de jeu. De cette abnégation, l'Autriche a clairement manqué.

Parce qu'elle manquait d'expérience ?


C'est en tout cas ce qu'ont déclaré à peu près tous les membres de l'équipe ce mercredi, après le match, lorsqu'on leur demandait de faire le bilan de cet Euro. Ce matin, l'excuse passe assez mal dans les médias autrichiens. Il faut dire que sortir l'argument de l’expérience lors d'un tournoi où l'Irlande du Nord, l'Islande, la Hongrie ou encore le pays de Galles sont qualifiés pour les 8es de finale, c'est quand même assez gonflé.

Par Sophie Serbini
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