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Pourquoi Kamil Grosicki est meilleur que Marco Reus

Les deux ailiers droits ont une belle étiquette de mec cool collée sur le front (et une coiffure horrible). Mais le Polonais est plus intéressant à suivre que l'Allemand.

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Ils jouent tous les deux en attaque sur le côté droit et sont tous les deux le capital sympathie de leur club auprès des plus jeunes. Question d'attitude, même si leur coupe de cheveux, proche de celle de Miley Cyrus, est sûrement un détail qui a son importance. Grosicki et Reus, ce sont les mecs cools, ceux qui marquent des buts et ne se prennent pas la tête. Pas les plus grosses stars de l'équipe, mais c'est un peu comme avec Simbad, ce n'est jamais le héros central qu'on préfère. Pour Grosicki, il n'est même plus titulaire. Mais c'est quand même lui qui fait chavirer le petit cœur des supporters rennais dans un rôle de Super Sub. Il entre, il marque. Des buts grâce à la goal-line technology, encore plus jouissifs dans les tribunes un jour de derby, ou des buts dont on se demande s'ils sont volontaires. Le Polonais en plaisante lui-même sur Twitter en mettant en garde Ibra dans cette lutte intense des plus beaux buts. Près de 500 partages.

Quand Reus n'est pas là, pas de Borussia


Évidemment, ce n'est pas grand-chose à côté de ce que Marco Reus est capable de faire niveau buzz sur internet. Une fois, pour les besoins de son équipementier, l'attaquant a frappé dans deux ballons à quelques secondes d'écart pour mieux les faire entrer en collision devant la lucarne. Une prouesse qui rappelle l'époque, il y a dix ans, où Ronaldinho s'amusait avec une barre transversale comme n'importe qui pouvait jouer au tennis contre un mur. Sans surprise, elle a fait le bonheur des jeunes Allemands qui rêvaient d'avoir un mec cool de chez eux pour tapisser les murs de leur chambre (Ballack puis Schweinsteiger, ce n'était quand même pas super glamour). Donc maintenant, il y a Marco Reus. Un mec formé à Dortmund, mais qui a dû partir au Borussia Mönchengladbach pour exploser. De retour à la maison jaune pour 20 millions d'euros, il plante 24 buts et fait 15 passes décisives pour sa première saison. 23 buts et 19 assists pour son deuxième exercice. De sacrés chiffres, qui permettent au club allemand de ne sortir en Ligue des champions que contre les vainqueurs, le Bayern en finale en 2013, le Real Madrid en quart en 2014. L'an dernier, c'était contre le finaliste, la Juve, au stade des huitièmes. Couac ? Oui, car ça s'est surtout mal passé en championnat. Mais le club a fini par accrocher l'Europe grâce à une fin canon. Une explication, peut-être : Reus était blessé au départ, puis il est revenu. Cette saison, il est là dès la première journée. Et le Borussia est dans la roue du Bayern. Les jeunes Teutons, encore sur le nuage du sacre au Mondial, peuvent se refaire floquer des maillots. Même si, on a tendance à l'oublier, Reus n'était pas du voyage au Brésil.

Grosicki, vrai gentil


C'est le fameux moment d'empathie, le quart d'heure américain. Dans son parcours, Reus a donc un gros point noir. Il a vécu un Mondial avec un œil sur la télé, un œil sur une attelle. « Le jour de la finale, au coup de sifflet final, je suis allé direct au lit » , assure-t-il même. Pauvre chou. Grosicki, lui, c'est un vrai gentil, même quand il ne joue pas, il est à fond derrière ses coéquipiers, heureux pour eux. Et des points noirs, il en a eu aussi. Après des débuts prometteurs dans son petit club, il rejoint le Legia Varsovie. Où il se crashe, à cause d'une addiction au jeu. Il part à Hawaï pour se soigner, puis se fait prêter à Sion. Où il arrive souvent en retard, et se fait arnaquer en signant un document qui stipule qu'il renonce à son salaire. De retour en Pologne, il parvient enfin à décoller et signe en Turquie. Où il se prend la tête, à Sivasspor, avec Roberto Carlos son entraîneur. Tout ça pour finalement atterrir à Rennes, en janvier 2014. Où il est donc désormais un gentil joker. Qui accepte de démarrer sur le banc dans une formation où on joue avec quatre latéraux (M'Bengué, Baal, Zeffane, Moreira). Dans ce contexte, pas sûr que Reus reste patiemment jusqu'à la fin des matchs quand il doit être en tribunes, même si Salma Hayek est à quelques sièges de là. Du coup, l'Allemand serait peut-être bien moins populaire que le Polonais.

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    Par Romain Canuti
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  • Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
    A tout les coups,Rennes va gagner.Le genre de club qui battait Lyon à Gerland époque septennat doré,puis capable de se faire taper par des clubs de divisions inférieures qui choisissent pile ce moment pour sortir le match de leur vie.
    Je veux pas faire mon relou mais il me semble que Marco Reus est ailier gauche...il rentre sur son pied fort, le droit. C'est Mkhitaryan qui occupe le flanc droit.
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