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Pourquoi Julien Féret est meilleur qu'Oscar

Ils sont plutôt fins et jouent numéro 10, juste derrière l'attaquant. Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, il est plus intéressant de suivre le joueur de Caen que celui de Chelsea.

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Romain Alessandrini attend le match entre l'OM et Caen avec impatience. Parce qu'avec son entrée à Saint-Étienne, il a des chances d'enchaîner par une titularisation au Vélodrome. Mais aussi parce qu'il va retrouver son pote croisé au Stade rennais, Julien Féret : « J'ai passé une première année avec lui à Rennes qui était assez exceptionnelle. C'est quelqu'un qui a beaucoup d'expérience, qui est très humble et qui a énormément de qualités. Après, vous savez très bien que certains coachs font des choix comme a pu faire la deuxième année M. Montanier avec Julien. Ce sont des joueurs qu'il faut mettre en confiance. En ce moment, il mène un peu le troupeau vers l'avant » . Le Marseillais n'exagère pas. Lanterne rouge mi-janvier, le club normand est aujourd'hui 14e avec 16 points pris sur 18 possibles alors qu'il a notamment fallu jouer Saint-Étienne et le PSG. Et avec 5 buts et 3 passes décisives, Féret est l'homme qui tient la baguette la plus efficace du championnat. Pour autant, le joueur refuse d'en profiter pour se mettre en avant. Pour lui, cette bonne phase contre-balance tout simplement avec des premiers mois plutôt discrets sous le maillot du Stade Malherbe. Un côté anti-héros plutôt classe.

Une catégorie dans laquelle on retrouve également Oscar, le meneur de jeu brésilien de Chelsea. Un authentique crack à qui tout sourit, mais dont on ne parle jamais vraiment beaucoup. Pourtant, le bonhomme a beau être né en 1991, il a déjà un sacré parcours : champion du monde U20 avec le Brésil, il est quand même allé planter les trois buts de son équipe en finale. Transféré pour plus de 30 millions d'euros à Chelsea en 2012, il se fait directement adopter en Angleterre avec un splendide doublé en trois minutes contre la Juve en Ligue des champions. Vainqueur de la Ligue Europa en fin de saison, il reste dans l'équipe malgré l'arrivée de Mourinho. Très exigeant avec ses joueurs offensifs, le Portugais n'a rien à redire avec le Brésilien, qui se tue au pressing pour satisfaire son coach et qui ne moufte pas quand il faut rendre son numéro 11 à Drogba. À la Coupe du monde 2014, il score deux buts dans les arrêts de jeu. Un contre la Croatie en match d'ouverture, sublime, et un contre le Brésil en demi-finale, pour l'historique raclée 7-1 infligée par l'Allemagne. Un but qu'Oscar a évidemment célébré sans aucune expression de joie sur son visage.


Ce qu'a également fait l'ami Féret ce 25 janvier, stade de la route de Lorient, pour Rennes-Caen. Et l'image était encore plus forte. Même si ce n'était qu'à la 85e et qu'il n'y avait que 4-1. Car déjà, c'était pour son équipe, mais surtout, c'était le but de la revanche donc, face à un entraîneur qui n'a pas cru en lui et qui l'a forcé à partir de SON club, une deuxième fois. Car oui, après avoir été formé à Rennes, Féret a dû partir à Cherbourg, Rampillon, le patron de la formation, refusant de donner un contrat pro à un élément qui manquait « de caractère, de personnalité et de mental » . À l'âge où Oscar était ardemment courtisé par l'Inter Milan et Barcelone, Féret tâtait du National pour mieux franchir les paliers un à un : Niort, Reims, Nancy pendant trois ans pour finalement revenir à Rennes par la grande porte avec Antonetti. En deux ans, il est impliqué dans un tiers des buts de son équipe avec 26 pions et 19 passes décisives. Il est même préselectionné en équipe de France, créant une hype régionale. Mais Montanier arrive, et lui préfère Foued Kadir dans le rôle de meneur de jeu. En fin de contat, Féret doit aller à Caen où il est l'atout offensif numéro 1 de l'équipe. Pas de Hazard, de Diego Costa ou de Matić autour de lui. Ce qui rend peut-être sa performance encore plus belle.

Par Romain Canuti
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