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Pourquoi il faut suivre la Coupe du monde des clubs

Jeudi, Club América affronte le Real Madrid à Yokohama, alors que l’Atlético Nacional a été boxé mercredi par les Kashima Antlers (0-3), pour les demi-finales de la Coupe du monde des clubs. Chaque hiver, c’est le même bordel : un européen costaud bouscule son calendrier pour venir faire sa tournée. Mais pourquoi faut-il perdre son temps à la regarder ?

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Parce qu’être champion du monde, c’est cool, non ?


C’est une question de perception, de culture et d’approche. En Europe, il faut se le dire, la Coupe du monde des clubs est avant tout une formidable opportunité marketing pour relancer les ventes de maillots pour la seconde partie de saison avec, en cas de victoire, le patch « World Club Champion » sur le torse. Depuis qu’il est arrivé au Japon, Zinédine Zidane n’a pas fait varier le discours habituel et ne cesse de parler de « fatigue » , même s’il a affirmé en conférence de presse que son groupe va « beaucoup travailler pour gagner » face au Club América jeudi. La moustache de Ricardo La Volpe, en poste depuis le 22 septembre dernier et battu qu’une seule fois depuis le début de son mandat en Coupe du Mexique face au Chivas, a déjà lancé la rencontre en expliquant que « ce n’est pas le maillot qui fait gagner le match » . Le soixantenaire argentin est venu au Japon avec des ambitions, histoire de fêter le centenaire du club mexicain avec le scalp du Real tout en devenant ainsi la première équipe du pays à rejoindre la finale de la Coupe du monde des clubs. C’est là aussi que la différence se fait sentir, car partout ailleurs qu’en Europe, cette compétition est une question d’honneur et a une vraie importance. Club América a déjà frappé Jeonbuk Motors (2-1) en quarts et est déjà lancé dans sa compétition. Le Real, lui, est crevé, mais rêve de boucler sa saison 2016 comme au Maroc en 2014. Sergio Ramos, blessé jeudi, a annoncé vouloir « récupérer le titre mondial » . Les paroles, donc. Et maintenant, les actes ?

Pour la mémoire de Chapecoense


Arrivé samedi dernier au Japon, les gars de l’Atlético Nacional étaient encore sous le choc de la finale de Copa Sudamericana annulée à la suite du crash aérien qui a décimé l’effectif de Chapecoense. Vainqueur de la Copa Libertadores en juillet dernier et championne de Colombie, la troupe de Reinaldo Rueda a débarqué avec la tête en vrac à cette Coupe du monde des clubs vingt-sept ans après sa défaite à Tokyo face à l'AC Milan de Sacchi (0-1). En conférence de presse avant la demi-finale contre les Kashima Antlers (0-3), Rueda avait notamment détaillé le travail décisif du médecin du club, Orlando Caicedo, lors des derniers jours : « Certains joueurs ont été très touchés. Certains ont davantage accusé le coup que d’autres, surtout en pensant aux vingt-deux heures d'avion qui nous attendaient. C’est le risque de ce métier, nous sommes exposés à ce genre de situations. Le docteur Caicedo a commencé à travailler et je suis sûr que certains joueurs voudront le voir pour des entretiens individuels. » Interrogé sur le site de la FIFA, Orlando Caicedo a notamment expliqué qu’il avait dû « accélérer les cinq phases qui se succèdent en cas de deuil (déni, colère, expression, dépression et acceptation). » Le Japon était un objectif, c’est devenu une aventure trop difficile à surmonter malgré la volonté de rendre hommage à Chapecoense. Respect éternel.

Pour se rappeler Koji Nakata


Peu importent la neige ou les GIF, Kōjji Nakata est une légende. Oui, douze ans dans un club, ça laisse des traces. Depuis la fin de sa carrière, l’ancien pensionnaire du baluchon de Philippe Troussier à l'OM est devenu club relation officer de son équipe de cœur, les Kashima Antlers. Qualifiés depuis leur victoire en finale de la J-League début décembre, les Antlers, champions pour la première fois depuis sept ans sous les ordres de Masatada Ishii, ont lancé leur compétition en sabotant le Mamelodi Sundowns (2-0) en quarts de finale et ont retourné l’Atlético Nacional en demi-finales (3-0), histoire de s’offrir une première finale historique pour un club japonais. Historique ? Oui, définitivement, car pour la première fois de l’histoire des tournois FIFA, un arbitre assistant vidéo a été sollicité pour accorder un penalty. Résultat : plus de représentant sud-américain et une finale à la maison. Chouette, surtout avec la belle histoire de certains joueurs comme Endo, déjà buteur à deux reprises depuis le début de la compétition, et connu pour ses activités de bénévolat auprès des civils touchés par le séisme et le tsunami de 2011. Au pays, on appelle ça l’esprit de Tohoku, la plus grande région de l’île de Honshu, qui a offert cinq joueurs à Kashima. De belles personnes, un style qui détonne et un titre ? Pourquoi pas.

Pour les bonnes excuses


Comment justifier de se barrer comme un lâche de son bureau ? La Coupe du monde des clubs et la demi-finale de son Real chéri. En d’autres circonstances, l’excuse ne tiendrait pas, mais une place en finale d’un Mondial, ça n’a pas de prix. Pour l’instant, on sait que les Kashima Antlers seront au rendez-vous dimanche matin à Yokohama, mais contre qui ? Alors, on se casse du bureau, on s’installe tranquille et on regarde Zizou trembler pour ce qui pourrait être sa première défaite de la saison toutes compétitions confondues. L’enjeu principal est là, pas ailleurs, car on n’apprendra finalement pas grand-chose de cette demi-finale. Plus encore, cette Coupe du monde des clubs permet de travailler sa culture foot et de découvrir par exemple les Jeonbuk Motors, cinquièmes de la compétition après leur victoire contre le Mamelodi Sundowns (4-1). Et comme la finale pourrait vous permettre de rater la messe dominicale et le brunch nul post-cuite : go.

Par Maxime Brigand
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