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Pourquoi il fallait se méfier de Cenk Tosun

Vincent Aboubakar reparti cet été faire des misères au FC Porto, l’international turc est désormais la seule fléchette offensive de Beşiktaş. On le savait avant la visite du champion de Turquie à Louis-II, et le public français a depuis définitivement fait sa connaissance grâce à un doublé décisif en Principauté. Non, on ne marque pas deux buts en C1 par hasard. Voilà pourquoi il fallait flipper à l’idée d’accueillir Cenk Tosun dans son salon un soir de semaine.

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  • Parce qu’il suffisait de réviser ses cours d’anthroponymie

  • Ginette Reno est une légende pour une raison simple : avoir réussi à reprendre le Un peu plus haut un peu plus loin de Jean-Pierre Ferland devant 250 000 badauds un soir de Fête nationale du Québec en 1975. Oui, elle a répété l’exploit trente-trois ans plus tard aux côtés de Céline Dion, mais peu importe, l’histoire veut que la machine pop ait un jour eu ces mots : « Un des plus beaux cadeaux que nous ait faits la vie, c’est quand notre prénom a l’air d’un mot gentil. » Pas sûr que Ginette Reno était devant sa télé mardi soir, encore moins avec ses fiches d’anthroponymie.


    Dommage, celle qui n’a plus sorti le moindre album depuis La musique en moi en 2011 aurait fait la rencontre de Cenk Tosun, solide bonhomme de 183 centimètres et propriétaire d’un prénom qui a de la gueule sur un CV. Selon les experts, le prénom Cenk aurait en effet cette belle définition : « Cenk est un être bouillonnant, autoritaire, ambitieux, confiant en lui-même et passionné. Cet homme d’action a besoin de se dépenser physiquement et d’aller de l’avant. Il en impose de prime abord, et apparaît comme quelqu’un de fort, sérieux et digne de confiance. C’est souvent aussi un caractère trempé, poussant parfois jusqu’à la contradiction, l’arrogance, qui déteste la flatterie et les contraintes. » Quand on sait en plus qu’en turc, le prénom Cenk signifie bataille, Leonardo Jardim aurait dû avoir les genoux qui claquent.


  • Parce qu’il est en passe de devenir Jedi

  • En son temps, Yoda était clair : « Fais-le ou ne le fais pas. Il n’y aura pas d’essai. » Ici, le maître Jedi de Cenk Tosun s’appelle Şenol Güneş, boss du Beşiktaş depuis juin 2015 et double champion de Turquie en titre. Écouter Güneş parler de son job a quelque chose de fascinant : « Je considère que mon travail est identique à celui d’un professeur. Chaque professeur doit montrer à ses étudiants la voie à suivre et les guider ensuite sur celle-ci. L’élève est l’élément principal ; le professeur ne doit que l’accompagner pour faire de lui un meilleur élément. » L’apprentissage de Tosun a débuté il y a maintenant deux ans, soit un an après son arrivée à Istanbul en provenance de Gaziantepspor.


    Depuis, celui qui est né en Allemagne, à Wetzlar, qui a été formé à Francfort, est devenu un homme grâce à Güneş, qui a su le bousculer, mais aussi à Demba Ba et Mario Gómez, rencontrés sur la piste d’Istanbul. « J’ai beaucoup appris d’eux, expliquait l’attaquant de 26 ans il y a quelques mois au site de l’UEFA. J’ai développé et gagné beaucoup d’expérience. Ce sont tous les deux des buteurs de grande qualité. Grâce à ça, j’ai augmenté mon nombre de buts la saison dernière et je suis désormais prêt à devenir un membre important du onze de départ. On croit en moi. » Ce qui signifie dans les chiffres 24 buts toutes compétitions confondues la saison dernière et déjà 7 cette année, dont 3 en C1. Non, Cenk Tosun n’est plus un élève.



  • Parce qu’il avait déjà mis le Portugal dans sa poche

  • Sur sa planche à découper, Cenk Tosun a encore des restes de Benfica. Ils datent du 23 novembre 2016 et ne se périmeront jamais, gage de qualité. Ce jour-là, dans un Vodafone Park étouffé à la mi-temps (0-3), l’international turc (21 sélections) s’était envolé à l’heure de jeu pour claquer un coup de ciseaux merveilleux, lançant ses potes sur la route d’un come-back impensable (3-3 score final).

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    L’œuvre a été reconnue comme la plus belle de la dernière campagne de C1 et Tosun expliquait encore récemment que s’il avait « marqué un but ordinaire, peut-être que l’équipe ne se serait pas réveillée » . Surtout, ce but fou a déclenché une addiction à la domination de tout ce qui touche au Portugal. Après avoir mis le Benfica dans sa poche, Cenk Tosun s'était amusé à y glisser le FC Porto le mois dernier. Mardi soir, il avait encore un peu de place pour Jardim, Moutinho et Rony Lopes. Un dépeceur.


  • Parce qu’autour de lui, plus personne ne rigole depuis un moment

  • Trois matchs consécutifs sans la moindre victoire, une récente défaite face à Fenerbahçe (1-2), Beşiktaş n’était pourtant pas en grande forme à l’heure de venir à Monaco, les victoires autoritaires à Porto (3-1) et contre Leipzig (2-0) n’ayant pas réussi à masquer les quelques imperfections d’un groupe bousculé par les arrivées de Pepe, Negredo, Medel ou encore Jeremain Lens cet été. Pourtant, Şenol Güneş avait expliqué avant la rencontre qu’il n’y avait « aucune raison de paniquer » . Le vieux sorcier, troisième de la Coupe du monde 2002 avec la sélection nationale, avait vu juste. Peut-être aussi parce qu’il sait que son buteur ne fait désormais plus rire personne, bien loin du surnom Tosun Paşa qu’on lui a calé entre les deux yeux depuis le début de sa carrière et qui fait référence à une mythique comédie turque, mais avant tout à un personnage niais et maladroit.


    Face à l’ASM, Cenk Tosun a transformé Jemerson en joli danseur, a claqué un doublé, balancé son torse contre celui de Ryan Babel façon LeBron James-Dwyane Wade de la belle époque. Tosun vient de ravager Louis-II, et Beşiktaş touche du doigt la première sortie de poules de C1 de son histoire – son meilleur parcours date de la saison 1986-1987, un quart de finale contre le Dynamo Kiev. Fini de rire.



    Par Maxime Brigand
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