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Pourquoi Hazard est-il plus fort avec Chelsea ?

De La Louvière à Londres, il n'y a que quatre pas. Passé par deux escales en Belgique, puis intégré progressivement dans le bain des professionnels au LOSC, Eden Hazard est depuis le début de saison la grosse attraction à Stamford Bridge. En enchaînant un bon club de Ligue 1 avec un cador européen, le crack de 23 ans zappe les félicitations et se concentre sur les marches qui lui restent à gravir. Alors, qu'est-ce qui a véritablement changé chez lui ?

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« La performance d'Hazard n'est pas vraiment différente de ses dernières. C'était pareil à Hull, City, United, Liverpool et Southampton. La seule différence, c'est qu'il a marqué pour la première fois un triplé (samedi contre Newcastle). Il est impressionnant. » Quand un entraîneur du calibre de José Mourinho décrit de cette façon les copies rendues par un de ses soldats, c'est peu dire qu'Eden Hazard fait partie des pions essentiels du dispositif façonné par le Portugais. Souvent observé comme un joueur qui va écrire sa légende, le meilleur Espoir de L1 en 2009 et 2010 semble désormais assez mature pour éclabousser la Premier League de tout son talent. Ancien sélectionneur en équipe nationale de Belgique entre 2010 et 2011, Georges Leekens partage cet avis. « Aujourd'hui, en Angleterre, je ne vois pas d'autres joueurs d'un tel niveau. Quand j'ai entendu les déclarations de Mourinho en début de saison sur Hazard, j'ai tout de suite compris qu'il allait éclater. Il est devenu le joueur que j'avais en tête à l'époque. »

Burgergate et buts à gogo

Un joueur bon à chaque rencontre, voilà ce qu'est devenu Eden Hazard depuis la rentrée 2013 à Chelsea. L'évolution ne s'est pas faite sans encombres cependant, notamment lors de l'affaire du « Burgergate » . Principal artisan du doublé coupe-championnat réalisé en 2011 par les Dogues, Eden Hazard se sent pousser des ailes. Un soir de match éliminatoire contre la Turquie, le joueur est surpris d'être remplacé en cours de match. Rouge de colère, le Diable pète les plombs et file directement aux vestiaires, en passant par la case fast-food avant celle du banc de touche. Résultat : trois matchs fermes de suspension, et une bonne leçon retenue par le joueur. « C'était un match difficile, car on avait raté un penalty et il fallait gagner contre les Turcs (match nul 1-1), explique Leekens. C'était une déception pour lui de quitter le terrain, mais celui qui sort et qui est content de laisser sa place, ce n'est pas un vrai compétiteur. (...) La sanction qui a suivi était surtout due au fait qu'il n'était pas revenu sur le banc après la douche. Elle a été faite pour qu'il grandisse dans sa tête. » Pas revanchard, sa dynamique repart de plus belle, et il claque en 2011-2012 la saison plus aboutie de son passage en Ligue 1 : 20 buts et 15 passes décisives. Le joyau belge prend de la splendeur, et les Nordistes savent qu'ils ont de l'or entre les mains, comme le dit Pascal Plancque, entraîneur des jeunes du RC Lens et proche du joueur. « Des mecs comme Eden à Lille, il y en a tous les 100 ans. Enfant, il avait déjà cette ambition là de vouloir faire partie des tout meilleurs joueurs du monde. Il a besoin d'être dans un projet où il se sent en confiance. L'entourage a été super important dans son évolution sportive. Il fait partie d'une famille où tout le monde est branché foot. Ils ont aussi très bien conseillés leurs enfants. » 40 millions d'euros et un Thorgan plus tard, il est tout de suite annoncé comme un crack à Chelsea.

Déjà père de famille


Et autant dire que le Belge sait résister à la pression : il récolte quatre récompenses successives de Man of the match sur ses quatre premiers matchs de Premier League et participe activement à la victoire finale en Coupe de l'UEFA. À l'heure actuelle, il totalise 14 buts et 8 passes décisives. Jean-Michel Van Damme, directeur de la cellule de recrutement du LOSC, est à peine surpris par cette réussite. « J'en ai connu, des profils aussi techniques que lui en jeunes... À ce niveau-là, c'est le mental qui fait la différence. Et là, je sentais qu'il était déterminé. Arriver à résister à la pression d'une telle manière... C'était hors norme, je n'avais jamais vu ça. Même Franck Ribéry que j'avais eu au même âge, c'était différent. Il n'avait pas ces capacités à se projeter dans l'avenir. Pour Eden, c'était déjà tracé. » Dans ces performances, l'aîné Hazard a indéniablement progressé dans plusieurs secteurs de jeu, comme l'analyse Leekens : « Il y a deux mois, j'ai vu qu'il a fait un sprint défensif de cinquante mètres pour venir récupérer le ballon, comme s'il était arrière gauche... C'est dans ce registre qu'il a énormément progressé. Et avec des Terry ou des Lampard à côté de soi, ça incite forcément à se dépasser. Enfin, il ne faut pas oublier qu'Eden est un homme de famille (ndlr : il a déjà deux enfants) qui doit assumer d'autres responsabilités. Ce statut de père forge un homme, c'est certain. » Leader de Premier League et futur membre de l'épouvantail annoncé du Mondial brésilien, Hazard ne laisse aucune place au doute. Il récite ses gammes dans sa chambre, en élève modèle.

Par Antoine Donnarieix
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