En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 19 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // HSV-Hertha

Pourquoi Hambourg va se maintenir en 1. Bundesliga

Comme d'habitude depuis quelques saisons, Hambourg fait preuve de médiocrité. Comme d'habitude depuis quelques saisons, le HSV a pris une pile à Munich (8-0). Mais comme d'habitude, le Dinosaure va se maintenir en Bundesliga.

Modififié

Parce que Markus Gisdol est l'homme de la situation


Les dirigeants de Hambourg ont la mémoire courte. S'il est vrai que le HSV n'a pris qu'un point lors des cinq premières journées de championnat, il n'y avait aucune raison apparente de virer Bruno Labbadia comme un malpropre, l'homme qui a sauvé le club de la relégation en 15/16 (dix points lors des six dernières journées, puis victoire en barrages face à Karlsruhe), puis en finissant 10e la saison dernière. Heureusement, un remplaçant digne de ce nom a été trouvé en la personne de Markus Gisdol. S'il a eu quelques problèmes de réglage à son arrivée, l'ancien coach de Hoffenheim a plus ou moins réussi ces derniers temps à tirer quelque chose de son équipe, en témoignent les victoires face au FC Schalke 04 (2-1), au Bayer Leverkusen (1-0) et surtout, ce récital face au RB à Leipzig (0-3). Bien sûr, il y a eu cette pile face au Bayern à l'Allianz Arena (8-0), mais ça, c'était prévisible, et pas sûr qu'elle ait vraiment fait mal au moral des Rothosen. En revanche, il y aura un derby à Brême à ne pas perdre.



Parce que Papadopoulos est en feu


Depuis quelques années, la carrière de Kyriakos Papadopoulos battait de l'aile. Ballotté de club en club tel un enfant dont personne ne veut s'occuper, « Babyface » a fini par atterrir dans le nord de l'Allemagne et commence à s'y plaire. Mieux encore, avec le numéro 9 dans le dos, le défenseur grec a frappé à deux reprises cette saison, lors des victoires du HSV contre ses anciens clubs, à savoir le Bayer Leverkusen (1-0), puis contre le RB Leipzig (0-3). Lors de la 33e journée, le FC Schalke 04, où Papadopoulos a été sous contrat entre 2010 et 2014, devra se méfier. Car après tout, jamais deux sans trois.


Parce que c'est le champion de la relégation


Justement, « alle gute Dinge sind drei » (toutes les bonnes choses vont par trois), dit-on outre-Rhin. Et si jamais Hambourg devait se coltiner une fois de plus les barrages, le club de la Hanse pourrait une nouvelle fois s'en sortir. La question est : quel degré d'insolence va atteindre la réussite du HSV cette fois-ci ? Lors de la double confrontation face au Greuther Fürth au sortir de l'exercice 13/14, Hambourg s'en était sorti grâce au fameux but à l'extérieur signé Pierre-Michel Lasogga (0-0, 1-1), non sans avoir été horrible à l'aller. La saison suivante, pire encore : après un match nul 1-1 dans le nord du pays, Karlsruhe parvient à ouvrir la marque à la 78e minute par l'intermédiaire de Reinhold Yabo. Les minutes passent, l'histoire est en train de s'écrire : Hambourg va descendre pour la première fois de son existence. Sauf que dans les arrêts de jeu, les Rothosen obtiennent un coup franc très litigieux aux abords de la surface du KSC. Ramón Díaz égalise et emmène tout le monde en prolongation, avant que Nicolai Müller ne paye un tour supplémentaire dans l'élite au « Dinosaure » . Donc si barrages cette saison pour le HSV il y a, très sale ce sera.




Parce qu'il doit au moins ça à son formidable public


Le 1er mars dernier, ils étaient 53 249 à se tasser au Volksparkstadion pour venir voir leur équipe préférée jouer contre le Borussia Mönchengladbach en quarts de finale de DFB-Pokal. Soit quelques jours seulement après la (nouvelle) déculottée reçue par le HSV à Munich face au Bayern en Bundesliga (8-0). Et malgré la défaite au terme d'un match sans grand intérêt, ils seront de nouveau plus de 50 000 à se rendre au stade, et ce, jusqu'à la fin de la saison. Comme depuis plusieurs saisons. Car si le niveau de jeu des Rothosen s'est noyé tel un vulgaire radeau de fortune, l'affluence, elle, a à peine bougé : 55 867 spectateurs par match en 06/07 contre 51 524 aujourd'hui.


Au vu du cirque permanent qu'est le club depuis un bon moment déjà, beaucoup de supporters auraient lâché l'affaire ailleurs. Mais pas ici, pas à Hambourg, où l'on est fier un samedi sur deux de voir Lotto King Karl monter dans sa petite cabine jaune et entamer le fameux « Hamburg meine Perle » . Rien que pour ça, René Adler, Lewis Hotlby et Filip Kostić doivent se traîner jusqu'au bout. S'ils ne le font pas pour eux, qu'ils le fassent au moins pour ceux qui souffrent et leur pardonnent après chaque rencontre.




Parce que s'il descend, ce sera la catastrophe. La vraie.


Si, sur le terrain, le HSV fait tout pour se maintenir, en coulisses, on prépare déjà la saison prochaine. Notamment sur le plan financier, où un plan est en train de se dresser en cas de descente en 2. Bundesliga. Une relégation pourrait faire énormément de mal au HSV, qui devrait dans un premier temps se séparer des gros salaires de son effectif (Holtby, Kostić, Lasogga...) et vendre des joueurs qui pourraient rapporter un peu de sous, comme Nicolai Müller. Car le vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1983, qui est endetté à hauteur de 100 millions d'euros, a besoin de liquidités pour obtenir la licence en deuxième division. Et comme il n'est pas aussi solide financièrement que des historiques type Cologne ou Stuttgart, il a intérêt à remonter très vite. Si tel n'était pas le cas, le pire serait envisageable pour le Dinosaure de la Bundesliga.

Par Ali Farhat
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 09:00 Coentrão casse le banc des remplaçants 9 vendredi 19 janvier L2 : Les résultats de la 22e journée 4
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
vendredi 19 janvier Un club espagnol offre un maillot à tous les bébés nés en 2018 3
À lire ensuite
André Gomes, le mal aimé