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Pourquoi Guardiola n’est qu’un entraîneur lambda

Pep Guardiola, l’un des meilleurs coachs du monde ? Pep Guardiola, génie tactique ? Absolument pas. S’il a réussi son début de carrière sur le banc, c’est juste parce qu’il était là au bon endroit au bon moment. Voilà cinq arguments prouvant qu’il est surcoté.

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Parce que tout le monde aurait gagné avec Barcelone


Oui, lorsqu’il entraînait en Espagne, il a remporté trois Liga, deux Ligue des champions et deux Coupes du Roi. Et alors ? Quelle sorte de technicien n’aurait pas obtenu la même chose avec l’effectif qu’il avait à disposition ? Après tout, son successeur, Tito Vilanova, a également réussi, et Luis Enrique a lui aussi tout gagné avec les Blaugrana, alors qu’il n’avait pas fait d'étincelles avec la Roma ou le Celta Vigo. En vérité, Pep ou un autre ne pouvait que remplir les objectifs avec une équipe composée de Lionel Messi, Xavi, Carles Puyol, Andrés Iniesta, Sergio Busquets ou Gerard Piqué, et qui était considérée à juste titre comme la meilleure du monde. Un empilement de talents et de cerveaux habitués à jouer ensemble : aucun homme un tant soit peu intelligent n’aurait échoué. « Demain, faisons en sorte qu'une fée ou des anges passent au-dessus du Stadium et me donne une équipe comparable à celle du Barça, ne vous en faites pas, je vais savoir bien la faire jouer. Elle sera spectaculaire » , a d’ailleurs noté Pascal Dupraz. Et si Pascal le dit...



Parce qu’il n’a jamais gagné contre plus fort que lui avec Munich


Oui, lorsqu’il entraînait en Allemagne, il a remporté trois Bundesliga et deux Coupes d’Allemagne. Et alors ? Quoi de plus normal quand on est à la tête du club le plus fortuné du pays et qu’il n’y a personne d’assez puissant pour contester l’hégémonie nationale ? Après tout, les finances du Bayern sont presque deux fois plus élevées que celles du Borussia Dortmund, lointain dauphin du classement économique. Or, le Catalan a gagné à peine plus de la moitié de ses confrontations face au BvB (six sur onze, quatre défaites). Surtout, Munich n’a jamais su trouver la solution contre des cylindrées aussi imposantes qu’elle en Europe. Résultat : les Allemands ont plafonné en demi-finales de C1, se faisant sortir coup sur coup par le Real (5-0 en scores cumulés), le Barça (5-3 en scores cumulés) et l’Atlético de Madrid. Bah oui, c’est tout de suite plus compliqué quand c’est Goliath et pas David en face.



Parce qu’il ne comprend rien à la Premier League


Oui, lorsqu’il a débarqué en Angleterre, il a débuté par dix victoires de suite toutes compétitions confondues. Et alors ? Est-ce que cela assure un trophée dans une saison ? Après tout, facile de gagner contre Swansea, Stoke City ou le Steaua Bucarest quand on a dépensé plus de deux cents millions d’euros et que les petits poucets n’ont pas encore eu le temps de se préparer. Sauf que pour la première fois de sa carrière, Guardiola doit lutter dans un championnat homogène où au moins cinq prétendants luttent pour le titre. Et ça, il ne sait pas faire. Pire : il n’a encore rien compris au football assez particulier qui se déroule en Premier League.


«  Les seconds ballons sont un concept typique de l'Angleterre, comme les tacles. Je n'entraîne pas mes joueurs à tacler. Nous avons encaissé beaucoup de buts jusqu'ici. Il y a ici des choses qui ne peuvent pas être contrôlées, différentes des autres championnats. Nous encaissons des buts que je n'avais jamais encaissés dans ma carrière » , a-t-il reconnu après une raclée à Leicester (4-2). Par ailleurs, son recrutement laisse pour le moment à désirer (Claudio Bravo fait regretter Joe Hart, İlkay Gündoğan passe son temps à l’infirmerie, John Stones ne progresse pas...) et il a déjà concédé quatre défaites en championnat (dont trois contre Chelsea, Liverpool et Tottenham, des concurrents directs). Son équipe devient ultra nerveuse et il ne semble pas vouloir se remettre en question. Parce qu’il en est incapable ?


Parce que mourir avec ses idées n’est pas synonyme de grand coaching


Oui, que ce soit à Barcelone, Munich ou Manchester, il a fait jouer ses équipes de belle manière. Et alors ? Est-ce le rôle premier d’un entraîneur que de rendre sexy une équipe, quitte à en ruiner la philosophie ou à sacrifier les résultats ? Après tout, certains anciens du club allemand n’avaient que peu goûté les exigences du Pep en matière de jeu, qui se divertissait en repositionnant les latéraux en milieux de terrain ou vice versa. « Finalement, si nous continuons comme ça, nous serons comme le Barça. Plus personne ne voudra nous voir jouer parce que nos joueurs se passeront le ballon jusqu’à la ligne de but adverse » , avait asséné Franz Beckenbauer en 2014. À son départ, c’est Lothar Matthäus qui avait critiqué le tacticien : « Avec Guardiola, j’ai toujours eu la sensation qu’il voulait montrer aux équipes rivales qu’il pouvait réinventer le football. »


À City, l’amoureux de Marcelo Bielsa persiste dans ses choix prônant un football de possession et de passes à dix malgré des résultats pas vraiment convaincants et une défense totalement à l’ouest. « Dites-lui de venir prendre le 19e budget de L1 avec l'effectif qui ne bouge pas. Et on verra si les progrès sont édifiants, résume très bien Pascal Dupraz. Je ne dis pas qu'il est surfait, mais tu commences par le Barça, le Bayern, puis Manchester City, il manquerait plus qu'on ne parle pas de toi et de ton jeu. Tu as les meilleurs joueurs du monde.  » Et si Pascal le dit...


Parce qu’il ne sait pas gérer les ego des stars


Oui, il a dirigé et fait évoluer de grands talents comme Philipp Lahm ou Léo Messi. Et alors ? Cela prouve-t-il qu’il représente un formidable meneur d’hommes, capable de contrôler un groupe constitué de gros caractères ? Après tout, la liste des conflits avec Pep est longue comme le bras. Samuel Eto'o, Zlatan Ibrahimović, David Villa, Cesc Fàbregas, Yaya Touré, Franck Ribéry... Autant de joueurs qui ont compté dans le football ces dernières années, mais qui se sont bien pris la tête avec l’entraîneur. À la différence de Carlo Ancelotti, Guardiola ne s’adapte pas, mais choisit. Et comme il l’a sous-entendu récemment, il ferait mieux de tout stopper ici.



Par Florian Cadu (et un peu de sa mauvaise foi)
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