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Pourquoi Franck Passi n'a rien à envier à Rudi Garcia

Ce vendredi soir, sur le banc du LOSC, Franck Passi reçoit l'homme qui l'a remplacé sur celui de l'Olympique de Marseille : Rudi Garcia. Et une chose est sûre, il pourra le regarder droit dans les yeux, sans rougir.

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Depuis quelques mois, les chemins du LOSC et de l'OM ne cessent de se croiser, de s'entremêler. Au mois d'octobre, pour diriger leur nouveau projet, les nouveaux dirigeants marseillais engagent Rudi Garcia, l'entraîneur qui a permis à Lille de décrocher son dernier titre de champion de France en 2011. Au mois de février, pour sauver le club de la relégation, la nouvelle direction décide d'enrôler le prédécesseur de Rudi Garcia à l'OM, Franck Passi. Tout en ayant derrière la tête l'idée de recruter un autre ancien technicien de l'OM, et non des moindres : Marcelo Bielsa, l'homme qui a enflammé le Vélodrome pendant une saison. À l'heure où les routes doivent se recroiser une nouvelle fois ce vendredi, sur le terrain, la joute verbale s'est engagée entre Rudi Garcia et Franck Passi. « L’effectif a été fait en dépit du bon sens. On a trop de défenseurs centraux et il y a des postes où l'on n'est pas trop couvert » , a récemment lancé l'ancien entraîneur de la Roma, pour piquer le recrutement estival de Franck Passi. Sauf qu'il devrait moins faire le malin, car El Local n'a absolument rien à lui envier.

Parce que Garcia doit tout à Passi cette saison


Ce que dit Rudi Garcia à propos de son prédécesseur, ce n'est pas beau. Car cet été, Franck Passi a dû gérer le mercato quasiment seul, en composant avec le départ de quatorze joueurs (dont des joueurs importants comme Batshuayi, Nkoudou, Mandanda, Barrada, Romao, Mendy, Nkoulou, Isla, Manquillo, Dja Djédjé), et sans moyens. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne s'en est pas trop mal sorti. Car la plupart des recrues estivales sont encore aujourd'hui des titulaires indiscutables – faute de mieux, certes – et une bonne moitié a un rendement plutôt satisfaisant. « On en a pris dix avec 2,6 millions d’euros. Parmi ces joueurs, il y avait trois jeunes : Khaoui, Machach et Iseka. Il y avait aussi Bedimo, Sakai, Fanni, Thauvin, Gomis, Njie. Si on prend en compte seulement les trois derniers, ils ont inscrit 29 des 40 buts marqués par l’OM » , a-t-il répondu il y a peu, tranquillement, sans hausser la voix. Alors, on dit merci qui, Rudi ?

Parce que Passi réussit mieux ses débuts avec Lille


Depuis que Franck Passi a repris les rênes du LOSC, c'est peu dire que le club nordiste va beaucoup mieux. En poste depuis cinq matchs, l'ancien Marseillais a déjà décroché trois victoires et n'a été défait qu'une seule fois, alors que le club restait sur une seule victoire en huit matchs de Ligue 1 avant son arrivée. A contrario, lors de ses premiers matchs, avec un effectif quoi qu'on en dise un peu plus qualitatif que celui de Lille, Rudi Garcia n'a obtenu qu'une seule et unique victoire, pour deux nuls et deux défaites, dont un cinglant 4-0 contre Monaco. Et si l'on doit comparer le début d'aventure des coachs à la tête du LOSC, le constat est encore une fois le même et va dans le sens de Passi, puisque Rudi Garcia a dû attendre son cinquième match pour décrocher sa première victoire avec le club nordiste en 2008. Si si, ce sont des statistiques qui veulent dire quelque chose.

Parce que Passi a la décence de ne pas se prendre des branlées


Depuis que Rudi Garcia est arrivé à Marseille, il n'a pas remporté un seul match face à un membre du top 7. Pire encore, à chaque fois que l'OM a dû faire face à un gros bonnet du championnat, la sanction a été la même : une grosse déculottée, excepté au Parc des Princes où les Marseillais sont parvenus à décrocher un indigeste 0-0. Sinon, Marseille en a encaissé trois contre l'OL, en a pris trois fois quatre contre Monaco (4-0 et 4-1 en championnat, 4-3 en Coupe) et surtout cinq contre le PSG lors d'une historique humiliation. Le point commun à toutes ces désillusions ? Le manque d'humilité et des erreurs tactiques grossières de la part de Rudi Garcia. En voulant faire jeu égal avec des équipes sensiblement supérieures à l'OM, les Marseillais se sont exposés à d'énormes vagues successives. Franck Passi, lui, n'a jamais connu ça, que ce soit avec Marseille ou Lille. Et l'argument selon lequel Rudi Garcia a dû bricoler avec un effectif largement remanié et dépourvu d'automatisme ne tient pas. Car Franck Passi a dû composer avec les quatorze départs de l'OM, et doit aujourd'hui faire très vite avec un onze complètement chamboulé par les six arrivées lors du dernier jour du mercato hivernal. Et le tout, sans jamais se plaindre ou se dédouaner. La classe.



Par Kevin Charnay
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