1. // L'effet chrysalide

Pourquoi David Ospina va précipiter le retour de Pape Diouf à l'OM

En dominant Edinson Cavani, David Ospina a largement ravivé les critiques à l’encontre de l’Uruguayen. Avec des conséquences à venir pour le PSG, mais pas seulement...

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David Ospina dégoûte Edinson Cavani...


Face à Arsenal, Edinson Cavani a une nouvelle fois démontré l’étendue de sa maladresse. Pourtant mis en confiance par son but dès la 43e seconde, l’attaquant uruguayen a ensuite tout manqué. Face au but vide, mais aussi opposé à la muraille des Gunners, vainqueur de tous ses duels contre un Matador qui ne piquerait même pas une vachette neurasthénique. La SPA s’en réjouit, Unai Emery un peu moins.

... donc Cavani rejoint le banc des remplaçants...


Au PSG, la maladresse ne passe plus. Doté d’un ratio d’occasions converties de 1/26, Edinson Cavani perd peu à peu son statut de numéro 9 indiscutable – l’a-t-il déjà été ? – et ne doit son maintien qu’à ce but inscrit du genou en fin de match contre Dijon. Trop peu néanmoins pour sauver sa tête quelques jours plus tard contre Ludogorets, où le septuple sauvetage de Cosmin Moți sur sa ligne a raison du sort d’Edinson.

... donc Hatem Ben Arfa cartonne en position de numéro 9...


Dès lors, Emery n’a plus le choix : il faut sortir Edinson du onze titulaire. Mais les options ne sont pas légion. Jean-Kévin Augustin aimerait bien se faire un nom, Jesé arrêter le reggeaton, mais c’est Hatem Ben Arfa, remis au travail, qui enfile la tunique du buteur parisien. Si les débuts sont difficiles, une explicassion tactique avec Valère Germain suivie d’un échange d’hommes mais sans daronne avec Abou Diaby relance le bonhomme. Entre dribbles chaloupés et efficacité glaçante, Hatem porte le PSG à la première place de la Ligue 1 tout en brillant sur la scène européenne. De quoi donner du grain à moudre tant à ses détracteurs qu’aux partisans du #Hatemont’aime.

... donc Nicolas Anelka et Lilian Thuram se clashent sur Twitter...


En ce matin de décembre, Twitter se régale. En cause, un message de Nicolas Anelka destiné au Malcolm X français et ex-amoureux des prés Lilian Thuram. Ce dernier, qui avait loué quelques jours plus tôt « Hatem, le symbole de l’intégration à la française » tout en pokant Nadine Morano, est repris de volée par Nico, qui publie une vidéo de dix minutes, mêlant quenelle, egotrip et Pass Navigo. À quelques mois des présidentielles, le débat rebondit sur la place publique, d’autant que Morano ne lâche pas le bout de gras en se fendant d’un 140 signes saignant : « Lilian, tu rames pendant que la France patauge. #UnHexagoneDesDom-Tom  » .

... donc le petit Journal d’Eldin connaît un rebond d’audimat...


Toujours à l’affût de la question pertinente, Cyrille Eldin, à qui l’humour d’Emmanuel Macron n’a toujours pas suffi à rehausser les audiences du Petit Journal, s’en va micro en main et bille en tête faire le tour du petit monde politique : « Si vous étiez entraîneur du gouvernement, choisiriez-vous Ben Arfa pour reconquérir l’Europe ? » Un trait d’esprit génial qui ne sied pourtant guère à Jean-Luc Mélenchon qui, après avoir menacé le journaliste de brûler le yacht de Bolloré, revient aux fondamentaux en lui décochant une baffe cinglante sous l’œil des caméras. L’image fait le tour des zappings, tandis que la campagne de l’extrême gauche s’en trouve plombée. Une poche de glace sur la joue, Eldin jubile.

... donc Touche pas à mon sport coule...


Dans le monde de la petite lucarne, tout va en effet très vite. Yann Barthès au contact de TPMP dans les audiences, la situation de l’access prime time se tend de jour en jour. Grâce à ce coup médiatique, le Petit Journal s’invite en plus dans la danse, et récupère une part d’audimat conséquente. Un coup dur pour TPMP, délesté de 300 000 spectateurs en quelques jours, mais aussi pour sa petite sœur, Touche pas à mon sport, qui ne profite plus de l’appel d’air provoqué par les cartons de l’agité de C8. Pendant que Gilles Verdez tente de raviver la flamme en dansant la macarena habillé d’un simple string au milieu d’une assemblée bouddhiste, Estelle Denis triture les sourcils de Raymond Domenech pour se rassurer face à cet avenir incertain.

... donc Bacary Sagna ne fait plus partie des plans de Guardiola...


Petite émission, grosse conséquence : la déprogrammation de Touche pas à mon sport laisse sur le carreau de gros talents, dont Ludivine Sagna, pourtant couverte de louanges pour ses perles d’interventions. Conséquence directe, la sculpturale femme retourne à Manchester, où Bacary a semble-t-il gagné les faveurs de Guardiola. Une situation mise en péril par le retour de la belle, puisque le latéral ne semble dès lors plus avoir la tête au ballon rond, ou du moins, pas celui espéré par le technicien espagnol. Zabaleta regagne sa place à l’orée de la trêve hivernale, tandis que Bacary est envoyé avec la réserve de City. Un coup dur.

... donc Marseille saute sur l’occasion...


Hommage à Koji Nakata oblige, Sakai passe un mois de janvier très compliqué avec l’OM. Sur le banc, Franck Passi l’aurait bien vu grandir face à la mer, mais doit se résoudre à l’observer face contre terre après une glissade malencontreuse sur la pelouse d’un Vélodrome enneigé. C’est évident, l’OM doit se trouver un nouveau latéral droit. En quête de temps de jeu, et désireux de retrouver la France, Bacary Sagna est donc la nouvelle priorité des Olympiens, qui alignent quatre petits millions d’euros pour récupérer le nouveau rebut du guardiolisme. Arrivé en grande pompe, Bacary se fait Digne de l’écusson en enchaînant trois jongles lors de sa présentation.

... donc Pape Diouf devient le nouveau président de l’OM...


Pour sa première apparition face à Guingamp, Sagna fait le boulot : de l’expérience, un couloir droit bloqué, et quelques accélérations foudroyantes qui font frissonner un Vélodrome en manque de sensations. Pourtant, à la 73e, et pendant que Kyril Louis-Dreyfus atteint le niveau 563 de Candy Crush Saga, le drame se produit : un centre mal ajusté de la recrue termine sa course en tribune d’honneur, et touche de plein fouet le visage de Frank McCourt. Évacué sur civière pour un déplacement des cervicales, le président de l’OM convoque la presse une semaine plus tard : «  En raison du contexte marseillais, j’ai décidé de revendre le club. Heureusement, le repreneur est déjà connu. » Dans son costume taillé sur mesure, Pape Diouf fend la foule des journalistes. Portée par un conglomérat local, la légende reprend l’OM et s’exprime sobrement : « D’abord, je pense que le fait de revenir à Marseille est pour moi un engagement, celui d’un homme juste et droit, que le passé et l’expérience ont su forger au travers des performances, qui, je le considère en tout cas, ont été louables.  » Le retour de Drobga, lui, est tout proche.



Par Raphaël Gaftarnik
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Dans cet article

Merci Raphaël, passe une douce soirée.
Les jeudis soirs chez SoFoot sont apparement au moins aussi agités que les miens, pour pondre des articles aussi originaux. Le pire c'est qu'ils ne sont pas mauvais, les cochons.

La gueule de bois n'est pas trop dure?
Note : 1
"Franck Passi l’aurait bien vu grandir face à la mer" jeu de mots de très haut niveau, bravo !!!
footchampagne Niveau : Ligue 2
Vous êtes de barges. <3
Épique... C'est ce SoFoot là que je kiffe le plus :D
Excellent !

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