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Pourquoi ce Lyon-Nice est immanquable

Ce vendredi soir, l'Olympique lyonnais accueille l'OGC Nice dans son nouveau stade pour le compte de la 34e journée de Ligue 1. Une rencontre immanquable entre deux prétendants à la deuxième place qui partagent bien plus qu'une bagarre en haut du classement.

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  • Parce que la Ligue des champions


    Alors que l'on pensait que la bagarre pour la deuxième place du championnat de France aurait lieu le 7 mai prochain lors de l'affrontement de Lyon et de Monaco, les dynamiques actuelles semblent nous prouver qu'il ne sera pas nécessaire d'attendre si longtemps. Dépossédés de leur place de dauphin lors de la dernière journée, les Monégasques semblent être les victimes idéales de cette fin de saison. D'autant plus que les Aiglons, à deux points, sont eux en pleine bourre et peuvent rêver d'une qualification en Ligue des champions. Si jamais les Niçois font tomber les Lyonnais, une deuxième place serait plus qu'atteignable. Après ce déplacement périlleux, les Aiglons auront à affronter Reims, Nantes, Saint-Étienne et Guingamp. Rien d'insurmontable. Les Gones n'ont pas non plus un calendrier trop compliqué. Hormis la réception de Monaco, il ne restera « qu'à » battre Toulouse, le Gazélec et Reims. Attention toutefois aux équipes du bas de tableau qui joueront leur maintien comme des morts de faim.


  • Parce qu'Hatem Ben Arfa


    Quand on forme beaucoup de bons jeunes joueurs et qu'on les envoie jouer un peu partout en France et en Europe, il faut s'attendre à les recevoir. Ce vendredi, c'est Hatem Ben Arfa qui fera son retour au bercail. Et si on l'a longtemps cru perdu, l'ancien du centre de formation lyonnais revient en pleine bourre. Après une saison pleine, et un triplé lors de la dernière journée face à Rennes, HBA aimerait bien continuer à mettre des paillettes dans les yeux de la France du football et de Didier Deschamps. Et, après une semaine passée sous le feu des projecteurs, nul doute que le dribbleur fou voudra se rappeler au bon souvenir de son ancien club. Ancien club qui a joué la carte de la vieille école en sortant dans la presse pour expliquer son amour du prodige. Vraiment, Nanard ? Une technique vieille comme le monde...


  • Et un peu aussi parce qu'Alassane Pléa


    Freiné dans sa progression alors qu'il réalisait un début de saison très intéressant, Alassane Pléa devrait lui aussi effectuer son retour à Lyon, son club formateur. Après une vilaine blessure au ménisque, qui s'est avérée plus grave que prévu, et une opération, le jeune joueur a retrouvé petit à petit les terrains de Ligue 1. Alors, assez en forme pour venir crucifier son ancienne équipe ? Après tout, Mehdi Zeffane l'a bien fait, lui.


  • Parce que la bataille du milieu de terrain va faire mal


    On l'entend souvent quand on parle de grands matchs, « tout va se jouer au milieu de terrain. » Et ce Lyon/Nice promet de nous offrir une sacrée bataille dans le rond central. Dans ce qui devrait être une opposition de 4-3-3, puisque Puel et Génésio en sont amoureux, la bagarre sera rude. D'un côté, le trio Koziello – Mendy – Seri a plus que convaincu cette saison, alors même qu'on ne l'attendait pas forcément au rendez-vous. Un milieu qui avait anéanti l'équipe d'Hubert Fournier lors du match aller (3-0), pendant lequel le petit Koziello avait inscrit le dernier but des Aiglons. Seulement, de l'eau a coulé sous les ponts depuis la phase aller, et le milieu lyonnais s'est repris en main. Sergi Darder commence à se révéler, Jordan Ferri apporte l'impact physique nécessaire dans les grandes rencontres et Maxime Gonalons est revenu à peu près à un niveau acceptable.


  • Parce que Claude Puel


    Il paraît que les vieilles rancœurs sont tenaces. Celle qu'entretiennent les supporters et dirigeants lyonnais vis-à-vis de Claude Puel n'est visiblement toujours pas dissipée. Ancien entraîneur de l'OL entre 2008 et 2011, le coach est toujours emmêlé dans une bataille juridique avec ses anciens employeurs. Après avoir perdu son procès en appel, peu de nouvelles de son pourvoi en cassation. Quoi qu’il en soit, le pardon n'est toujours pas d'actualité, d'un côté comme de l'autre. Sur le plan sportif, Puel semble avoir trouvé une équipe qui lui convient, avec laquelle il progresse depuis 2012. Et si en plus Paulin Puel claque des buts de folie avec la réserve... Un mot, Bernard Lacombe ? « Je ne vais pas parler de Puel, je ne parle pas des absents. » Ok, on repassera après la rencontre dans ce cas.


  • Parce que le Parc OL


    Personne n'aurait parié là-dessus il y a encore quelques semaines, mais c'est pourtant ce soir que pourrait tomber le record d'affluence dans le nouveau stade lyonnais. « On est à une moyenne de 1 500 billets vendus par jour. Et l’on peut considérer que nous devrions être très près d’un record d’affluence » , expliquait cette semaine Xavier Pierrot, responsable de la billetterie de l’Olympique lyonnais, à Nice Matin. Et, pour une fois, il n'y a aucune restriction sur le déplacement des supporters du Gym. Seul hic, aucun concert de Will I Am n'est prévu après la rencontre. Heureusement, les Bad Gones ont prévu une belle animation en début de rencontre pour ravir nos pupilles.

  • Parce que Nabil Fekir ?


    Dans ce gros méli-mélo de talents bruts, l'interrogation principale est le cas Nabil Fekir. Alors qu'il serait dangereux de le faire évoluer dès le coup d'envoi, reste à savoir combien de minutes de jeu l'attaquant lyonnais pourra grappiller ce vendredi soir. Et rien que pour voir Fekir et Ben Arfa sur la même pelouse au même moment, ce Lyon-Nice est immanquable. À prévoir : du spectacle, des buts, des beaux gestes. Enfin, on l'espère.

    Par Gabriel Cnudde
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