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  1. // Coupe du monde 2014
  2. // 8e de finale
  3. // Pays-Bas/Mexique

Pourquoi c'est l'année ou jamais pour les Pays-Bas

Louis van Gaal enfin populaire, un style tout sauf hollandais, mais des buts en pagaille, Cruyff qui fait la gueule, et un tableau facile. Cette fois-ci, c'est sûr, les Pays-Bas, qui affrontent le Mexique ce dimanche en huitième, tiennent leur première Coupe du monde.

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Il y a d'abord eu Valdano : « Pendant 40 ans, les Pays-Bas ont utilisé le ballon pour révolutionner le jeu. C'est une trahison de l'essence de l'équipe néerlandaise. Jouer pour les résultats n'est pas tout. Je préfèrerais un fou courageux plutôt que les calculs de Van Gaal. » Et puis évidemment Johann Cruyff, l'éternel rival : « Nous sommes qualifiés, OK. Mais notre jeu n'est pas bon. Notre défense est très jeune. Supportera-t-elle la pression ? J'aime la façon qu'a l'Allemagne de jouer, dans son propre style. C'est ce que devraient faire les Pays-Bas. Les résultats sont là, mais maintenant il est temps de jouer notre football. » Et maintenant même l'élève Frank de Boer, entraîneur de l'Ajax, qui poignarde le maître dans le dos lorsqu'on lui demande s'il adopterait la même tactique avec son club : « Mon cœur dit non. Même si nous jouons Barcelone, je veux jouer un football de domination. Je ne changerai pas cela aussi vite. » Bref, à première vue, Louis van Gaal, sélectionneur des Pays-Bas, en prend plein la gueule.

En arrivant en conférence de presse à Fortaleza à la veille du huitième de finale des Oranje contre le Mexique, le futur coach de Manchester United a donc réagi comme à chaque fois qu'il est critiqué de la sorte (c'est-à-dire souvent) : en s'en foutant. « Il y a des gens de ma génération qui me critiquent ? Eh bien, ça dit tout d'eux. Moi, ce que je vois, c'est qu'il y a des millions de gens qui nous soutiennent. » Car oui, ces déclarations acerbes sont des trompe-l'œil. Au pays, l'enthousiasme grimpe. Oublié, le Van Gaal pestiféré qui n'était pas parvenu à qualifier les Pays-Bas pour la Coupe du monde 2002. Tant pis pour Cruyff, Valdano et De Boer. Ils n'arriveront pas à convaincre qui que ce soit que cette équipe est trop défensive, elle qui vient d'inscrire dix buts en trois matchs, la meilleure attaque du premier tour. Elle qui a humilié la grande Espagne, deux ans après s'être fait elle-même marcher dessus lors de l'Euro 2012.

Une nouvelle paire de finales ?


Les journalistes néerlandais n'en restent pas moins surpris. « On dirait que les Pays-Bas vous aiment enfin, à l'exception de deux personnes » , interpelle l'un d'entre eux. « Les gens ont changé d'avis et j'en suis heureux, car je suis quelqu'un qui aime l'harmonie » , sourit Van Gaal. Un sourire jaune. Qu'il gagne ou qu'il perde, l'actuel sélectionneur batave a presque toujours eu du mal à faire l'unanimité dans ses effectifs. À Barcelone, malgré deux titres de champion d'Espagne consécutifs, il avait par exemple réussi à provoquer une fronde de plusieurs joueurs qui l'avaient finalement poussé dehors. C'est peut-être le plus étrange dans ces Pays-Bas 2014 : tout semble bien se passer en interne. « Vous ne pouvez rien réussir sans harmonie entre les joueurs et le staff, poursuit Van Gaal. Nous avons créé cette harmonie. » Alors que les ego avaient fait exploser le groupe en mille morceaux il y a deux ans, le cocktail de stars - Robben, Van Persie, Sneijder - et de gars du cru fonctionne comme un charme au Brésil.


Les anciens qui s'inquiètent de l'abandon du style au profit du résultat ; l'harmonie au sein du groupe ; Louis van Gaal apprécié… Tout cela porte à croire que 2014 sera enfin l'année des Pays-Bas. Tout cela, et aussi un tableau qui est sans doute le plus tranquille des favoris en puissance. S'ils se qualifient ce dimanche face au Mexique, les Oranje prendront le vainqueur de l'étonnant Costa RicaGrèce, avant d'affronter, au pire, une Argentine prenable. Une autoroute ou un piège ? C'est encore difficile à dire, mais les Pays-Bas, installés pépèrement dans un hôtel donnant directement sur la plage d'Ipanema à Rio, semblent pour l'instant dans les meilleures dispositions. S'ils s'offrent une nouvelle paire de finales mondiales, après celle de 74-78, et si celle-ci est la bonne, l'histoire retiendra qu'il aura fallu attendre l'ancien remplaçant de Cruyff, déguisé en fossoyeur du football total, pour grimper dans les étoiles. Salieri aura gagné contre Mozart.

Par Thomas Pitrel, à Fortaleza
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