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Pourquoi Bielsa fait-il aussi peu tourner ?

Que ce soit au Roudourou, au soir de la troisième journée, ou à Gerland, pour un énorme choc, Marcelo Bielsa conserve le même onze type. Adepte du « on ne change pas une équipe qui gagne » , l'Argentin modifie peu et gagne beaucoup. Jusqu'à quand ?

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On ne change pas une équipe qui gagne. Un dicton lu et relu, dont le sens est à double tranchant. D'un côté, il dit que lorsque l'on a en main une solution ou une combinaison qui fonctionne, il est inutile de la changer sans raison. Simple comme bonjour. D'un autre côté, il pousse à conserver cette stratégie afin d'en tirer le plus de réussites et de bénéfices possibles. Sucer jusqu'à l'os, en somme. C'est là que se pose la question de l'épaisseur de la chair marseillaise. Est-ce qu'une série de huit victoires est tout ce que les Phocéens ont dans le bide ? Égal à lui-même, Marcelo Bielsa ne voit pas vraiment de raison de tout chambouler. « L'habitude que j'ai, qui parfois marche et parfois ne marche pas, c'est de mettre dans le onze titulaire le joueur qui correspond le plus aux réponses à donner aux problèmes que va nous poser l'adversaire. Je ne me souviens pas avoir eu un joueur en dehors de l'équipe alors que toutes ces conditions étaient réunies » a-t-il confié à L'Équipe. Depuis dix matchs, selon le coach de l'OM, les joueurs qui répondent le mieux aux soucis posés par les adversaires sont les mêmes. Soit. Seul bémol, pendant que les titulaires sucent la réussite jusqu'à l'os, les remplaçants, eux, rongent leur frein.

Le douze-type de Bielsa


Leader de Ligue 1, l'Olympique de Marseille est donc une équipe qui gagne. Une équipe qui gagne à douze. Ici, le douzième homme n'est pas le public du Vélodrome, mais Romain Alessandrini. L'ancien Rennais est le seul remplaçant qui semble réellement faire partie de la rotation de Marcelo Bielsa. RA a participé aux dix matchs joués par l'OM cette saison, et ce à un rythme aussi simple que régulier : il a passé 295 minutes sur la pelouse, soit une demi-heure par match. Le changement classique de Bielsa, équivalent du Cabaye pour Verratti cher à Laurent Blanc, est celui où le gaucher remplace l'autre gaucher, Florian Thauvin. Pour le reste, la gestion de son effectif par Marcelo Bielsa est aussi étonnante que simple. En Ligue 1, seul Patrice Garande, coach de Caen, a utilisé moins de joueurs (17) que le technicien argentin (19). Et c'est peu dire - sans manquer de respect à Florian Raspentino - que les deux équipes n'ont pas le même banc de touche. À Marseille, dix joueurs ont participé aux dix matchs disputés depuis le début de la saison. Dans le 11 de départ systématiquement reconduit par Bielsa, seul Alaixys Romao (9 matchs et une seule absence à Bastia, sur suspension) et Benjamin Mendy (9 matchs et une absence lors de la victoire 1-3 à Évian) n'ont pas disputé l'intégralité des matchs de championnat. Pour le reste, Mandanda et Nkoulou ont disputé les 900 minutes de L1, Morel 894, Dja Djédjé 871, Imbula 875, à un poste exigeant physiquement, Ayew 799, Gignac 869, Payet 780 et Thauvin 698. En somme, à part Alessandrini, totalement intégré dans l'équipe, les autres remplaçants mangent leur pain noir. Au total, Batshuayi, Dória, Barrada, Sparagna, Lemina et les autres se partagent 368 minutes de jeu en dix journées. C'est peu. Trop peu ?

Oui, ça marche. Mais jusqu'à quand ?


Après un peu plus d'un quart du championnat, difficile de donner tort à Marcelo Bielsa. Huilé, son onze type donne systématiquement satisfaction depuis la victoire aux forceps à Guingamp, première d'une série de huit, le 23 août dernier. De plus, les joueurs, qui bénéficient des automatismes nés au cours d'entraînements exigeants, les renforcent au fil des semaines, sur la pelouse. Tactiquement difficile à digérer, la fameuse « méthode Bielsa » a été ingurgitée avec réussite par son onze et les problèmes apparaissent souvent après l'entrée des remplaçants. Chouchou de Bielsa à son arrivée, Mario Lemina subit de manière quasi systématique les remontrances tactiques de son coach après ses entrées en jeu. Oui, ce onze type figé est également un gage de réussite tactique. Comme le déclarait Dimitri Payet récemment, le fait que les joueurs courent de manière intelligente et collective est la clé de la réussite de l'OM cette saison. Seul problème, ce onze type fatigue. Et ça, Hubert Fournier l'a remarqué. En conférence de presse d'avant-match, cousin « Hub » a avoué vouloir faire du mal à l'OM en seconde période. Une vraie bonne idée quand on sait que les Phocéens ont souvent du mal à finir leur match. Une idée viable si, contrairement aux précédents adversaires du leader de L1, l'OL parvient à tenir lors des temps forts marseillais.


C'est en cela que l'idée d'un onze indéboulonnable de Bielsa semble parfois contradictoire avec sa philosophie de jeu. Et si, pour le moment, tout se passe bien sur le terrain, moralement, certains joueurs s'impatientent. Pépite du début de saison, Batshuayi n'a toujours pas marqué en Ligue 1 tandis que Barrada, auteur d'entrées convaincantes, se verrait bien fouler la pelouse plus souvent. Le manque de turnover offensif peut agacer d'autant plus que Florian Thauvin ne donne pas toujours satisfaction depuis le début de la saison. Pour remédier à tout cela, Bielsa organise des matchs amicaux souvent et suit les joueurs de manière individuelle, quoi qu'il arrive. En somme, dans la classe de l'OM, malgré douze éléments moteurs, aucun élève n'est délaissé. Ce sont d'ailleurs les élèves de l'ombre qui devraient jouer ce mercredi, en Coupe de la Ligue face à Rennes. Parce que Bielsa est un homme de parole, d'abord. Pour prouver qu'on peut changer une équipe qui gagne avec succès, ensuite.

Par Swann Borsellino
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