1. //
  2. // 8es
  3. // Zénith-Benfica

Pourquoi Benfica s’est payé un lifting

Souvent critiqué pour son utilisation famélique de joueurs du terroir, le Benfica a des allures de cour d’école désormais. Il serait pourtant bien optimiste d’y voir un quelconque retour à des valeurs patriotiques d’antan. Cette cure de jouvence est avant tout une nécessité pour le club lisboète.

Modififié
540 18
Hormis le valeureux Tiago Mendes, et le génie alcoolique Manuel Fernandes, feu « Manélélé » , rares sont les cracks estampillés Benfica cette dernière quinzaine d’années. Négligé au profit d’un recrutement judicieux et fructueux à outrance, le Caixa Futebol Campus - appelé plus communément le Seixal - est pourtant un centre de formation de premier ordre. 
Le modèle de recrutement du FC Porto a fait des émules et même le Sporting, pourtant fournisseur officiel de stars de la Selecção, a tenté de s’y mettre sous la présidence de Godínho Lopes (et a frôlé la faillite). Benfica n’échappe pas à la règle et brasse les joueurs étrangers avec succès. Avec l’aide des TPO, le club lisboète n’hésite plus à investir sur des jeunes étrangers dans l’espoir de les valoriser. Façonnés par Jorge Jesus, Ángel Di María, Axel Witsel, Enzo Pérez et David Luiz rapportent des dizaines de millions chaque saison. Pendant ce temps-là, les jeunes Portugais, eux, se morfondent en équipe B, et certains supporters éclairés pestent contre leur coach qu’ils jugent trop peu patriote dans ses choix de joueurs.

Jorge Jesus, cible facile ?


« Partir du Benfica fut un soulagement. Je savais qu’avec ce staff, je n’aurais aucune chance. Jorge Jesus n’a pas cru en moi. J’ai eu un déclic en discutant avec lui. Je lui ai demandé une réponse sincère (sur sa situation, ndlr), et il m’a énuméré tous les joueurs, j’ai bien compris que je passais en dernier » , se lamentait Bernardo Silva à la chaîne SportTV l’an dernier. Illustration parfaite de la préférence étrangère du coach portugais, ce cas donne plus de poids aux détracteurs de Jorge Jesus. Et ce ne sont pas les quelques minutes de jeu accordées à Gonçalo Guedes qui les feront changer d’avis. Pourtant, depuis son passage au Sporting, Jorge Jesus n’a aucun problème à faire jouer des produits locaux. À qui la faute alors ? 
Luis Cristovão, commentateur pour Eurosport Portugal y voit en fait un simple problème de timing : « Benfica a été relégué au second plan dans les années 80, 90 et même au début du XXIe siècle par le Sporting en matière de formation, mais à partir du déménagement à Seixal, en 2005, le travail de repérage des jeunes talents a de nouveau produit des résultats. Il faut comprendre que c’est seulement maintenant que les éléments recrutés à cette époque peuvent commencer à apparaître en équipe principale. Et puis, avec Jorge Jesus, le club avait la capacité financière de faire venir des joueurs déjà formés, ou dont la vente future était fort probable. Je ne sais pas si l’on peut dire que le Benfica de l’époque préférait les étrangers et maintenant les Portugais. »


Un timing d’autant plus mauvais compte tenu de la puissance de feu du FC Porto de l’époque. Difficile de stopper une suprématie avec une armée de puceaux. Difficile aussi d’attribuer la réussite actuelle de ces gamins au nouveau coach Rui Vitória. S’il a certes le mérite d’avoir lancé Renato Sanches, Nelson Semedo, Nuno Santos et Victor Lindelof dans le grand bain (comme il a su très bien le faire aussi lors de son passage à Guimarães), l’ancien entraîneur des U19 du Benfica profite du travail réalisé en amont. Luis Cristovão l’affirme sans ambages : « La réussite de ces joueurs est le fruit du travail de beaucoup de personnes du Benfica. Des recruteurs aux techniciens qui accompagnent quotidiennement les jeunes. Ce sont eux les vrais pères de ce succès. »

Independance day


Résumer cette nouvelle philosophie comme un simple caprice passé aux socios serait donc bien réducteur. Certes, l’opération leur plaît et profite à l’image du président Luis Filipe Vieira (LFV), mais sa finalité est d’une tout autre envergure. 
Le boss benfiquiste cherche avant tout à assainir le club financièrement. Déjà l’an dernier, plusieurs de ses pépites ont été revendues au prix fort sans même avoir joué plus de dix matchs en Liga NOS. Avec l’aide du super agent Jorge Mendes et de ses nouveaux laboratoires – Monaco et Valence - André Gomes, Ivan Cavaleiro, João Cancelo, Ivan Cavaleiro et Bernardo Silva vont tous être vendus 15 millions d’euros pièce. La belle affaire.
 Pas de quoi rassurer les banques ceci dit. Endetté à hauteur de 409 millions d’euros l’été dernier, LFV passe la seconde. Assuré que ses bébés lui permettront désormais d’être compétitif, il émet une série d’obligations afin d’engranger 55 millions d’euros. Une somme qui ne servira pas à recruter, mais à restructurer sa dette, en rembourser une partie à la Banco Novo et ainsi commencer à se libérer de l’emprise de ses créanciers. D’autant que ces derniers se montrent de plus en durs depuis la crise financière. « Nous avons besoin de diversifier nos financements. Nous dépendons des banques depuis trop longtemps. (…) Ce changement de paradigme est dû au travail réalisé à la maison. Nous avons créé une académie qui produit les meilleurs talents du Portugal. Nos économies seront des plus significatives » , se targue le président Vieira.


Autre enjeu de ce baby boom, commencer à se distancer des TPO. Le marché des transferts étant complètement dérégulé, le moindre joueur se paie en dizaines de millions, même en Amérique du Sud. Les TPO sont donc un partenaire indispensable aux grands clubs portugais pour recruter, aussi obscurs soient-ils. 
Mais ces sociétés ont de moins en moins la cote au Portugal depuis le cas Marcos Rojo. En formant ses joueurs, le club encarnado n’aura plus à reverser un centime à qui que ce soit en cas de vente faramineuse. 
Le plan semble parfait pour Luis Cristovão : « C’est le bon chemin pour les clubs portugais de cette dimension financière. Le Sporting a dû le suivre plus tôt, maintenant c’est Benfica, tout comme Porto qui a déjà entamé des changements dans ce domaine. » 
Reste à savoir si le SLB saura maintenir ce cap en cas de saison blanche. Et qui sait, peut-être que, bientôt, un grand club portugais ne vivra plus à découvert.

Par Alexandre de Castro
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Jean Culassec Niveau : CFA2
C'est vrai que quand on regarde bien les joueurs que Benfica a formé au milieu sur les 10 dernières années, c'est pas mal du tout.
Javi Garcia, Axel Witsel, Nemanja Matic, Enzo Pérez, et maintenant Renato Sanches.

La gestion du cas Bernardo Silva est symptomatique des problèmes qu'a rencontré Benfica depuis une dizaine d'années, à savoir de ne pas vouloir faire jouer les joueurs de la formation.

Après concernant Ivan Cavaleiro, Nelson Oliveira, et autres David Simao et Miguel Rosa, ça reste je pense de bons joueurs portugais mais qui n'avaient pas vraiment d'avenir au très haut niveau.

Cancelo et Silva c'est déjà plus embêtant, et c'est pourquoi le club ne refera pas la même erreur avec Renato Sanches qui est promis à un très grand avenir.
Gonçalo Guedes et Nelson Semedo faut voir.
Lindelof est apparu notamment à cause des blessures coup sur coup de Luisao et Lisandro.

Et Gaitan bordel, Gaitan...
et voila, l'article que je ne voulais surtout pas voir. SOFOOT porteur de poisse.
petit a petit, le déficit sera remboursé. plus de folies sur le marché des transferts, intégration des jeunes talents du seixal, tout en continuant a gagner des titres et a bien figurer en ligue des champions. tout ça n'est pas facile surtout que nos rivaux ont faim de victoires mais a un moment ou a un autre, ils seront "obligés" de faire comme nous vu que bientôt les TPO seront interdits, il ne restera plus qu'a miser sur la formation (chose que le Sporting a quelque peu renier ces dernieres années par exemple)
clement6628 Niveau : CFA2
Message posté par Jean Culassec
C'est vrai que quand on regarde bien les joueurs que Benfica a formé au milieu sur les 10 dernières années, c'est pas mal du tout.
Javi Garcia, Axel Witsel, Nemanja Matic, Enzo Pérez, et maintenant Renato Sanches.

La gestion du cas Bernardo Silva est symptomatique des problèmes qu'a rencontré Benfica depuis une dizaine d'années, à savoir de ne pas vouloir faire jouer les joueurs de la formation.

Après concernant Ivan Cavaleiro, Nelson Oliveira, et autres David Simao et Miguel Rosa, ça reste je pense de bons joueurs portugais mais qui n'avaient pas vraiment d'avenir au très haut niveau.

Cancelo et Silva c'est déjà plus embêtant, et c'est pourquoi le club ne refera pas la même erreur avec Renato Sanches qui est promis à un très grand avenir.
Gonçalo Guedes et Nelson Semedo faut voir.
Lindelof est apparu notamment à cause des blessures coup sur coup de Luisao et Lisandro.

Et Gaitan bordel, Gaitan...


Les Witsel, Matic, Pérez ou autre Di Maria, Benfica ne les a pas formés. Ils avaient tous des saisons chez les pros dans les jambes. Benfica les a fait exploser par contre et a su en tirer profit.
Le Baldé Vampire Niveau : Ligue 2
Message posté par Jean Culassec
C'est vrai que quand on regarde bien les joueurs que Benfica a formé au milieu sur les 10 dernières années, c'est pas mal du tout.
Javi Garcia, Axel Witsel, Nemanja Matic, Enzo Pérez, et maintenant Renato Sanches.


Euh n'importe quoi. Garcia a été formé au Real, Witsel au Standard, Matic à l'Etoile Rouge, Pérez à Godoy Cruz. Matic et Witsel sont déjà internationaux depuis des années qd ils arrivent au Portugal.

Les joueurs ont parfois une vie avant d'atterrir dans ton club, tu sais.
Note : 2
Message posté par Jean Culassec
C'est vrai que quand on regarde bien les joueurs que Benfica a formé au milieu sur les 10 dernières années, c'est pas mal du tout.
Javi Garcia, Axel Witsel, Nemanja Matic, Enzo Pérez, et maintenant Renato Sanches.

La gestion du cas Bernardo Silva est symptomatique des problèmes qu'a rencontré Benfica depuis une dizaine d'années, à savoir de ne pas vouloir faire jouer les joueurs de la formation.

Après concernant Ivan Cavaleiro, Nelson Oliveira, et autres David Simao et Miguel Rosa, ça reste je pense de bons joueurs portugais mais qui n'avaient pas vraiment d'avenir au très haut niveau.

Cancelo et Silva c'est déjà plus embêtant, et c'est pourquoi le club ne refera pas la même erreur avec Renato Sanches qui est promis à un très grand avenir.
Gonçalo Guedes et Nelson Semedo faut voir.
Lindelof est apparu notamment à cause des blessures coup sur coup de Luisao et Lisandro.

Et Gaitan bordel, Gaitan...


"Formé" ?
Javi Garcia : arrive au Benfica à 22 ans et a déjà près de 200 matchs pro dans les jambes.
Axel Witsel : arrive à 22 ans + 250 matchs pro
Nemanja Matic : arrive à 23 ans + 150 matchs pro
Enzo Pérez : arrive à 25 ans + 250 matchs pro
Renato Sanches : effectivement formé par Benfica

C'est pas du tout de la formation, c'est même pas de la post-formation à ce niveau là. Ce sont des joueurs relativement jeunes mais surtout des joueurs confirmés.
JulianRoss83 Niveau : Loisir
Complètement d'accord avec toi. Les principaux joueurs issus de la formation de Benfica ces 10 dernières années sont:
- Nelson
- Tiago
- Manuel Fernandes
- Joao Pereira
- Nelson Oliveira
- Mika
- Rubem Amorim
- A. Almeida
- André Gomes
- Ivan Cavaleiro
Et là plus récemment:
- Joao Cancelo
- Bernardo Silva
- Nelson Semedo
- Renato Sanches
Et là tu réfléchis et tu te dis que Benfica pourrait avoir une sacrée équipe avec 5-6 joueurs portugais titulaires dans l'effectif mais non ils préfèrent jouer avec de nombreux étrangers (pas forcément meilleurs que les portugais qui quittent le club) et c'est triste.
BERNARDO SILVA et RENATO SANCHES sont des cracks en puissance !!!

PS: et je suis supporter du FC Porto !!!
 //  11:19  //  Aficionado del Argentine
Un lifting , mot anglais pouvant etre traduit en Français par ?
Benfica un effectif de 25 joueurs , 16 étrangers , et beaucoup de double nationalité !
Le championnat Portugais est sans doute le championnat ayant le moins de joueurs locaux ( Portugais ) en Europe !

c'est surtout Jorge Jesus qui ne misait pas du tout sur les joueurs du centre de formation au détriment des joueurs étrangers. surtout les 2 dernieres saisons ou des joueurs comme Bernardo Silva, André Gomes, Joao Cancelo auraient dû/pu jouer plus...

bref, Rui Vitoria avait déjà lancer beaucoup de jeunes a Guimaraes (ce qui avait valu au club une place dans le top 5 du championnat avec en prime une victoire en coupe du Portugal contre...Benfica) et il n'hésite pas a lancer les jeunes.

Jorge Jesus n'aurait par exemple JAMAIS titulariser Renato Sanches que ce soit en championnat et encore moins en ligue des champions. pour l'instant le pari des dirigeants est payant, esperons que fin mai on puisse fêter le TRI même si ça va être difficile.
Jean Culassec n'a peut-être pas utilisé le bon terme en effet, il voulait surement dire "revelé" et non pas "formé".

mais c'est vrai que ya eu un paquet de bon joueurs passé par chez nous ces dernières années et qui sont dans le gratin du foot européen aujourd'hui :

oblak, garay, david luiz, fabio coentrao, javi garcia, ramires, di maria, enzo perez, rodrigo, witsel, matic et bien d'autres... bien sur pour certains comme garay ou javi garcia ça leur a permit de relancer leur carrière.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  12:44  //  Aficionado del Uruguay
"lifting" puede se traducir para "remodelación" ;)
Tiago Mendes ancien de braga, benfica, chelsea, lyon, juventus et atlético n'a pas été formé a benfica mais a braga.
Message posté par vitor
c'est surtout Jorge Jesus qui ne misait pas du tout sur les joueurs du centre de formation au détriment des joueurs étrangers. surtout les 2 dernieres saisons ou des joueurs comme Bernardo Silva, André Gomes, Joao Cancelo auraient dû/pu jouer plus...

bref, Rui Vitoria avait déjà lancer beaucoup de jeunes a Guimaraes (ce qui avait valu au club une place dans le top 5 du championnat avec en prime une victoire en coupe du Portugal contre...Benfica) et il n'hésite pas a lancer les jeunes.

Jorge Jesus n'aurait par exemple JAMAIS titulariser Renato Sanches que ce soit en championnat et encore moins en ligue des champions. pour l'instant le pari des dirigeants est payant, esperons que fin mai on puisse fêter le TRI même si ça va être difficile.


Et pour que JJ lance Oblak, il a fallu que Artur se blesse.
Message posté par JulianRoss83
Complètement d'accord avec toi. Les principaux joueurs issus de la formation de Benfica ces 10 dernières années sont:
- Nelson
- Tiago
- Manuel Fernandes
- Joao Pereira
- Nelson Oliveira
- Mika
- Rubem Amorim
- A. Almeida
- André Gomes
- Ivan Cavaleiro
Et là plus récemment:
- Joao Cancelo
- Bernardo Silva
- Nelson Semedo
- Renato Sanches
Et là tu réfléchis et tu te dis que Benfica pourrait avoir une sacrée équipe avec 5-6 joueurs portugais titulaires dans l'effectif mais non ils préfèrent jouer avec de nombreux étrangers (pas forcément meilleurs que les portugais qui quittent le club) et c'est triste.
BERNARDO SILVA et RENATO SANCHES sont des cracks en puissance !!!

PS: et je suis supporter du FC Porto !!!


Nelson, tiago et nelson semedo n'ont pas été formé a benfica.
mixmaster Niveau : DHR
André Almeida non plus.
Jean Culassec Niveau : CFA2
Message posté par vitor
Jean Culassec n'a peut-être pas utilisé le bon terme en effet, il voulait surement dire "revelé" et non pas "formé".

mais c'est vrai que ya eu un paquet de bon joueurs passé par chez nous ces dernières années et qui sont dans le gratin du foot européen aujourd'hui :

oblak, garay, david luiz, fabio coentrao, javi garcia, ramires, di maria, enzo perez, rodrigo, witsel, matic et bien d'autres... bien sur pour certains comme garay ou javi garcia ça leur a permit de relancer leur carrière.


My bad, je sais bien que le club ne les a pas formé.
Mauvaise terme utilisé.
Je me relirais une 28ème fois la prochaine fois.
 //  16:41  //  Aficionado del Argentine
Message posté par Peñarol mi Amor
"lifting" puede se traducir para "remodelación" ;)


jajaja gracias amigo ;)
__________
Donc au final le titre de l'article est contradictoire avec la réalité , en terme de jeune formé évoluant en équipe I , ou alors c'est moi qui ait rien compris ..
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Message posté par vitor
et voila, l'article que je ne voulais surtout pas voir. SOFOOT porteur de poisse.


Attends,j'ai peut-être une solution pour remédier à ce problème : j'annonce en exclusivité pixelienne la qualification (après 90,120,ou aux tirs aux buts, j'en sais rien,mais la qualification) du FK Zénith Saint-Pétersbourg aujourd'hui.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Royaume à conquérir
540 18