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Pourquoi Bastia est spécial et veut le rester

À l’opposé du PSG qui s'est trouvé une équipe, mais a perdu ses supporters, le Sporting de Bastia bénéficie, pour son retour en Ligue 1, d’un soutien populaire comparable à celui qui accompagnait l’épopée de 1978 en Coupe de l’UEFA. Depuis le début de la saison, Furiani est en feu. Une ambiance à l’ancienne qui rappelle le temps où l’intimidation de l’adversaire visiteur n’était pas un sujet de condamnation. Malgré les incidents qui ont suivi la rencontre face au PSG dimanche, les supporters et les dirigeants n’ont pas l’intention de se laisser dompter. « Ici, on est chez nous. »

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Les supporters du PSG qui effectuent cette saison les déplacements de l’une des futures « équipes du top 4 européen » , c’est un peu comme le hasard du dimanche soir qui place invariablement une bombasse au décolleté plongeant derrière Hervé Mathoux dans le Canal Football Club. Dans la vraie vie, il n’y aucune chance que de tels phénomènes se produisent à cet endroit, à ce moment, dans de telles circonstances. Samedi dernier, ils étaient douze dans le parcage visiteur du stade Armand Cesari. Une bande de lynx apeurée, perdue en terre hostile, n’affichant aucun signe de reconnaissance, aucune réaction sur les quatre buts de son équipe, qui a laissé l’impression de surtout chercher à ne pas se faire remarquer face à 17 000 Bastiais au taquet. Vu les forces en présence, on les comprend.



Car comme le répètent les joueurs qui découvrent le club après avoir signé leur contrat, l’entraîneur Frédéric Hantz depuis son arrivée ou les dirigeants du Sporting depuis la montée en Ligue 1, « ici, c’est spécial » . Une ambiance de feu qui renvoie à un football désormais disparu, à mi-chemin entre une version miniature de la Bombonera et les heures chaudes du Vélodrome, du temps où l’OM tentait de survivre aux conséquences de l’affaire VA en deuxième division. Pour résumer : beaucoup de cœur et de fierté insulaire, un brin d’intimidation, des doigts d’honneur au passage du bus parisien et son lot de vannes pour l’adversaire. Samedi, les supporters avaient déployé une banderole : « Zlatan le Gaulois » . Traduction : « Espèce de Français » .



« Nous, quand on vient au stade, c'est pour supporter le Sporting, pas pour regarder les stars du PSG » , rappelle Anthony Agostini, membre d’un collectif de supporter du club : « Le jour où les visiteurs considèrent que venir à Bastia est un match comme les autres, je préfère perdre. Il n’y aurait rien de pire. » Le folklore de Furiani tient autant de l’identité locale que de la sensation d’avoir frôlé la mort : « Parce qu’on a failli disparaître il y a trois saisons, on n'a jamais été aussi nombreux et on veut continuer à cultiver cette magie » , résume toujours Anthony. Depuis l’épopée de 1978, où l’équipe des Papi, Rep, Krimau & co avait atteint la finale de la Coupe de l’UEFA, le club représente toute la Corse : « Il n’y a que 300 000 habitants sur toute l’île, avec nos 10 000 abonnés, on est pratiquement sur un ratio de 1 abonné pour 30 habitants. C’est énorme. Tout le monde est concerné par nos résultats, et le club appartient à tout le monde. Quand tu viens jouer ici, ce n’est pas un métier, c’est un devoir » , éclaire Jean-Louis Carlotti, membre de la SASP, neufs repreneurs locaux à l’origine du sauvetage du club, en octobre 2009, alors que Bastia cumulait les déficits et les tannées sur le terrain.



Une bande de potes qui ressemblent aux autres patrons du foot français, des patrons de PME, sauf sur l’essentiel : la vision du football. Pour Carlotti, « Furiani, c’est pas beau, c’est petit, mais ça dégage quelque chose, presque religieux. Ici, on a la foi. On est un contre-exemple à l’évolution du football et on n’a pas l’intention de changer. » Là où ailleurs le clivage entre dirigeants et supporters des virages prend des allures de lutte des classes, les différentes familles du Sporting assument leur côté rebelle et contestataire : « Les dirigeants sont comme nous, ils viennent de derrière les grillages. Ce ne sont pas des actionnaires en costume-cravate » , estime Julien Graziani, membre de Bastia 1905, groupe de supporters qui ne se revendique pas de la culture ultra. Du coup, le groupe a cette année décidé, selon les termes de Julien, « de se remettre en cause » : « Vu le traitement infligé au club, le plus pénalisé de France, on n’utilise plus de fumigènes dans l’enceinte. » Samedi, les supporters se sont consolés avec des bombes agricoles qu’ils ont fait péter derrière les tribunes. Les délégués de la LFP, présents à Furiani, n’ont pas du tout apprécié. Pareil avec l’animation du début de match : un lancé de rouleaux de papier aux couleurs du club. De loin, la meilleure idée sortie du cerveau d’un dirigeant depuis longtemps. Les vieux crabes de la LFP y ont pourtant vu un non-respect du bon déroulement d’un match. Furax, ils ont réclamé des explications : « C’est quoi ce bordel sur la pelouse ? » Le Sporting s’en fout. Ils ne vont rien changer.




Par Joachim Barbier, avec Vincent Berthe, à Bastia
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