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Pourquoi Arsenal va encore se péter la gueule

Alors qu’Arsenal va jouer une partie de ses ambitions dimanche à l’Etihad Stadium, l’heure est surtout à pointer les défauts plus que jamais révélés par la défaite subie mardi soir à Everton. La première défaite en Premier League depuis août. Voilà pourquoi les Gunners vont une nouvelle fois déraper.

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Parce qu’Arsène Wenger l’a compris


Un visage crispé, des tensions visibles et un commentaire acerbe qui pousse à sourire. Battu logiquement par Everton, porté par un Goodison Park en chaleur mardi soir (1-2), Arsène Wenger a mis du temps à se détendre : « Bien sûr qu’il n’y avait pas corner. Vous avez pu voir qu’il n’y avait pas corner, mais on doit vivre avec les mauvaises décisions. L’arbitre a pris sa décision, mais cela n’explique pas pourquoi nous n’avons pas pris le ballon de la tête. Je suis vraiment déçu après ce choix de M. Clattenburg. Il était bien placé pour voir l’action et ce n’est pas la première fois que l’on est malchanceux avec ses choix. » Ronald Koeman s’est marré, mais l’essence du discours de Wenger est finalement plus importante : « On a perdu le fil du match. On a bien démarré et après, on a perdu un peu de pression. On s’est sentis trop tranquille, et Everton a pris le dessus physiquement. Je crois qu’ils ont contrarié notre jeu et on a perdu notre créativité. (...) On peut perdre un match, surtout dans ce type d’atmosphère à l’extérieur. » Le premier enseignement de la semaine est là. Oui, Arsenal peut perdre cette saison et même à l’extérieur, ce qui n’était pas arrivé aux Gunners depuis février dernier et une défaite à Old Trafford (2-3). Ce qui inquiète un peu plus que le reste n’est pas le résultat, mais l’état d’esprit lorsque la bataille grimpe d’un cran, ce qui avait déjà été vu contre Liverpool (3-4) lors de la première journée. Quand on y ajoute les bastons contractuelles qui opposent actuellement Mesut Özil et Alexis Sánchez – « personne n’est plus important que le club » – à Arsène Wenger, tout n’est pas aussi calme qu’on le pensait. Alors, Arsène s’énerve, et ce n’est jamais bon signe.

Parce que Mesut Özil a déjà tout donné


Il y a l’artiste incontestable d’un côté. Aimer Mesut Özil est normal, et tout le monde se rappellera un jour l’avoir vu jouer avec fierté. Depuis le début de saison, l’Allemand a déjà distribué ses bonbons : à Sofia, tout en caresses pour finir de retourner le Ludogorets début novembre (3-2) ; face à Chelsea (3-0) à domicile fin septembre ; et par quelques instants définitivement trop rares. Oui, Özil est délicat, beau à regarder, cérébralement supérieur, et ensuite ? Faudrait-il en oublier ses absences trop fréquentes ? Ou pire, expliquer que si l’on se demande parfois s’il est sur le terrain, ce n’est que par nonchalance et parce qu’il n’est que trop mal entouré ? Le problème Özil est aujourd’hui certainement plus profond, au-delà de l’inconstance. Arsène Wenger souhaite en faire l’héritier de Dennis Bergkamp, mais par cette volonté, le créateur a été transformé en finisseur. Un crève-cœur et un joueur qui met aujourd’hui la pression sur son employeur pour voir à quel point il est aimé. Au point de faire sauter la banque ?

Parce que les Gunners ont un problème avec la discipline


On connaît la musique et elle n’a pas commencé à être jouée hier. Hier déjà, Arsène Wenger se vantait d’avoir une équipe avec « un esprit incroyable » , capable de « répondre avec la manière » . Et cette saison ? Bousculé, Arsenal l’a été, que ce soit à Burnley (1-0), contre Stoke (1-3), à Old Trafford (1-1), à Sofia (3-2) ou contre Swansea (3-2). Mais les hommes de Wenger savent répondre, réagir. Par moments, Arsenal peut prendre des risques, déclencher l’action plutôt qu’être poussé à la réaction, mais c’est encore trop rare pour devenir une habitude. Le premier problème est là, mais le principal est aussi ailleurs : ce groupe est en perpétuelle difficulté face à un onze discipliné comme le match face au PSG l’a prouvé (2-2). Le Chelsea que les Gunners ont laminé fin septembre n’était qu’un embryon. Le City qu’ils vont rencontrer dimanche sera discipliné. Trop ? Peut-être. En football, les leçons du passé veulent que les vérités de décembre sont différentes de celles de février-mars. Avec Arsenal, elles racontent souvent pourtant beaucoup de choses sur la suite de la saison. Et donc quelques vérités malgré tout.

Parce que le Bayern Munich


Alors, les Gunners toujours losers ? Probablement. C’est ce que veut finalement le destin et il peut être cruel, surtout en football. Arsène Wenger a donc décidé de se tourner vers le ciel au moment du tirage au sort des huitièmes de la Ligue des champions. « Lors des six dernières saisons, nous n’avons pas été capables de passer les huitièmes [dernière fois en 2009-10 contre le FC Porto, ndlr]. La Bible raconte que Dieu a créé le monde en sept jours et ce sera notre septième jour ! Donc ce doit être un jour spécial. » Oui, en sept jours, Dieu a peut-être créé le monde, mais il peut en anéantir un seul en 180 minutes. L’histoire est ainsi faite : à chaque fois qu’Arsenal a affronté le Bayern en huitièmes de finale de la C1 – en 2005, en 2013 et en 2014 –, les Anglais se sont ensuite plantés en Premier League. Voilà les prochains mois déjà écrits et c’est dommage pour un club qui utilise enfin Alexis Sánchez dans un rôle dessiné pour lui, mais qui n’a pas d’ailiers de haut niveau ni une défense suffisamment stable dans la durée pour protéger un milieu en quête de confirmation. Oui, un titre ne se gagne pas avec quatre ou cinq joueurs de top niveau. Et c’est là que David Dein et son pouvoir d’attraction peuvent manquer à tout le monde. Le programme des fêtes ? Les réceptions de WBA et Palace et un déplacement à Bournemouth. Abordable ? Oui, cette musique est aussi connue.



Par Maxime Brigand
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